Les escaliers menant à l'entrée du Théâtre national algérien Mahieddine- Bachtarzi se sont transformés en «théâtre de plein air» lundi après- midi à l'occasion de l'ouverture des Journées théâtrales du Sud. En effet, il y avait du beau monde venu voir les spectacles artistiques précédant la cérémonie d'ouverture officielle de la manifestation. La 9e édition des Journées du Théâtre du Sud ont été donc ouvertes lundi à Alger avec la volonté affichée des troupes participantes de pérenniser cet évènement très attendu qui permet de rendre plus visibles les créations théâtrales de la jeunesse et des hommes de théâtre en général, du sud algérien. Ainsi, ces journées représentent, selon les participants, une «opportunité d'échanges avec les professionnels du théâtre», avec la possibilité pour les jeunes du Sud d'«exercer leur passion dans les normes requises par le quatrième art». Le premier spectacle (à l'intérieur du TNA), s'est déroulé devant un nombreux public. Ainsi, une vingtaine de comédiens du collectif des œuvres universitaires de la ville d'El Oued, a présenté, Nazif Ed'Dakira (Hémorragie de la mémoire), une opérette montée dans le registre du théâtre épique, sur les textes poétiques de six grands auteurs algériens et arabes, que Nabil Ahmed Messaï a adaptés et mis en scène. Puisée des textes des Algériens, Athmane Loucif et Mahdjoub Belloul, des Syriens, Souleïmane El Aïssi et Nizar Qabbani, de l'Irakien Kadem Djawad et du Soudanais Mohamed El Djawahri, cette œuvre artistique, fait l'éloge de la grandeur de la Révolution algérienne, entrée dans l'universalité car devenue symbole de résistance et de lutte pour la liberté des peuples à travers le monde et l'Histoire. Comptant sept tableaux, l'opérette, d'une durée de 40 minutes, montre la révolution algérienne contre l'occupant français, depuis les préparatifs jusqu'au passage à l'acte le 1er Novembre 1954, se focalisant sur le rôle de la femme et son engagement, symbolisés par le personnage de la moudjahida, Djamila Bouhired. Auparavant et en présence, notamment, de la ministre de la Culture, Meriem Merdaci et du directeur général du TNA, Mohamed Yahiaoui, des troupes de danses populaires issues du Sud, notamment des Touarègues, ont animé, durant deux heures, un spectacle (chants et danses) sur la place publique Mohamed-Touri, attenante au TNA, au milieu de tentes exposant plusieurs produits et objets traditionnels et artisanaux de différentes régions du sud algérien. Des conférences, des débats, des masters-class, des expositions et des rencontres littéraires sont au programme des 9es Journées du théâtre du Sud qui devaient accueillir hier mardi, les spectacles Chkoun yesmaâ chkoun ? (qui écoute qui ?) de Bechar, El Belaout d'El Bayedh (théâtre de rue) et Y'en a marre de Ghardaïa. Ces journées lancées par le regretté M'hamed-Benguettaf, s'étaleront du 29 juillet au 3 août 2019 au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi à Alger. Kader B.