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L'hécatombe joyeuse ou ce truc que je veux tellement faire, mais que j'peux pas !
Publié dans Le Soir d'Algérie le 22 - 03 - 2020

- Et sinon, pour arrêter un peu de parler du coronavirus et ne pas céder à la panique ambiante, c'est quoi ton film préféré ?
- Mad Max !
- ???
Eh bien, voyez-vous, y a un cas de figure où les consignes de confinement, je serais presque tenté de les zapper. Ou du moins de fermer les yeux et la bouche s'il parvenait à mes oreilles que ces consignes étaient enfreintes, quelque part. Oui, je sais que ce n'est pas bien, pas bien du tout. Non, je n'incite pas à commettre cet acte criminel du non-respect des règles barrières et du confinement. Mais je dois bien l'avouer, dans cette configuration, celle à laquelle je pense très fort depuis quelques heures, ça me démange un chouia. Et même un bézef ! C'est juste cette dernière barrière du « citoyen » qui fait prévaloir l'intérêt général sur ses p'tits plaisirs qui me retient. En même temps, je ne sens pas vraiment une forte retenue sur ma veste et le reste de mes vêtements. J'suis sûr que si je force un peu, je peux m'extirper sans trop de difficultés de ce « retenage ». Grrr ! Cette foutue éducation et ce satané sens du bien commun. Sivouplé ! Juste un temps, un temps court, ne pourrais-je pas céder à mes démons ? Me laisser aller ? Contrevenir délicieusement ? Tricher ? Oh ! Pas des masses ! Une triche riquiqui ! Non, me disent mes potes médecins et infirmiers. Non, tu ne peux pas, me répètent-ils, sentant bien que ça me bouffe de l'intérieur c't'affaire, ça me dévore la cervelle de ne pouvoir le faire, rien qu'un peu. Tant pis ! Je vais faire « comme si », me contenter du fantasme. Me dire que j'aurais pu, mais que je ne l'ai pas fait. Me rassurer quant à mon fond, finalement enduit d'un peu d'humanité. Car oui ! Mon Dieu ce que j'aurais aimé aujourd'hui appeler tous ceux qui le souhaitent, et même ceux qui ne le souhaitent pas - quitte à les traîner là-bas par la peau des fesses - à se rendre en cohortes au domicile de Ali Benhadj. A lui rendre visites massives. A l'embrasser goulûment, à l'étreindre jusqu'à l'en étouffer, à lui postillonner au visage tout leur amour en gouttelettes chargées de virus. Sans masques. Sans bavettes. Sans gels. Et sans s'priver ! De bon cœur, les Frérots ! Mais non ! Tant pis ! Je me contente juste d'imaginer l'hécatombe joyeuse, tout en fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.


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