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Le fiasco Bensalah
La conférence à laquelle il a appelé tourne au ridicule
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 04 - 2019

Comme prévu, la conférence nationale de concertation, à laquelle avait appelé le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, pour hier lundi, au Palais des Nations à Club-des-Pins a été boudée par quasiment l'ensemble des partis politiques et des personnalités nationales conviés. Du jamais vu, pour une initiative lancée par le pouvoir, via sa plus haute institution, la présidence de la République !
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - A peine deux chefs de partis, ceux de l'ANR et d'El Islah, tandis que des partis comme le FLN, le RND et même El Mostaqbal ont revu à la baisse le niveau de leur représentativité à cette conférence en y déléguant, chacun, un membre de rang modeste. A l'arrivée, et dans la mythique salle des conférences du Palais des Nations, une poignée d'invités et des cadres de la présidence, du Premier ministère et du ministère de l'Intérieur feront office « de conférence de concertation ».
Voyant cet échec venir, et pour éviter une humiliation pour Bensalah, ce qui devait être une grande rencontre se transformera en une sorte de journée d'étude sur « la création d'une institution nationale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation des élections », et que présidera le directeur de l'Institut national des études stratégiques globales, l'INSEG. Et comme c'est indiqué sur le programme officiel de cette conférence, ce seront des experts en droit constitutionnel qui dominent avec des interventions thématiques. « L'expérience internationale en matière de création et de fonctionnement des institutions indépendantes d'organisation des élections » . Ou encore, « Dispositif algérien en matière d'élections et propositions de démarche pour la création et mise en place d'une institution indépendante de préparation et d'organisation des élections ».
Bref, il a été question, finalement, d'une rencontre éminemment technique autour de « l'institution nationale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation des élections » promise par Bensalah, dans son discours à la Nation, le jour de son entrée en fonction, le 10 avril dernier. C'est dire que, malgré le fiasco total qui a frappé cette conférence, en plus du rejet massif exprimé par la rue, le pouvoir maintient sa feuille de route, celle défendue par Gaïd Salah, à savoir l'organisation de l'élection présidentielle le 4 juillet prochain.
Le secrétaire général et directeur de cabinet à la présidence de la République, Hebba El Okbi, qui représentait Bensalah à cette conférence, le confirmera d'ailleurs et de manière très claire. En marge des travaux de la conférence, Habba El Okbi affirmera, en effet, que « la prochaine élection présidentielle, telle que fixée par le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, au 4 juillet prochain, est consacrée dans la Constitution ». Aussi, «les consultations engagées par le chef de l'Etat avec les partis politiques et les personnalités nationales se poursuivront, car il s'agit de l'avenir du pays et de l'organisation d'élections libres et transparentes ».
Il est donc question que Abdelkader Bensalah poursuive les consultations, telles qu'entamées jeudi dernier, en recevant, en tête-à-tête, des chefs de partis et des personnalités nationales au siège de la présidence.
A rappeler qu'il avait déjà reçu, à ce titre, l'avocat Miloud Brahimi, le président du parti El Mostaqbal, Aziz Belaïd, les deux anciens présidents de l'Assemblée, Abdelaziz Ziari et Larbi Ould Khelifa, ainsi que le président du parti El Islah, Filali Ghouini. Le SG de la présidence affirmera même que ces consultations se poursuivront jusqu'à l'élection présidentielle. Ceci, au moment où tous les partis significatifs de l'opposition, et même de la défunte coalition présidentielle, comme le MPA de Amara Benyounès et le TAJ de Amar Ghoul ont publiquement décliné les invitations à ces consultations.
De son côté, l'ancien chef de gouvernement et président du parti Talaie El Hourriet, Ali Benflis, qui avait déjà exprimé son refus de répondre à l'invitation, via une lettre « sans concessions » adressée à Abdelkader Bensalah, a également réagi, hier lundi, en fin d'après-midi, pour enfoncer davantage le clou. aCommentant la conférence de ce lundi, Benflis fera cette remarque acerbe : « Que des consultations convoquées par un président de l'Etat non reconnu comme tel par des millions d'Algériennes et d'Algériens finissent par être présidées par le directeur d'un institut en dit long sur le manque de sérieux et la désinvolture des auteurs de cette initiative. Elle en dit long aussi sur leur absence de vision et de lucidité quant aux conditions véritables à réunir en faveur d'un règlement de cette crise. Elle en dit long, enfin, sur l'incapacité de ces figures emblématiques d'un régime politique dont le peuple algérien ne veut pas à aider à un tel règlement .» Benflis estimera que « ces figures n'ont pas intérêt à un tel règlement car elles savent qu'il se fera à leurs dépens et aux dépens d'un régime politique dont le peuple veut le départ et dont elles veulent, quant à elles, assurer la pérennité et la survie derrière une autre devanture».
Cette réaction de Ali Benflis donne en tout cas un net aperçu de l'état d'esprit général prévalant chez l'opposition et au sein de l'opinion, rejetant, sans la moindre réserve, l'initiative politique du pouvoir.
Un pouvoir qu'incarne, désormais, le patron de l'armée, Ahmed Gaïd Salah dont le discours, aujourd'hui, attendu à l'occasion de sa visite en 1re Région militaire à Blida, sera certainement de nature à clarifier, encore une fois, les nouvelles étapes prévues pour ce qui tend à devenir un long feuilleton , dans le processus de la succession complexe de Abdelaziz Bouteflika…
K. A.


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