Des élèves-officiers prêtent serment devant les magistrats    Les unités industrielles productives assurent près de 3 700 emplois    Remise de plus de 180 actes de propriété et de concession en 2025    Premier réservoir mondial : peu d'impacts sur le cours du pétrole    La Russie exige la libération immédiate de Nicolas Maduro et confirme son soutien au Venezuela    Le « tartour » tunisien, revient à la charge !    Pyongyang dévoile son premier sous-marin nucléaire tant attendu    Ligue 1 Mobilis : Le CRB domine l'ESBA et se hisse à la 2e place    Qualification dans la douleur du Sénégal et du Mali    Equipe nationale : Aït Nouri absent à l'entraînement, Tougaï de retour    Sauvetage d'un homme tombé dans une grotte    Sauvetage de deux chèvres tombées dans un puits à Stidia    Plusieurs arrestations lors de de la fête de fin d'année 2025    Des œuvres de référence basculent dans le domaine public    La pièce « Djanazet Ayoub » auréolée    « La philosophie de la civilisation et les transformations de l'histoire chez Malek Bennabi », thème d'une conférence    Le président de l'Assemblée nationale populaire présente ses condoléances    «Notre économie est saine et florissante»    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Banalisation de la mort jusqu'à quand ?
Publié dans Le Soir d'Algérie le 13 - 07 - 2020


Leila Aslaoui-Hemmadi
Il y a à peine quelques jours, une avocate à la fleur de l'âge, Yasmine Terrafi, exerçant à Bouira fut assassinée à l'arme blanche à l'intérieur de son véhicule par quatre individus. Son fiancé qui l'accompagnait, agressé lui aussi, a survécu à ses blessures et a pu ainsi identifier les présumés criminels.
Certains poseront la question : pourquoi ? Pour ma part, je ne retiens qu'une seule chose importante : nul n'a le droit d'ôter la vie à autrui et rien ne doit justifier un meurtre. Banalités que celles-ci ? me dirait-on. Pas tant que cela lorsqu'on sait combien la mort a été banalisée les dernières vingt années écoulées. Tellement banalisée que les terroristes islamistes ont été félicités sous le règne de Abdelaziz Bouteflika par l'infâme réconciliation nationale pour avoir été les fossoyeurs de l'Algérie. Tuer, détruire, massacrer des populations avaient été glorifiés et sublimés. Comment dès lors s'étonner de constater qu'au sein de la société dans son ensemble avait germé l'idée selon laquelle commettre un meurtre n'était plus considéré comme un acte grave ? Comment s'étonner également que l'idée de l'impunité avait, elle aussi, causé d'énormes dégâts ? Ce n'était pas la seule violence qui fut l'objet de banalisation mais également les crimes les plus graves et les plus horribles. L'on se souvient entre 2014 et 2017 des successions de kidnappings d'enfants, violés puis assassinés. Leurs âges oscillaient entre six et dix ans. Les auteurs de ces crimes d'une horreur absolue avaient été appréhendés pour certains d'entre eux puis jugés et condamnés à la peine capitale (peine de mort) conformément à la législation en vigueur.
Certains ont poussé la plaisanterie d'un goût fort douteux jusqu'à comparer nos héros de la Guerre de libération guillotinés par l'armée coloniale à des criminels de la pire espèce. «L'Algérie garde dans sa mémoire le supplice de la guillotine, c'est pourquoi le moratoire est un grand pas l'abolition sera la consécration» ont-ils dit. Certes, les Algériens n'oublient pas Ahmed Zabana mais comment oser le comparer à un kidnappeur, violeur et assassin d'enfants ? Comment ne pas injurier la mémoire de ces martyrs en les comparant aux présumés assassins de l'avocate qui aurait pu être la fille, la sœur de l'un d'entre nous ?
Aussi, est-il légitime aujourd'hui de se demander jusqu'à quand ces criminels vont-ils continuer à bénéficier de ce moratoire alors même que vingt-sept années se sont écoulées ? Jusqu'à quand l'impunité et la banalisation de la mort vont-elles demeurer les nouvelles valeurs de notre société ? Il n'existe aucune vengeance car celui qui sait tuer doit savoir mourir. Un Etat fort n'est pas un Etat répressif mais un Etat où le citoyen se sent sécurisé dans sa vie et dans ses biens. Un Etat fort est un Etat actif, qui applique le droit et protège les victimes les plus faibles telles que les enfants. Durant vingt ans, nous avons vécu dans un Etat de non- droit où tuer, voler, en usant et en abusant de ses hautes fonctions, étaient des actes «héroïques». Aujourd'hui, place à la loi et le moratoire spécifique à une période n'a plus sa raison d'être.
L. A. H.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.