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«Pour une transition sans les partisans de Bouteflika»
20e marche des étudiants à Alger
Publié dans Le Soir d'Algérie le 10 - 07 - 2019

Fidèles au rendez-vous hebdomadaire depuis le début de la révolution du 22 février, les étudiants ont marché hier à Alger. Ils soutiennent que le mandat du chef de l'Etat, fixé par la Constitution à 90 jours au maximum, a expiré. Ils réclament une transition sans les partisans du cinquième mandat qui ont provoqué la crise du pays.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Les étudiants l'ont proclamé haut et fort dans les rues de la capitale, qu'ils ont sillonnées pacifiquement en présence d'un important dispositif des forces de l'ordre.
« Nous sommes en plein vide constitutionnel, pouvoir au peuple », ont-ils crié à gorge déployée. Depuis son installation, en application de l'article 102 de la Constitution, le départ de Bensalah est réclamé chaque vendredi par des millions d'Algériens qui descendent dans les rues du pays.
Après l'échec de sa tentative d'organiser une élection présidentielle prévue pour le 4 juillet, en raison de l'opposition ferme des Algériens, il a bénéficié d'une «fatwa» du Conseil constitutionnel, l'autorisant à rester en place jusqu'à l'élection d'un nouveau Président.
Sous le prétexte de ne pas tomber dans le vide constitutionnel, le chef d'état-major de l'armée a insisté sur la réunion des conditions pour organiser le scrutin.
Or, pour les étudiants qui ont manifesté, hier, pour le 20e mardi consécutif, le mandat du chef de l'Etat a expiré et n'a plus aucune légitimité constitutionnelle pour prétendre exercer une quelconque mission officielle.
« Mabrouk aâlina, vide constitutionnel », ont-ils scandé, appelant, à travers leurs slogans et écrits sur les pancartes, à une transition démocratique sans les partisans du cinquième mandat qui ont provoqué cette crise, en voulant humilier le peuple en lui imposant un homme impotent qui s'est avéré, en fin de compte, n'être qu'un protecteur des corrompus et un parapluie sous lequel s'abritent les bandes et les associations de malfaiteurs.
La marche des étudiants a été entamée à 10h 30 à partir de la place des Martyrs. Les manifestants ont marché jusqu'à la place Audin, en empruntant le circuit habituel, passant par le square Port-Saïd, la rue Larbi-Ben-M'hidi, la rue Pasteur et le boulevard Amirouche.
Portant des centaines de pancartes bien préparées aux couleurs rouges et vertes, sur lesquelles étaient inscrites « Non au racisme », « Non à la violence », « Non à la justice du téléphone », « Non aux médias orientés » et « Pouvoir au peuple », les manifestants ont ciblé Gaïd Salah et réclamé l'instauration d'un Etat civil et non militaire. Ils ont exprimé leur rejet de tout dialogue et ont également de toute élection avec «les bandes», en insistant sur le caractère pacifique de la mobilisation contre le système politique. Les étudiants ont appelé à l'édification d'une justice indépendante et ont également dénoncé l'incarcération des manifestants pour port du drapeau amazigh ; un acte criminalisé depuis trois vendredis.
Ils ont demandé la libération de tous les détenus d'opinion, citant, dans les slogans, le moudjahid Lakhdar Bouregaâ qui a passé, à cause de l'aveuglement du pouvoir, la journée du 5 Juillet, anniversaire de l'Indépendance pour laquelle il s'est battu, en prison. Ayant été empêchés par le dispositif sécuritaire d'atteindre la place de la Grande-Poste, où la répression s'est abattue vendredi passé sur les manifestants, les étudiants seront dispersés par les forces de l'ordre à 13h.
K. A.


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