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Les enseignants mis à contribution
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Publié dans Le Soir d'Algérie le 29 - 03 - 2020

En raison du confinement décrété pour lutter contre le Covid-19 et en prévision de son prolongement au-delà du 5 avril 2020, les enseignants du supérieur ont été destinataires d'un message du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sollicitant les professeurs chercheurs, chercheurs permanents et hospitaliers universitaires, « à participer en faisant de votre mieux pour que l'année universitaire continue dans les meilleures conditions». Cette participation consiste à continuer à donner des cours en ligne au profit des étudiants.
Amel Bentolba - Oran (Le Soir) - Les réactions des enseignants sont toutefois mitigées quant à l'efficacité de cet enseignement à distance. Pour sa part, M. Hadj Miliani, professeur à l'Université de Mostaganem, estime que même si ça reste une première initiative, « mais avec les plateformes moodle (une plateforme d'apprentissage en ligne), les interactions doivent être nombreuses et supposent des capacités multipliées du système, d'autre part, faut-il encore que la majorité des étudiants puisse disposer d'ordinateurs et de connexion convenables ».
Notre interlocuteur met l'accent sur la dimension proprement pédagogique, qui, dit-il, « pointe son nez, car ce type d'enseignement a ses propres méthodologies qu'ignorent la plupart des enseignants formés au présentiel. Il faut arrêter de croire que des algorithmes vont résoudre de vrais problèmes pédagogiques que le coronavirus ne fait que rendre plus critiques ».
De son point de vue, l'enseignant universitaire, Kaddour Chouicha, estime qu'en tant qu'enseignant, il est sûr que très peu d'étudiants suivront cela. « On n'installe pas une nouvelle pratique aussi rapidement avec un climat délétère. Les quelques enseignants qui ont déjà des cours préparés, pourront faire cela mais même pour le petit nombre d'étudiants motivés comment avoir un feed-back ? »
Pour notre interlocuteur, « cette initiative part de l'idée que de telles initiatives qui sont utilisées couramment dans d'autres pays peuvent être installées rapidement dans notre pays, c'est méconnaître ou refuser de connaître le délabrement qu'a atteint l'université dans un déroulement normal ». Pour sa part, M. Boudia Maâmar, cadre et enseignant à l'USTO, rappelle qu'indépendamment du problème du coronavirus, en principe une université doit avoir une plateforme de cours en ligne. « La plateforme existe et elle est fonctionnelle .» Toutefois, il s'interroge : «Le seul problème : est-ce que les étudiants ont
internet ? La 3 G ou bien la 4 G ? »
Notre interlocuteur a en quelque sorte « devancé » cette mise en ligne des cours puisque avant les vacances du 12 mars, il a désigné deux représentants d'étudiants à qui il envoie des cours numérisés et fiches de TD avec solutions, qui les mettent à leur tour sur leur page Facebook du groupe. Néanmoins, il soulève une problématique : « L'autre difficulté, ce sont les travaux pratiques. Pour cette partie, nous pouvons la réaliser si les vacances d'été sont retardées de deux semaines .»
L'enseignant à l'Université d'Es-Senia, M. Djaâfar Bensalah, estime que « ça aurait été une bonne décision si elle avait été testée depuis longtemps, pour détecter les failles ». Il relève comme tous les enseignants deux points en relation directe avec cette mesure : « Comment s'assurer que les étudiants vont s'y intéresser ? En plus du débit faible d'internet qui pose problème, ceci sans occulter le fait que les téléphones smart et micro portables ne sont pas à la portée de tous les étudiants .» Néanmoins, il met en avant le côté positif de la chose : « C'est que cette crise permettra à l'université de tester ses plateformes e-learning. » Mme Fatma Boufenik, enseignante chercheure à l'Université d'Oran, estime que de prime abord, il faut se demander s'il faudra valider un cursus par un examen qui, peut-être, se fera également en ligne ?! s'interroge-t-elle.
Et de répondre : «Non, aucunement pour au moins deux raisons : parce que la validation des acquis passe par un système d'évaluation et relève de l'unique autorité de celui ou celle qui assure l'acte pédagogique.
Aussi, comment évaluer quand l'acte pédagogique au sens profond du terme ( process et processus) ne s'est pas réalisé ? La validation d'un cursus passe par une évaluation qui n'est pas une simple formalité mais tout un processus qui concerne le collectif enseignant.»
Mme Boufenik considère cette décision comme étant unilatérale et ne peut en aucun cas être la réponse à la situation actuelle, quand bien même conjoncturellement nécessitant une mesure d'urgence, dit-elle.
A. B.


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