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Sous le signe de «dégage !»
Alger-centre
Publié dans Le Soir d'Algérie le 20 - 04 - 2019

Acte neuf de la mobilisation citoyenne. Les rues d'Alger ont, une fois de plus, été investies par des manifestants partageant une même revendication : le départ du système, tout le système. Quelques images d'une marche sous le ciel gris d'Alger...
Le tunnel des Facultés fermé
Endroit symbolique au même titre que la Grande-Poste, le tunnel des Facultés était hier interdit d'accès. Si, depuis le début des manifestations, les milliers de personnes avaient pris l'habitude de le traverser, il était hier impossible d'y accéder. Avant midi, un important dispositif de sécurité a été déployé au niveau de ses deux entrées. Des colonnes de policiers en ont bouché l'accès avant qu'une brigade de la police scientifique ne procède à une inspection minutieuse des lieux, huée par des jeunes massés à l'entrée du tunnel. Une alerte à la bombe ? Aucune confirmation mais la rumeur a circulé au milieu des manifestants.
Des gilets oranges pour faire effet tampon...
Pour la première fois depuis le début des marches au niveau de la capitale, des personnes portant des dossards oranges écrit dessus « Silmya » ont fait leur apparition au milieu des manifestants.
Alors que la tension était plus que palpable aux abords du tunnel des Facultés, des dizaines de jeunes hommes mais également des jeunes filles ont pris l'initiative de se rapprocher des jeunes qui faisaient face au cordon de sécurité. Objectif : éviter toute friction avec les forces de l'ordre. En médiateurs, ils expliquaient à certains jeunes survoltés les raisons de la fermeture du tunnel tout en leur rappelant le caractère pacifique des marches.
... Et des verts aussi
Organisés en collectif, les habitants d'Alger-Centre, reconnaissables à leurs brassards verts sur lesquels était écrit « Non à la violence », étaient, hier encore, mobilisés pour veiller à ce qu'aucun dépassement ne soit enregistré. Volontaires, ils ont distribué des affichettes avec des recommandations en direction des marcheurs. Il leur est rappelé le caractère pacifique des marches, la nécessité de quitter l'espace public avant 17 heures, d'éviter tout contact provocateur avec les forces de l'ordre. Il leur est également demandé de signaler le moindre acte de violence ou d'incivisme.
« Dégagez » !
S'il y a un slogan qui fait encore l'unanimité, c'est bien celui de « dégage ». Pour la neuvième semaine consécutive, le mot d'ordre est le même : le départ de l'ensemble des figures du système. Décliné en pancartes et en chansons, le verbe dégager est conjugué à tous les temps. Le départ de Belaïz n'a nullement calmé les ardeurs des manifestants. Ils réclament davantage : le départ de Bensalah, de Bedoui et de Bouchareb. Sur un nombre incalculable de pancartes, la tête des trois B restants est réclamée.
L'humour est souvent convoqué en dépit du caractère revendicatif. Drapée de son hayek, khalti Yamina a fait le show avec un frottoir et un balai avec lesquels elles donnait symboliquement un coup de pied au régime.
Les élections rejetées, les consultations également !
Le calendrier tracé par le chef de l'Etat n'est pas du tout du goût des manifestants. « Plus de pseudo-élections », a écrit une jeune femme sur une énorme pancarte. Le rejet est total et la rue propose des alternatives. « Pas d'élections mais une Assemblée constituante », a écrit un jeune homme marchant dans la rue Didouche-Mourad. Les consultations que compte lancer le chef de l'Etat contesté sont également accueillies aussi froidement. La rue a tranché ce vendredi : elles ne serviront qu'à contourner la volonté populaire, ont scandé des milliers de personnes hier. Sur une énorme pancarte, les raisons du rejet de ces consultations sont détaillées : ses initiateurs ne sont pas légitimes et elles risquent d'aboutir à perpétuer un régime unanimement rejeté.
Nawal Imès


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