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Les législatives de 2017 au cœur du scandale
PLUSIEURS PERSONNALITES CONCERNEES PAR DE NOUVELLES POURSUITES JUDICIAIRES
Publié dans Le Soir d'Algérie le 12 - 04 - 2021

La liste des anciennes personnalités soupçonnées d'avoir favorisé l'immixtion de l'argent sale à la politique durant les législatives de 2017 pourrait s'allonger et valoir de nouvelles inculpations à des personnes déjà poursuivies et incarcérées pour corruption.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - On apprend, en effet, de sources généralement bien renseignées, que Tayeb Louh est ciblé par une nouvelle enquête judiciaire qui s'est ouverte dernièrement au niveau de la deuxième chambre du pôle spécialisé du tribunal de Sidi-M'hamed.
L'instruction en est à ses débuts et devrait donner lieu à une toute prochaine comparution de l'ancien garde des Sceaux devant le magistrat en charge du dossier.
Les mêmes informations évoquent un second nom, celui de Ali Haddad, lié à celui de l'ancien ministre de la Justice soupçonné d'avoir trempé dans l'affaire des législatives de 2017. Très peu de données sur le sujet sont encore disponibles à ce stade, mais l'émergence du nom de Tayeb Louh n'est pas une surprise en soit puisqu'il a été précédemment cité lors du procès de Djamel Ould Abbès comme étant l'une des figures ayant pris part au trafic qui s'est déroulé à cette époque pour modifier les listes électorales afin d'imposer des noms issus du milieu de l'argent et leur ouvrir ainsi les portes de l'Assemblée populaire.
À une question du président du tribunal qui voulait savoir si des listes lui avaient été imposées, l'ancien secrétaire général du FLN avait livré des détails troublants. « Le président de la République avait donné ordre de mettre sur pied une commission et elle a été installée au CIC à Club-des-Pins. Elle était présidée par Abdelmalek Sellal et composée de Tayeb Louh, Noureddine Bédoui et Mustapha Rahiel. Ils étaient chargés de traiter les listes électorales ». Djamel Ould Abbès poursuit en déclarant que la nouvelle composition des listes avait « suscité une violente bataille au sein du parti et la protestation avait duré près de dix jours ». Parmi les noms ajoutés à la liste figure celui de Baha Eddine Tliba « qui ne figurait pas dans la liste de Annaba au début, mais Saïd Bouteflika m'a appelé au téléphone pour me demander de le mettre tête de liste ».
Djamel Ould Abbès a également comparu en qualité de témoin dans le procès de son fils Skander, condamné à sept ans de prison pour avoir monnayé des places à la députation avec des hommes d'affaires.
Le seul nom qui avait émergé dans cette affaire est celui de Tliba, également condamné à sept ans de prison, mais d'autres pourraient apparaître au fil de l'enquête qui se poursuit au tribunal de Sidi-M'hamed. Celui de Ali Haddad, ancien patron de l'ETRHB, est d'ailleurs cité dans le nouveau dossier en cours dans ce même tribunal. Ce dernier avait déjà fait l'objet de poursuites judiciaires dans le dossier du financement occulte de la campagne pour le cinquième mandat.
Pour l'heure, aucune information n'indique que les autres membres de la fameuse commission citée par l'ancien secrétaire général du FLN durant le procès de son fils sont également cités dans la nouvelle affaire. On sait que le plus gros de l'instruction qui concerne le dossier de l'ancien chef de gouvernement Noureddine Bédoui se déroule à Constantine et qu'il est plus que probable que l'affaire soit transférée au pôle spécialisé du tribunal de Sidi-M'hamed.
Les législatives de 2019 constituent, cependant, le troisième dossier pour lequel est entendu l'ancien ministre de la Justice. Tayeb Louh a été inculpé pour immixtion dans les affaires de la justice et pour avoir commandé des bracelets électroniques qui se sont avérés défectueux.
Il faut enfin savoir que durant l'enquête menée autour des agissements de l'ancien garde des Sceaux à l'encontre des magistrats, il est apparu que le président de la cour de Ghardaïa avait été muté pour ne pas avoir appliqué les instructions de Louh en 2017. Ce dernier avait refusé d'avaliser la candidature d'une ancienne membre du comité central du FLN, tendance hostile à Djamel Ould Abbès, qui avait déposé après les délais son dossier de candidature dans les listes des indépendants.
En dépit de ce refus l'enquête a démontré que la concernée avait reçu le soutien du ministère, du ministre lui-même, puisqu'il avait ordonné à son secrétaire général de trouver une solution à ce problème. Selon les propos tenus aux enquêteurs par d'anciens hauts responsables du ministère de la Justice, ce secrétaire général ne cessait de répéter que le «président de la cour de Ghardaïa avait créé un problème en refusant d'appliquer les directives de Louh, ce qui n'avait pas lieu d'être», car, leur disait-il, «il (Tayeb Louh) avait un avenir politique personnel et qu'il fallait réussir le cinquième mandat».
Dans ses réponses aux enquêteurs, l'ex-SG du ministère de la Justice le disait également, affirmant que «les principaux ministres de cette époque travaillaient en perspective du cinquième mandat, et que l'opération se déroulait entre le ministère de la Justice et le Premier ministre Ouyahia ».
L'affaire de Ghardaïa en fait partie « puisque les signatures amassées dans ce contexte allaient être versées pour le cinquième mandat, le ministre m'a d'ailleurs appelé pour me demander de lui amener les signatures récoltées par la candidate à Ghardaïa», dit-il encore. Le président de la cour de Ghardaïa est, lui, muté et les magistrats qui l'avaient soutenu sanctionnés.
A. C.


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