Coupe de la Confédération (Gr. B / 5e J): victoire de la JS Kabylie devant Coton Sport (2-1)    Gouvernement: examen d'un projet de création d'une autorité de régulation du marché du tabac    La Commission africaine des droits de l'Homme appelée à protéger les sahraouis dans les territoires occupés    Décès d'Idris Deby : la communauté internationale appelle à préserver la paix    Coronavirus: 182 nouveaux cas, 129 guérisons et 7 décès    Grandiose marche nocturne à Akbou    Perturbation dans l'approvisionnement en huile de table    Manojlovic, nouvel entraîneur    Le MJS invalide l'élection de Labane    Le MJS met la pression sur les élus    Le marché dans tous ses états    Bechar: installation du nouveau chef de la sûreté de wilaya    Les appels à la libération de Rabah Karèche se multiplient    Le Cnese fait peau neuve    Evolution technologique    Paré pour l'aventure    Youcef Bouzidi apporte ses précisions    Brahmia succède à Almas    Programme national des énergies renouvelables: création d'une société mixte Sonatrach/Sonelgaz    Le front social s'emballe    Installation d'un nouveau directeur des douanes    L'Algérie à la 146e place    Le président de SOS Bab El-Oued sous mandat de dépôt    Hausse au premier trimestre 2021    la liste des membres sélectionnés approuvée    Sécurité régionale et relance de l'UMA au menu    Pourquoi il faut rester vigilants    Les travailleurs de l'éducation maintiennent la pression    Béni Douala célèbre ses héros    La Chaîne II inaudible sur la bande FM    La chanson surprise de Lounis Aït Menguellet    Lutte contre la criminalité : Démantèlement de groupes criminels    Coupe arabe de la FIFA 2021 : L'Algérie sera présente au rendez-vous qatari    A partir de la citadelle d'Alger : Coup d'envoi des festivités du mois du patrimoine    Tiaret: La ville croule sous les ordures    Aïn El Turck: Une dizaine de baraques de fruits et de légumes démantelées    Chlef: Les infrastructures seules ne font pas le tourisme    La tomate n'a pas partout le même goût    Marche pacifique à Béjaïa    Le FMI livre ses prévisions    Les oligarques sont-ils de retour?    La Turquie maintient le flou    Fin des poursuites dans une affaire de déstabilisation de l'Etat    L'Algérie condamne l'attaque terroriste du village de Gaigorou    Attaque terroriste sur une base militaire dans le Nord-Est    Le patrimoine et la spiritualité à l'affiche    «Le livre en tamazight a fait des pas de géant»    L'ONDA a versé plus de 50 millions DA    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«Le régime ne fait que préserver le statu quo»
FFS
Publié dans Le Soir d'Algérie le 06 - 02 - 2021

A la veille de la célébration du deuxième anniversaire du déclenchement du mouvement populaire du 22 février 2019, le FFS qui a tenu, hier vendredi, une réunion de son conseil national à Alger, regrette qu'aucun changement n'ait été réalisé malgré la mobilisation populaire massive pour le changement. Pire, le parti estime que tout s'est aggravé à la fois sur le plan politique, économique, social et sanitaire.
Karim Aimeur – Alger (Le Soir) - Dans son intervention devant les membres de cette instance, Hakim Belahcel a dénoncé, au nom de l'instance présidentielle, «l'immobilisme politique du régime qui, face à la montée des périls sur le front interne et externe, maintient sa feuille de route qui ne fait que préserver le statu quo de son système de gouvernance, sous la protection de la force et non du droit». Pour le FFS, le régime n'est motivé que par le maintien de son pouvoir hégémonique sur l'exécutif, le législatif et la judiciaire, incompatible, selon lui, avec les revendications démocratiques légitimes du peuple algérien. Ainsi en est-il du projet de révision de la loi électorale qui vise à doter le régime «autoritaire» d'une «façade démocratique».
«Le projet de la nouvelle loi électorale en prévision des élections locales et législatives anticipées ne vise en vérité qu'à donner une façade démocratique à un régime autoritaire. Décidément, le régime est un mauvais élève. Il a oublié la leçon du dernier référendum constitutionnel qui a essuyé un rejet populaire massif et historique. En renonçant à se lancer dans d'autres simulacres électoraux, cela lui éviterait d'autres échecs aussi cuisants», a lancé Hakim Belahcel. Et de soutenir que les pouvoirs successifs n'ont fait qu'apporter de fausses solutions à de vrais problèmes, en évoquant des simulacres électoraux, des pseudo-dialogues, des conférences nationales de sortie de crise préfabriquées, des référendums désavoués, et des consultations politiques avortées ou détournées. Le membre de l'IP du FFS déplore, en outre, que le pays soit «bloqué dans son évolution vers l'Etat de droit et la démocratie».
Sur sa lancée, il ajoute que le peuple est «empêché d'exercer son droit à l'autodétermination», l'Etat est «menacé dans sa souveraineté», et la Nation est «au bord de l'effondrement». «Indiscutablement, les priorités du régime sont ailleurs et l'avenir du pays n'a jamais été aussi compromis que comme cette fois-ci. Car, en plus de la complexité et de la dangerosité de la crise multiforme causée par une gestion liberticide et chaotique depuis l'indépendance nationale, s'ajoute une situation socioéconomique désastreuse aux conséquences, hélas, incontrôlables et dramatiques à court et moyen terme», a encore souligné l'orateur. Pire encore, ce responsable du plus vieux parti de l'opposition dit constater un durcissement dans la gestion répressive du pouvoir. La situation est désormais devenue, selon lui, insoutenable et explosive, avec un climat délétère et suffoquant qui est «amplifié par la résurgence d'une atmosphère faite d'insécurité et de propagande destructrice, qui vise à semer le trouble et l'inquiétude au sein des populations déjà en proie à toutes les angoisses et à toutes les privations». Face à cette situation «insoutenable», et devant un climat régional et international inquiétant, le FFS affirme qu'il continuera à militer pour le respect et la défense des souverainetés populaires, et le respect de la légalité internationale. Ainsi, M. Belahcel a exprimé la conviction de son parti que «pour faire front contre les menaces et les ingérences néolibérales qui convoitent notre espace vital, nos ressources et notre souveraineté, seule l'édification d'un Etat fort, réellement démocratique, qui bénéficierait du soutien populaire, pourra prémunir notre patrie et la protéger d'une dislocation certaine». Dans ce contexte, il a réitéré l'appel du FFS à tous les acteurs politiques et sociaux et à toutes les forces vives de la Nation sans exclusion à s'inscrire dans le processus d'un dialogue inclusif, responsable et global, afin d'aboutir, sans plus tarder, à un compromis politique global et historique. «Le FFS, qui s'attelle depuis quelques mois à l'organisation d'une convention politique nationale, y escompte faire aboutir une résolution largement consensuelle pour mettre fin à une crise nationale multiforme et dangereuse pour l'existence même de la Nation algérienne», a-t-il dit. Dans cette conjoncture porteuse de risques majeurs, le parti estime qu'il est extrêmement nécessaire de créer un climat de détente et de confiance pour la réussite de cette initiative de sortie de crise, en décrétant des mesures d'apaisement. En même temps, il insiste sur la «nécessité stratégique et existentielle d'entretenir la formidable dynamique citoyenne pour le changement, d'une manière pacifique et patriotique».
K. A.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.