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Saïd Bouteflika sera-t-il transféré vers une prison civile ?
Après son inculpation dans l'affaire Louh
Publié dans Le Soir d'Algérie le 30 - 08 - 2020

Saïd Bouteflika a été officiellement inculpé dans l'affaire de l'ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, apprend-on auprès de sources proches du dossier. La nouvelle est, d'ores et déjà, à l'origine de projections et interrogations sur un éventuel changement du statut du prévenu.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Le frère et ex-conseiller de Abdelaziz Bouteflika refait donc parler de lui. Cette fois, l'affaire ne dépend pas du Tribunal militaire de Blida qui en a fini avec le dossier des « comploteurs » en condamnant les trois principaux mis en cause à quinze années de prison. Saïd Bouteflika en fait partie et n'attend plus, comme ses codétenus du reste, que la décision finale de la Cour suprême où un dernier recours a été introduit par ses avocats.
Cette haute instance est chargée de réétudier les faits qui lui sont présentés, puis de prendre une décision qui pourrait être la confirmation de la sentence ou l'introduction d'une cassation qui donnerait lieu à un nouveau procès.
Avant même que la décision ne soit connue, ou qu'elle ait été prise même, voici donc Saïd Bouteflika rattrapé par une nouvelle affaire, civile cette fois, puisque le magistrat chargé d'instruire le dossier Tayeb Louh a pris la décision de l'inculper pour une série de faits qui lui vaudront inévitablement une comparution durant le procès de l'ancien garde des Sceaux.
La date de ce procès n'est pas encore connue, elle n'a même pas encore été programmée, nous dit-on, car les documents, l'ordonnance de renvoi, n'est pas encore parvenue au tribunal de Sidi-M'hamed. Le processus devrait, cependant, s'achever vers la fin du mois de septembre. L'instruction de l'affaire de Tayeb Louh a pris de longs mois, elle a dû se mettre au ralenti durant un certain temps en raison de problèmes de santé auxquels a été confronté le mis en cause.
Dans ses réponses au juge, Louh a directement jeté la pierre au frère du Président déchu, affirmant avoir agi sur instruction pour se défendre des chefs d'inculpation pour lesquels il est poursuivi. Ces derniers sont tous en rapport avec des procédés de manipulations, d'injonctions, de trafic d'influence au sein de l'institution de la justice au profit d'hommes forts du moment, qui ont ainsi pu échapper à des tracas judiciaires. L'instruction a aussi permis d'établir l'influence exercée par Louh sur les magistrats durant les élections législatives de 2017. Ici, les preuves sont nombreuses et irréfutables, font savoir des sources généralement bien informées, mais l'ancien ministre s'est déchargé sur l'ex-conseiller du Président déchu.
Il y a près de trois mois, le magistrat instructeur a dû donc effectuer un déplacement à la prison militaire de Blida pour interroger Saïd Bouteflika sur tous les faits que lui impute Tayeb Louh.
Le mis en cause a réfuté toutes les accusations portées à son encontre, mais le magistrat a jugé être en possession d'éléments suffisants pour l'inculper dans ce dossier. Il faut savoir qu'au cours de l'année précédente, d'autres juges en charge de dossiers de corruption ont effectué eux aussi des déplacements à la prison militaire de Blida pour l'interroger dans d'autres affaires où il avait été cité sans être inculpé. Celle des frères Kouninef en fait partie.
Avec l'affaire Tayeb Louh, pour la première fois, Saïd Bouteflika se trouve donc officiellement poursuivi dans une affaire civile. Les informations que nous détenons indiquent que la nouvelle a généré une inquiétude supplémentaire au sein de sa famille que l'on dit déjà alertée par la dégradation de son état de santé. Cette nouvelle a également induit un certain nombre d'interrogations liées à la possibilité d'un changement de statut du détenu de la prison militaire de Blida. C'est une question sur laquelle les avis divergent.
Dans le milieu judiciaire, certains entrevoient un transfert inévitable de Saïd Bouteflika vers une prison civile en cas de condamnation dans le procès Louh à venir, alors que d'autres soutiennent que rien n'empêche le détenu de purger sa peine dans le lieu de détention où il se trouve déjà. Quoi qu'il en soit, la décision finale revient au juge en charge du dossier.
A. C.


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