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Abdelmalek Sellal s'emploie à banaliser le 5e mandat
«Il n'y a ni rejet ni réserves par rapport à la candidature de Bouteflika»
Publié dans Le Soir d'Algérie le 16 - 02 - 2019

Le directeur de campagne du candidat à la présidentielle du 18 avril, Abdelaziz Bouteflika, l'ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, a consacré sa première sortie publique, jeudi dernier, en se rendant chez la puissante centrale syndicale, l'UGTA, de Abdelmadjid Sidi Saïd. L'homme reprend, ainsi, ce faisant, sa place au cœur du pouvoir une année et demie après son départ inattendu de la tête du gouvernement, le 24 mai 2017.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - «Le Président Bouteflika, qui m'avait reçu hier (mercredi, ndlr) avant de venir ici, m'avait dit : quand tu iras voir les travailleurs, demande-leur de se souvenir de Aïssat Idir et de Abdelhak Benhamouda. Deux chahids, les martyrs de la Nation.
Le candidat et moudjahid Abdelaziz Bouteflika m'a également chargé de vous transmettre ses salutations. Il a toujours été à l'avant-garde dans la défense et la préservation des droits des travailleurs.» C'est en ces termes que Sellal entamera sa première intervention de campagne, devant les cadres de l'UGTA, en présence du patron du FCE, Ali Haddad. «Le Président Bouteflika est candidat, pour accomplir son programme sur le terrain», dira son directeur de campagne. «J'aurai l'occasion, lors de la campagne électorale, de parler plus longuement sur le bilan du Président et je donnerai tous les chiffres, secteur par secteur», poursuivra Sellal qui, comme tous les promoteurs du cinquième mandat, n'omettra pas de citer, en particulier, l'officialisation de la langue amazighe. «Aujourd'hui, l'Algérie est le seul pays dans le monde arabe et musulman à consacrer Yennayer comme fête nationale.» Ayant déjà eu à diriger les campagnes successives des 2e, 3e et, surtout, 4e mandats, l'Ancien premier ministre sait, bien sûr, que la mission est d'autant plus complexe, cette fois-ci, que l'état de santé de Bouteflika est l'un, sinon le seul vrai thème de débat, à l'occasion de la campagne et de l'élection présidentielle de 2019. Ce qui explique les messages codés, les non-dits du discours de Abdelmalek Sellal. «Il faut savoir que le dernier message du Président est, en même temps, un programme. Et je vous assure que c'est lui-même qui l'a rédigé, personnellement, et a tenu à choisir chaque mot avec précision.» Jusqu'ici, le propos de Sellal vise, à l'évidence, à «banaliser» la candidature de celui qui, donc, l'avait reçu la veille, lui avait «dit», et qui, enfin, a «lui-même rédigé» son message.
Un message qui, «vous l'avez sans doute remarqué, était transparent au maximum et il n'a rien caché», tenait à préciser Sellal. Entendre, y compris sur son état de santé. Puis, cet autre message, extrêmement important : «A l'étranger, il n'y a eu ni rejet, ni réserves par rapport à la candidature de Abdelaziz Bouteflika.» Abdelmalek Sellal parle, ici, non pas des réactions des médias étrangers, mais des positions officielles des capitales qui comptent dans le monde. Et c'est vrai que c'est ce qui importe le plus, pour le pouvoir.
Au plan interne, le directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika estime qu'il n'y a pas non plus d'opposition à cette candidature même si, nuance-t-il, «il est vrai que, certes, l'on trouve des gens qui ne sont pas d'accord, mais ce n'est pas un problème. Nous travaillons dans la transparence totale. Nous concernant, nous devons tous nous mobiliser pour que la participation soit forte».
Aussi, et comme tous les soutiens de Bouteflika, l'ancien Premier ministre parlera longuement de la prochaine conférence nationale du consensus et des grandes réformes que Bouteflika s'est engagé à lancer après la présidentielle.
«Nous avons encore besoin de cet homme, de sa vision et sa force, car les réformes qui doivent être menées nécessitent un courage et une force de caractère.» Bouteflika est, selon Sellal, «l'homme qui a toutes les compétences et qui a une vision globale lui permettant de mener et de concrétiser toutes ces réformes». Des réformes constitutionnelles, politiques mais aussi économiques. Il n'est plus possible de continuer avec le même modèle économique. Les réformes sont nécessaires», ajoutera Sellal qui citera, pour exemple, l'étouffante bureaucratie qui entrave l'acte d'investir.
C'était, pour rappel, l'un de ses propres thèmes favoris lorsqu'il dirigeait le gouvernement, entre septembre 2012 et mai 2017.
Pour sa part, le patron de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd, n'a pas manqué de vanter le bilan des vingt ans de règne de Bouteflika. Il insistera en particulier sur le retour de la paix après «la décennie de terrorisme et de peur», sur le remboursement de la dette extérieure et, enfin, sur l'officialisation de la langue amazighe. «Je n'ai jamais rencontré une seule personne, à travers le pays, qui m'avait dit un traître mot de mal sur le Président Bouteflika», dira encore Sidi Saïd.
L'un des principaux segments de la base sociale du pouvoir, l'UGTA, affirme, par la voix de son secrétaire général, avoir, par ailleurs, finalisé l'opération de collecte de signatures au profit du candidat Bouteflika.
Le directeur de campagne de Bouteflika multipliera, ceci étant, des rencontres similaires avec les autres grandes organisations de masse, toutes acquises au candidat du pouvoir du reste, dans les jours à venir. Il s'agit, notamment, de l'UNFA, de l'UNPA, UNJA, etc.
Par ailleurs, l'on apprend que les directeurs de campagne dans les wilayas seront tous choisis parmi les cadres des quatre partis de la coalition présidentielle.
Avant le lancement officiel de la campagne, le 18 mars prochain, Sellal prévoit, enfin, apprenons-nous dans son entourage, d'effectuer quelques autres sorties, comme, par exemple, le 24 février à Adrar pour assister aux festivités officielles commémorant la nationalisation des hydrocarbures.
K. A.


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