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Les partenaires sociaux pas très convaincus
Projet de rentrée scolaire
Publié dans Le Soir d'Algérie le 28 - 09 - 2020

Le ministre de l'Education a réuni, hier dimanche, les partenaires sociaux afin de présenter la vision de la tutelle pour l'organisation de la rentrée dans des conditions exceptionnelles, sous l'effet de la pandémie de coronavirus. À ce sujet, il a exposé un ensemble de propositions appelées à être débattues et soumises au Conseil des ministres. Le ministre Mohamed Ouadjaout a insisté, dans sa feuille de route, sur les facteurs de la distanciation physique, la réduction des groupes scolaires, la réduction des horaires, l'exploitation de tous les espaces pédagogiques, ainsi que l'éventualité de l'enseignement à distance pour certaines matières.
Abdelhalim Benyellès - Alger (Le Soir) - Il s'agit, en fait, de mettre en place toutes les conditions pour la réussite de la rentrée scolaire attendue par les 10 millions d'élèves qui ont interrompu les études depuis le mois de mars, en raison de la propagation du Covid-19 en Algérie. Dans son allocution, le ministre s'est félicité d'abord de la réussite des examens du BEM et du bac grâce à « la vigilance de tous les acteurs sur les plans sanitaire, sécuritaire et organisationnel », faisant savoir, à l'occasion, que son département ne considère nullement la rencontre avec les partenaires du secteur comme un « protocole formel », mais un rendez-vous de concertation afin de parvenir à des mesures « concrètes », pour la réussite d'une rentrée « exceptionnelle ».
Dans son allocution, Mohamed Ouadjaout a fait savoir que son ministère a élaboré un projet de plan soumis à discussion avec tous les partenaires qui repose sur les spécificités des paliers pédagogiques, le nombre des élèves par classe, la situation épidémiologique régionale, rappelant que la situation épidémiologique en Algérie est stable et maîtrisée, mis à part dans certaines grandes villes où les chiffres demeurent à la hausse.
Le ministre de l'Education a exposé dans les détails un plan «exceptionnel» destiné à organiser la rentrée scolaire qui comporte plusieurs points, à savoir la réduction des groupes à 20 élèves par classe, l'adaptation des programmes par la réduction des horaires, notamment dans les paliers du moyen et du secondaire, proposant dans ce cadre d'écourter la séance de cours à seulement 1 heure à 45 minutes, l'exploitation de toutes les salles spécialisées, entre autres les laboratoires et les bibliothèques dans le secondaire, et enfin envisager l'éventualité de l'enseignement à distance pour certaines matières.
Le Snapest, par la voix de son président Meziane Meriane, s'est montré satisfait de l'initiative du ministère pour la reprise des cours et la programmation de la rentrée dans les plus brefs délais, mais il se montre très réticent quant à la proposition de prendre en compte les spécificités régionales liées à l'évolution de la situation sanitaire, ainsi que l'option de l'enseignement à distance pour certaines matières.
C'est la même position que partage Sadek Dziri de l'Unpef, puisqu'il insiste sur l'obligation d'unifier les sujets des examens de fin d'année. Pour lui, la rentrée scolaire graduelle conformément à l'évolution régionale de la situation pandémique du coronavirus pose le problème d'acquisition de l'intégralité des programmes par les élèves. Autrement dit, les élèves des grandes villes dont le taux de contamination est à la hausse ne pourraient accéder à un examen national unifié s'ils ne participent pas à la rentrée nationale, ce qui est antipédagogique, estime-t-il. Et de ce fait, l'Unpef rejette catégoriquement la proposition ministérielle.
«Les risques des retards dans les programmes sont néfastes, et de ce fait, nous revendiquons la reprise immédiate des cours et pour toutes les régions», précise Meziane Meriane. Concernant le strict respect des mesures sanitaires contre la contamination au Covid-19, le président du Snapest est formel. Mais il insiste, par ailleurs, sur les conditions pédagogiques de la reprise des cours et du respect du volume horaire de 18 heures alloué à l'enseignant. Dans ce cadre, il propose l'allègement des programmes par la suspension «exceptionnelle et temporaire» des matières secondaires, à l'exemple des mathématiques et de la physique dans les filières littéraires. Et c'est dans ce contexte que le syndicaliste préconise l'allègement des groupes en classe afin de veiller à la distanciation physique. Le président de l'ANPE, qui représente les parents d'élèves, à son tour, se joint à la vision des syndicats et opte pour une rentrée nationale « unifiée ».
Concernant la proposition ministérielle de l'enseignement à distance pour certaines matières, la majorité des syndicats émettent des réserves, considérant l'option ministérielle «anti-pédagogique» de même que le point concernant la réduction de la séance de 1 heure à 45 minutes, qui, elle aussi, n'a pas bénéficié de l'adhésion des syndicats. Alors que la proposition d'alléger le nombre du groupe et de porter le nombre à 20 élèves par classe n'a pas été rejetée, de même que la solution de l'exploitation de tous les espaces pédagogiques à l'instar des laboratoires et des bibliothèques. Pour sa part, l'Association nationale des parents d'élèves (ANPE), intervenant sur le problème de surcharge des classes, interpelle, pour sa part, le ministre à l'effet de désengorger les classes par l'activation de la réception des établissements scolaires en construction, dont les retards remontent à plusieurs années. «C'est le meilleur moyen de désengorger les salles de classe qui accueillent 40 élèves et bien plus dans beaucoup de régions du pays», soutient le président.
Du reste, dans leur ensemble, les partenaires sociaux ont réitéré leur appel au ministre de l'Education à prendre une décision urgente afin de fixer au plus vite la date de la rentrée scolaire. Ils estiment que le strict respect des mesures sanitaires est certes une nécessité, et s'engagent d'ailleurs à œuvrer dans ce sens.
Un syndicaliste redoute l'éventualité du choix de la rentrée pour la fin de l'année, car il estime que ceci risque de porter un sérieux préjudice à la scolarité des élèves.
Et dans ce cas, il juge qu'il est impossible d'appliquer l'intégralité du programme scolaire. Les partenaires sociaux ont signifié enfin au ministre de l'Education le souhait de soumettre, dans les plus courts délais, au Conseil des ministres un projet de plan d'organisation de la rentrée scolaire.
A. B.


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