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Yennayer, ou ce référent national historique et mémoriel
C'EST LA SECONDE FOIS QU'IL EST CELEBRE OFFICIELLEMENT
Publié dans Le Soir d'Algérie le 12 - 01 - 2020

Certes, c'est la seconde fois qu'il sera célébré en tant que journée chômée et payée, puisque désormais intégré dans la nomenclature des fêtes nationales. Mais la célébration, cette année, de Yennayer, le Nouvel An amazigh, sera de loin mieux «ressenti» puisque coïncidant avec le tout premier jour de la semaine, aujourd'hui dimanche.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Loin de constituer l'un des «legs heureux» du long règne du président de la République, déchu sous la pression du mouvement populaire en cours dans le pays depuis le 22 février dernier, comme le susurrent certaines voix malintentionnées, la reconnaissance officielle de Yennayer, le Nouvel An amazigh, aux côtés de la double reconnaissance, toujours sous le règne du même chef d'Etat, de tamazight d'abord en tant que langue nationale en 2002 puis en tant que langue officielle à la faveur de la révision de la Constitution de février 2016, sont le fruit d'un très long combat mené des décennies durant par des générations entières de militants de la cause amazighe. Des militants dont nombre l'ont payé de leur vie, comme les 127 jeunes de Kabylie qui ont été assassinés à balle réelle, quand des milliers d'autres traînent encore des blessures indélébiles dans le sillage du Printemps noir de cette région frondeuse, il y a près de vingt ans de cela.
Comme quoi, la réparation des injustices historiques qui ont frappé tout ce qui sent tamazight, ce référent national historique et mémoriel, ne constitue point un «cadeau» des tenants d'un pouvoir qui a toujours agi par «concessions à doses homéopathiques», selon les conjonctures.
Pourtant, la reconnaissance de tamazight, dans toutes ses dimensions, aurait pu relever d'une simple «adaptation», d'un simple «accompagnement» d'une réalité vécue depuis la nuit des temps, sur cette terre d'Algérie, comme c'est le cas chez nos voisins de Tamazgha ou l'Afrique du Nord ou, plus crûment dit, d'une «mise en phase du pays avec sa profondeur historique millénaire». Pour ne parler que de Yennayer, cette fête millénaire est fêtée et célébrée, différemment selon les régions, mais avec faste depuis tout le temps à travers l'ensemble du pays, et ce, bien des jours avant ledit jour béni. Comme c'est le cas, d'ailleurs, cette année avec, il est vrai, plus d'implication des établissements scolaires et autres structures culturelles, à la faveur de cette reconnaissance officielle de cet événement intemporel, venu des temps immémoriaux, dont la célébration sera dédiée, comme de coutume, à l'union et à la solidarité à travers des traditions et des coutumes ancestrales.
Et parce que Amenzu n Yennayer a toujours été l'occasion de décider des meilleures résolutions, bien des militants de la cause identitaire expriment le vœu d'aller plus loin dans le combat, de cesser de glorifier nos ancêtres, qu'ils aient été des guerriers, des résistants, des écrivains, des scientifiques, des humanistes dont la bravoure et l'audace ont offert à l'humanité des œuvres littéraires et des inventions, des rois et des empereurs et des expéditeurs de renom.
Il s'agit, selon ces militants, de ne plus avoir l'œil rivé vers le passé, mais de se tourner sur l'avenir en conférant plus de lisibilité et de visibilité à tamazight.
A ce propos, qu'en est-il de la généralisation de l'enseignement de la langue amazighe sans cesse ressassée sans avoir de prolongement pratique, la tendance inverse se poursuivant dangereusement ? Qu'est-il advenu de l'Académie algérienne de la langue amazighe, dont l'installation tarde encore en dépit de la nomination de sa composante, y compris son président après promulgation de la loi organique y afférente ? Qu'en est-il de la visibilité et de la socialisation de tamazight, notamment sur les supports visuels possibles, particulièrement des enseignes ? Le caractère de seconde langue officielle conféré à tamazight dans la Constitution de mars 2016 n'a pas été pour contraindre les institutions et les divers établissements de services publics à s'y conformer, puisque quelques-uns seulement s'y sont pliés.
Et au-delà de cet aspect officiel qu'il faudra appuyer via une lutte continue et soutenue, il s'agira, selon ces militants, de mener des travaux individuels ou en groupes de sauvegarde, d'innovation et de conception, à même de redorer le blason de tamazight et de servir la réalité amazighe.
M. K.


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