Nous assistons à une dégradation des habitats côtiers et une baisse de la biodiversité    Conflit du Sahara Occidental : Le tweet de Biden qui a rendu malade le Maroc    JO-2020 : lutte Fin de parcours pour Bachir Sid Azara    Commission d'éthique de la FIFA : Issa Hayatou suspendu un an pour absence de «loyauté»    Amir Sayoud bientôt en Arabie Saoudite    Comment jouer avec la vie    Le comédien Saïd Hilmi tire sa révérence    Abominable Delta    Ould Kaddour extradé vers Alger    Logements promotionnels libres: Début des souscriptions à partir d'aujourd'hui    Exporter des médecins ou importer des malades ?    Records et hiérarchies: Les impitoyables circonvolutions des compétitions sportives    Jeux Olympiques de Tokyo: L'Algérien Boughera El Ouafi, médaille d'or du marathon des Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928 : qui s'en souvient ?    Les élections locales en novembre    Chlef: Jusqu'à la perpétuité pour les incendies volontaires    Covid-19: Les contaminations en hausse chez les enfants    Enseignements tunisiens    Résumer le présent et reconstruire le futur    A l'origine de tout, il y a d'abord la transgression: Covid-19 et Démence(s) humaines    Les oasis au fil de l'eau - de la foggara au pivot, un livre pas comme les autres    «L'Algérie ne se soumettra jamais!»    Baâdji passe à l'action    Le paiement électronique effectif    L'Italie Championne olympique    Pas de demi-finale pour Kheris    Espagne - Brésil en finale    L'hommage de Lamamra à la diaspora    Lamamra au bout du fil    Suspension pour «désinformation» des activités de deux ONG internationales    La diaspora au rendez-vous    Le gang d'Ali Mendjeli tombe    Le confinement partiel se précise    Plusieurs opérations menées en une semaine    Le FFS demande la levée des contraintes    7 pays africains, dont l'Algérie, s'y opposent    "Le Maroc fait chanter des pays pour les amener à s'aligner sur la décision de Trump"    L'activité touristique sombre    Un levier pour la sécurité nationale    Les divas arabes à l'honneur    La scène artistique kabyle en deuil    Les poèmes de Mohamed Benhanafi enfin édités    Des mesures pour stabiliser le marché    10 ans de prison requis à l'encontre de l'ancien wali Moussa Ghellaï    Cette diplomatie dézédienne qui dérange furieusement son altesse Pegasus 6 !    LE GENERAL ALI OUELHADJ YAHIA, NOUVEAU COMMANDANT DE LA GENDARMERIE    C'est plus pire !    Tebboune préside aujourd'hui une réunion du Haut Conseil de Sécurité    La date bientôt fixée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'accord et la trêve conclus en suède restent le seul espoir pour la résolution de la crise
Yémen
Publié dans Le Soir d'Algérie le 17 - 12 - 2018

L'accord conclu en Suède sous l'égide de l'Onu entre le gouvernement et le Mouvement Ansrullah (Houthis) suscitait hier l'espoir quant à la résolution de la crise au Yémen, en dépit des combats qui ont éclaté dans la ville d'al Hodeida, port stratégique de l'ouest du pays et principal front entre les belligérants.
Aux termes de l'accord conclu jeudi entre une délégation du gouvernement et les Houthis, un cessez-le-feu «immédiat» devait entrer en vigueur à Hodeida, ville par laquelle transite l'essentiel des importations du pays.
Le retrait des combattants devrait lui intervenir dans les «prochains jours». Un échange de prisonniers impliquant quelque 15 000 hommes armés est également prévu ainsi que des accords pour faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire à Taëz (sud-ouest), ville aux mains des loyalistes mais assiégée par les rebelles.
Les pourparlers inter-yéménites doivent en outre reprendre fin janvier pour tenter de définir un cadre de négociation en vue d'un règlement global.
Cité par l'agence Saba, contrôlée par les Houthis, M. Shami a de son côté affirmé que «les résultats» obtenus par la délégation rebelle en Suède illustraient le «souci» de la direction politique des Houthis «d'alléger les souffrances du peuple yéménite». «C'est un pas positif dans la voie de la réalisation des aspirations du peuple yéménite», a, pour sa part, estimé Mehdi al Machat, le président du «Conseil politique suprême du Yémen» — aile politique de la rébellion —, lors d'une rencontre avec la délégation des négociateurs rebelles, selon Saba.
Depuis 2014, la guerre au Yémen a fait au moins 10 000 morts et menace jusqu'à des millions de personnes de famine, dans ce pays où sévit «la pire crise humanitaire du monde», selon l'ONU.
Pendant ce temps, des échanges de tirs sporadiques et d'échanges de tirs ont eu lieu dans cette cité qui constitue le point d'entrée des opérations humanitaires au Yémen. Au moins 29 personnes armées, dont 22 membres du mouvement Ansarullah, ont été tuées dans ces combats. Sept membres du mouvement anti-gouvernement ont, en outre, été arrêtés lors d'une offensive des Houthis contre la localité d'Al-Douraihimi, à environ 20 km au sud de Hodeida, a ajouté la même source.
L'agence de presse Saba a, de son côté, affirmé que l'aviation de la coalition menée par l'Arabie Saoudite continuait de procéder à des raids aériens hier dans la province d'al Hodeida. Elle a accusé les forces pro-gouvernementales d'avoir bombardé samedi soir des quartiers résidentiels de la ville.
Des combats sporadiques avaient été signalés dès vendredi soir dans les quartiers est et sud d'al-Hodeida, au lendemain même de l'annonce du cessez-le-feu conclu en Suède entre les deux parties. Selon les termes de cet accord, le cessez-le-feu devait pourtant entrer «immédiatement» en vigueur à al-Hodeida, ville tenue par les Houthis et qui constitue le principal point de fixation du conflit depuis des mois. Le retrait des combattants est lui prévu dans les «prochains jours».
Les négociations inter-yéménites doivent, par ailleurs, reprendre fin janvier pour tenter de définir un cadre de négociation en vue d'un règlement global. Depuis 2014, la guerre au Yémen a fait au moins 10 000 morts et des millions de personnes sont menacées de famine dans ce pays où sévit «la pire crise humanitaire du monde», selon l'ONU.
La guerre oppose les forces gouvernementales, soutenues depuis 2015 par une coalition militaire dirigée par l'Arabie Saoudite, au mouvement Ansarallah Houthis. Conscient de la fragilité de l'accord, l'émissaire de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths, a réclamé dès vendredi le déploiement au plus vite d'observateurs internationaux à al-Hodeida et dans des ports de la province.
«Permettre à l'ONU d'avoir un rôle dirigeant dans les ports est un premier pas vital. Nous devons voir cela arriver dans les jours qui viennent», a argué M. Griffiths lors d'une liaison vidéo avec le Conseil de sécurité depuis ses bureaux établis en Jordanie. Selon des diplomates, quelque 30 à 40 observateurs pourraient être déployés à al-Hodeida, ville d'environ 600 000 habitants.
Dans le conflit yéménite, d'autres points de blocage persistent, notamment celui concernant l'aéroport de Sanaâ. La capitale elle-même est entre les mains des rebelles Houthis depuis 2014. Lors des pourparlers de Suède, aucun accord n'a été trouvé sur cet aéroport international dont l'ouverture est réclamée avec insistance par les Houthis, au moment où cette infrastructure est soumise à un embargo de fait de la coalition.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.