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«Le salut viendra des mesures préventives»
LE PRESIDENT DU SNPSP AU SOIR D'ALGERIE :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 06 - 04 - 2020


Entretien réalisé par Rym Nasri
Sans détour, le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique répond à toutes les questions sur la pandémie de coronavirus Covid-19, la manière de lutter contre sa propagation et la situation de notre système de santé. Le docteur Lyes Merabet recommande le respect des mesures préventives comme le confinement et les gestes barrières pour venir à bout de ce virus.
Le Soir d'Algérie : Êtes-vous pour le confinement total de la population afin d'endiguer la propagation du coronavirus et pourquoi ?
Dr Lyes Merabet : Absolument, le confinement sanitaire le plus large possible ; total pour certaines régions du pays ou partiel dans d'autres mais appliqué de manière stricte car cela constitue l'un des deux piliers essentiels dans le dispositif de lutte contre la propagation du virus responsable du Covid-19. L'autre action étant le dépistage massif de la population a l'objectif d'identifier les sujets malades et les sujets contacts potentiellement porteurs sains pour les isoler du reste de la population non contaminée.
Combien de temps doit durer un confinement pour qu'il soit efficace ?
Ça dépend de trois facteurs. L'un scientifique établi par des recherches et des statistiques qui ont déterminé la durée moyenne de l'incubation du virus une fois introduit dans le corps humain entre deux jours et quatorze jours, notre capacité d'effectuer un dépistage massif et enfin plus subjectif mais important aussi dans la détermination de la durée du confinement, l'adhésion de la population à l'idée du confinement avec le respect des règles d'hygiène et de distanciation.
Aurions-nous pu éviter le confinement en généralisant le dépistage par exemple ?
Oui, nous aurions pu éviter au moins le confinement général avec toutes ses répercussions sur la vie sociale et économique. L'exemple des pays comme Taïwan, Hongkong, la Corée du Sud, le Japon confirme cela puisque dans ces pays, l'option du dépistage massif a été un choix dès le début associé à d'autres mesures comme la fermeture des frontières avec la Chine et l'obligation du confinement de quatorze jours pour tous leurs ressortissants et les étrangers qui continuaient de rentrer. Le dépistage massif permet d'identifier les cas avérés et les isoler pour les traiter à domicile ou bien dans des structures hospitalières notamment pour les cas compliqués. Il est également question d'identifier les porteurs sains qui sont justement ceux qui diffusent le maximum de contagions à cause des déplacements et des contacts en milieux familial et professionnel. Ces sujets doivent, eux aussi, être confinés mais loin des malades et des personnes saines. C'est ce qui permettra de briser la chaîne de transmission, ralentir la propagation, stabiliser la situation, et enfin enregistrer très peu de cas de contamination. Ceci dit, il faut avoir les moyens et la logistique nécessaires pour réussir une action d'une telle envergure.
Comment gérer les urgences médicales (grands malades, nourrissons, femmes enceintes, etc) en période de confinement ?
Un véritable dilemme, en effet. Ce sont des situations qui compliquent encore plus le déroulement des activités de soins et de prise en charge dans les structures de santé qui continuent à assurer un accès aux soins à l'ensemble des patients, et qui relèvent du suivi obligatoire ou des urgences tout en faisant face à cette vague toujours plus haute de l'épidémie de Covid-19. L'idéal est qu'on puisse disposer d'un circuit de soins différencié et indépendant pour la prise en charge des cas relevant du contexte épidémique.
Est-ce que notre système de santé peut faire face à la pandémie de coronavirus ?
Sans un plan d'action de prévention sanitaire solide, aucun système de santé ne pourra accompagner l'impact de l'épidémie et répondre aux besoins induits par le nombre de malades (cas compliqués notamment) qui augmente de façon exponentielle. C'est le constat que font aujourd'hui plusieurs pays développés et qu'on pensait à l'abri d'une telle catastrophe sanitaire. Dans notre cas, la situation pourrait être encore plus dramatique vu les dysfonctionnements et les carences que vit notre système de santé depuis des années. Pour l'Algérie, le salut est dans la réussite des mesures préventives comme le confinement sanitaire de la population accompagné de toutes les autres mesures de distanciation sociale et d'hygiène personnelle du milieu familial ou professionnel. Il faut aussi redoubler d'effort dans les actions de dépistage que nous préconisons le plus large possible.
Ry. N.


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