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Moula Moula et d'autres contes, premier recueil du conteur Seddik Mahi
Parution
Publié dans Le Soir d'Algérie le 08 - 08 - 2020

Le conteur Seddik Mahi vient de publier son premier recueil de contes algériens intitulé Moula Moula et d'autres contes où il raconte, dans un style captivant à la manière du goual, des contes puisés dans le patrimoine oral algérien authentique. Moula Moula et d'autres contes, paru chez Dar El-Qods El-Arabi, plonge le lecteur dans les mythes et légendes auxquels l'auteur a su donner une résonance actuelle pour faire passer son message grâce à la force symbolique et au pouvoir évocateur.
Dans ce recueil bilingue (arabe et français) de 90 pages, l'auteur a respecté le schéma narratif du conte caractéristique du goual (conteur). Pour ce faire, Seddik Mahi, qui est très attaché à la tradition orale des goual, dont l'art occupe une place importante dans la société algérienne, surtout dans les villes intérieures et dans le Sud, a employé un style captivant qui entraîne le lecteur, dès les premières lignes, dans un périple plein de péripéties extraordinaires.
Un voyage qui permet au lecteur de découvrir la richesse du patrimoine oral et l'éloquence des goual qui avaient dans la société un rôle important, à la fois culturel, éducatif et récréatif.
A travers trois contes hautement symboliques et évocateurs inspirés du patrimoine populaire algérien, le conteur aborde des questions sociétales d'actualité.
Dans son premier conte Moula Moula qu'il doit à son travail de conteur dans la région du Hoggar, l'auteur fait remonter le lecteur vers des temps immémoriaux à travers l'histoire de la reine des Touareg, Lalla Tin Hinan. La place et la sagesse de la femme et les valeurs de solidarité et d'entraide au sein de la société touarègue y sont mises en avant. Dans ce conte comme dans tout le recueil, l'oiseau occupe une place centrale. Il est le symbole de la liberté, l'essence même des Amazighs.
Dans son second conte L'oiseau au bec vert, l'auteur transporte le lecteur dans la mythologie fantasque où existent des animaux et oiseaux fantastiques qui peuvent présenter un danger pour la vie de l'Homme dans le monde de la forêt, mais peuvent également lui être utile en cas de besoin. Ce conte se caractérise par tant de symbolisme et de signaux forts éclairant le chemin au lecteur, à même d'en saisir et d'en décoder le message.
Dans le 3e conte intitulé «La mouette» a une grande place aussi bien auprès des écrivains et des poètes et symbolise la migration, la nostalgie et également la solitude. Cette dernière est retrouvée dans le dernier conte dans lequel Seddik Mahi transporte le lecteur vers la mer, ses vagues et ses dangers, à travers le récit de deux frères issus d'une famille riche.
Mais à la mort du père, le frère aîné s'accapare de tout l'héritage, poussant ainsi son frère à défier le déchaînement de la mer et à s'aventurer à la recherche de sa pitance. L'on y décèle une forte allusion au monde des harraga dont la fin est le plus souvent dramatique. Ces contes confirment l'influence de l'écrivain par sa mère qui était sa première source d'inspiration, le rôle du conteur ou goual dans le développement du talent de l'artiste dans le récit, ainsi que sa gestuelle qu'il avait acquise notamment à travers son expérience dans le théâtre, que l'on décèle aussi à travers les lignes dans le récit d'aventure de ses personnages mythiques.
L'écrivain a donné à ces contes une force d'adaptation et des fins inhabituelles, parfois fantastiques, comme dans le monde des légendes.
Né en 1960 à Sidi Bel-Abbès, Seddik Mahi, de son vrai nom Meslem Seddik, possède à son actif une expérience dans le théâtre. Il a également traduit plusieurs œuvres, dont les récits de Mouloud Mammeri et animé plusieurs ateliers de formation, entre autres, en Algérie, dans le Golfe arabe, en Tunisie et en France, ainsi que des programmes radio, tout en exploitant tous les espaces pour exprimer et transmettre ses talents aux lecteurs.


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