Soufiane Djilali craint des dérapages    Nouvelle loi électorale: la dernière ligne droite    Fenniche évoque l'élargissement des prérogatives    La bureaucratie alimente l'informel    «L'Algérie n'importera plus de fer»    Le procès en appel renvoyé    Le pape en Irak, hier, pour une visite historique    La capitale sénégalaise à l'aube d'une journée sous tensions    Les Ivoiriens aux urnes samedi pour élire 255 parlementaires    Klopp calme le jeu pour Salah    Brèves    Brèves des Fédérations    Une approche intelligente    100 kg de drogue saisis et 11 suspects arrêtés    170 quintaux de kif saisis    Qui est cadre et qui ne l'est pas?    «L'Algérie prend acte avec satisfaction»    8 Mars: très bonne fête, Mesdames!    Assassinat de Ali Tounsi : la présidente de la Cour refuse le réexamen des preuves    Célébration de la fête du printemps    2.735 appels reçus sur le numéro vert et de secours    Le Président Tebboune reçoit trois dirigeants de partis    L'Algérie respecte toujours sa promesse de baisse de sa production    La CNMA lance une campagne de sensibilisation    Générale de la pièce «Cadavre»    Le MCA en quête de sa première victoire    La militante sahraouie Sultana Khaya reçoit le prix "Citoyenneté pour les droits de l'Homme" à la Rioja    Zetchi: «On continue de travailler dans la sérénité et le calme»    Formation sur la fabrication de fromages au profit de la femme rurale    Béjaïa : Le mouvement reprend ses repères    Des spécialistes mettent en garde contre la prévalence croissante de l'obésité au sein de la société    FATria: Salah Ouanes réélu pour un deuxième mandat    Le Baiser et la morsure aux éditions Casbah :Yasmina Khadra se livre et délivre    Affaires religieuses: la question de la prière des Tarawih "en cours d'examen"    Boukadoum: nécessité de renforcer le dialogue et la concertation avec l'UE    Manchester City: Mahrez lance les hostilités avant le derby contre Man U !    Zones d'ombre: les programmes de développement dénotent d'une approche visionnaire    Référendum d'autodétermination: la cause sahraouie s'appuie à une base "juridique solide"    Un journaliste marocain appelle à un procès contre le régime marocain pour grave violation des droits de l'Homme    La pensée de Feraoun victime de la censure des autorités coloniales    RND: nécessité de renforcer le front interne pour l'édification de l'Algérie nouvelle    Bayern Munich: une offre de 45 M€ pour Koulibaly ?    Festival du court-métrage d'Imedghassen: les meilleures œuvres primées    Terrorisme et déchéance de la nationalité    L'accident d'hélicoptère est survenu à cause du « mauvais temps »    Les Etats-Unis ne retrouveront pas le plein emploi en 2021    Les Etats-Unis déterminés à résoudre la crise au Yémen    Spectacle théâtral « Nedjma » à Ain Fouara    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une solidarité efficace et autonome
Cagnotte pour Mohamed Oulhaci
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 01 - 2021

Après l'appel à la solidarité lancé sur les réseaux sociaux pour venir en aide à l'artiste plasticien Mohamed Oulhaci, ce dernier a pu bénéficier d'une cagnotte qui lui a permis de subir une intervention chirurgicale dont il se remet actuellement.
C'est l'une des figures majeures de l'ancienne génération des plasticiens algériens. Mohamed Oulhaci, 78 ans, souffrait d'une santé fragile doublée d'une précarité de plus en plus pesante. Discret et digne, l'artiste-peintre a disparu depuis quelques années des radars, sa dernière exposition remontant à plusieurs années.
Né en 1943, Mohamed Oulhaci est considéré comme l'une des figures de proue d'une génération dorée de l'histoire artistique algérienne. Contemporain d'Issiakhem et de Khadda, son parcours est assez singulier : lycéen à Oujda, il devient instructeur dans cette ville puis à Oran et Sidi-Bel-Abbès avant de rejoindre l'Ecole des beaux-arts où il ne restera pas longtemps malgré d'excellents résultats.
Il part ensuite pour Alger où il travaille à l'Imprimerie pédagogique nationale puis au Centre national d'alphabétisation, ce qui lui permettra de bénéficier d'un stage d'arts graphiques à l'Unesco. Ce n'est qu'en 1970 qu'il expose pour la première fois à la salle El Mougar d'Alger, révélant ainsi un style et une sensibilité artistiques qui ont très vite séduit le milieu de l'époque. Créateur entièrement dévoué à son art et peu friand des feux des projecteurs et de la frénésie urbaine, Oulhaci déménage à Stidia à Mostaganem où il vit jusqu'à aujourd'hui. Il reviendra cependant régulièrement à Alger à l'occasion de différentes expositions, individuelles et collectives.
Aujourd'hui âgé et souffrant d'un problème à la jambe depuis sa jeunesse, sa détresse a été rendue publique début janvier par son ami le plasticien Hachemi Ameur qui a lancé un appel à la solidarité auprès de la communauté artistique en vue de récolter la somme nécessaire pour une intervention chirurgicale délicate.
Largement relayée, cette demande d'aide consistait en la création d'un groupe de dépôt-vente où les artistes étaient appelés à vendre leurs œuvres et à faire don d'une partie ou de la totalité de la somme à Mohamed Oulhaci.
Par ailleurs, une expo-vente intitulée « Art'graire » a eu lieu le 12 janvier à la galerie le Paon avec la participation de l'artiste-peintre Mohamed Boucetta, du designer Tarek Boulifa et de la boîte artisanale le Sirocco du Nord. Ces efforts conjugués ont donc permis à Mohamed Oulhaci de payer les frais de sa chirurgie mais ils ont également remis sur le tapis la lancinante question du devenir matériel et moral des artistes. Cette dernière se pose, en effet, ponctuellement et suscite souvent une indignation légitime devant la négligence des autorités culturelles à l'égard de ceux qui, naguère, faisaient les beaux jours de l'art algérien. Quelquefois, le ministère de tutelle intervient, non sans avoir convoqué les médias, pour venir en aide à tel ou tel créateur dans le besoin.
Mais des initiatives telles que celle dont a bénéficié Oulhaci ouvre une autre perspective, en ce sens qu'elle mobilise la communauté elle-même et pose ainsi l'idée d'une certaine autonomie et entraide aussi efficaces que respectueuse de la dignité d'un artiste dans le besoin.
S. H.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.