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D'Azeffoun à la rue Didouche
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 04 - 2019

Vendredi, 29 mars à Azeffoun. Le temps et ses températures sont insaisissables. Le soleil jouait au soldat de plomb entre éclaircies et cumulus pendant que la mer donnait l'impression d'avoir la tête ailleurs. Un pan de la ville s'affairait à rejoindre Tizi pour une énième journée de révolte pendant qu'un autre, avec la même fièvre apaisée, s'apprêtait à vivre une journée pas comme les autres. Ceux-là auraient aimé «marcher» sur place avant de passer à autre chose d'aussi utile et vivifiant que battre le pavé. Chez les premiers comme chez les seconds, c'est une autre Algérie qui se dessine, dans l'action et dans le rêve. Aujourd'hui, Horya Bouayad est à Azeffoun.
Normal, pour une fille d'Azeffoun ? Un peu, pas évident. Horya vit à Paris et fait ses escales dans Alger de son enfance mais elle a la Kabylie et Azeffoun aux tripes. Alors, elle veut faire « quelque chose » et elle est venue avec ce qu'elle peut, en attendant d'y installer ce qu'elle veut, si ça marche. A voir sa générosité dans l'effort et sa paisible détermination, il est difficile d'imaginer que ça ne marchera pas, parole de femme. «Notre parole», c'est d'ailleurs ainsi qu'elle a baptisé son concept dont la première édition a eu lieu vendredi et samedi passés. Au programme, de la musique, des conférences, de la poésie, de la peinture et des jeux. Hend Sadi a restitué le parcours de la sublime H'nifa dans une communication à couper le souffle de richesse et de hauteur, Rezki Rabia a réinventé la poésie kabyle et Kamel Bencheikh a dit Djaout de la plus belle des façons : comme on raconte un ami. Merci Horya. Dans le feu de ses grandes palpitations, une autre Algérie, c'est aussi ça.
Vendredi 5 avril, à Alger. Il est 14 heures et les hauts de la rue Didouche déversaient leurs flots de femmes et d'hommes auxquels les yeux s'habituent sans jamais se lasser. Un groupe attirait l'attention. Emblème national et amazigh en bandoulière, guitare et portrait de Matoub en main, ces marcheurs chantaient à perdre haleine.
Des femmes et des hommes s'arrêtaient pour le cliché ou la vidéo pendant que d'autres demandaient à comprendre les paroles avec un intérêt forçant l'admiration. Dans ses ruptures tectoniques, dans la détente et la générosité, l'Algérie dégivrée vient de retrouver toutes ses couleurs. Sur les sentiers de son émancipation, elle se réapproprie l'esthétique, le parcours et la mémoire de l'un de ses plus beaux enfants. Devant autant d'accomplissement, de promesses et d'ambitions pour l'Algérie, que valent les viles agressions usinées loin de la rue, contre Saïd Sadi et Mokrane Aït Larbi ? Que valent toutes les autres entourloupettes ? Un paravent en contreplaqué pour arrêter l'ouragan.
S. L.


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