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Les harkis d'Afghanistan
Quelques mots pour le dire
Publié dans Le Soir d'Algérie le 26 - 06 - 2021

Décidément, l'Histoire se répète. Cette fois-ci en Afghanistan, pays au climat aride et rude, au froid extrême les hivers. Les habitants survivent dans des conditions propres au moyen-âge, dans une société où les archaïsmes étendent leur voile d'obscurantisme. La burka imposée aux femmes ressemble à une prison ambulante. L'expérience de modernisation menée dans les années 80, par les communistes afghans menés par les alliés des Russes, tourne court. Nombre de cadres et militants du parti démocratique seront exécutés dès la retraite des forces soviétiques, après une intervention désastreuse. Les Etats-Unis, il faut le rappeler, ont joué un rôle central en soutenant les groupes islamistes dont principalement les Talibans. S'il s'agissait de chasser l'ogre soviétique et le cantonner dans ses frontière, les calculs des stratèges du Pentagone étaient – suite à la chute du mur de Berlin – d'étendre leur présence et influence face à Moscou. Vingt ans après, le résultat de cette intervention de l'Otan a abouti au chaos : un pays aux abois sur le plan économique, une société déstructurée, les infrastructures de base détruites et surtout aucune perspective d'avenir pour le pays livré à l'inconnu. Le 11 septembre prochain, correspondant au 20e anniversaire de l'attaque du World Trade Center, les troupes américaines devraient se retirer. Les nouvelles donnes géopolitiques imposent à Washington de revoir sa stratégie de redéploiement hors frontières, c'est-à-dire dans le monde (Moyen-Orient, Sahel-Afrique). Gageons que l'armée américaine abandonnera sur place une partie de son arsenal de guerre. Elle abandonnera aussi à leur sort les milliers de supplétifs d'Afghans, les employés civils et autres fonctionnaires. Cela est déjà arrivé dans un passé récent, au Viêtnam. Tout le monde a dans l'esprit ces images d'hélicoptères précipités dans la mer, les familles entières suppliant les « Boys » de les embarquer avec eux pour l'Amérique. Comment oublier ces centaines de « boat-people » fuyant leur pays dans des embarcations de fortune ! Tous les « collabos » afghans ne pourront fuir un pays enclavé, livré aux groupes des Talibans qui n'hésitent pas à passer au fil de l'épée tous ceux qui ne rentrent pas dans leur vision. Ces nouveaux « harkis » afghans pâtiront d'avoir, pour une raison ou une autre, « flirté » avec les soldats américains même en tant que simples livreurs. Bien sûr, a posteriori, cela ouvre une controverse sur le degré de leur implication dans la guerre menée par les troupes de l'Otan. En France, les femmes avaient leur crâne rasé suite à leur proximité avec les soldats allemands. Sans possibilité de recours. Même scénario, dans le cas de la France coloniale qui n'a pas hésité à abandonner tous ces Algériens qui ont cru au chant des sirènes. Certains ont eu la chance d'être débarqués en France mais parqués dans des centres de regroupement inhumains. La plaie est restée ouverte aujourd'hui encore. Définitivement.
B. T.
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