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Publié dans Le Soir d'Algérie le 28 - 08 - 2021

La décision de l'Algérie de rompre avec la monarchie marocaine pour cause d'agressions répétées et d'hostilités ouvertes ne saurait faire l'impasse sur un dossier beaucoup plus sensible. À la faveur de cette rupture à caractère diplomatique, nos officiels ont l'obligation sinon le devoir d'initier une refondation des relations avec ce voisin imposé par la géographie. C'est-à-dire profiter du contexte né de cette crise pour procéder à un état des lieux depuis l'indépendance à ce jour. Voire même avant. L'on ne peut plus rester à ménager la chèvre et le chou au risque de se retrouver dans une situation d'obligé. Les exemples de ce type, dans le monde, ne manquent pas. Faut-il citer la rivalité meurtrière franco-allemande qui a fini, après des millions de morts, par une entente cordiale imposée par la nécessité de transcender les contingences. L'Allemagne a fini par comprendre qu'elle ne peut imposer ses quatre volontés à l'Europe, quand bien même la France a profité pour l'humilier lorsque le rapport de force lui était favorable. Aujourd'hui, les deux ennemis d'hier se posent en locomotive de l'Europe, de l'espace Schengen, en Etats souverains respectueux de la légalité. En gros, au lieu d'une compétition hors frontières européennes, c'est le choix d'une coordination des opérations particulièrement dans le domaine militaire.
En dépit de quelques couacs sur la question du Sahara Occidental notamment, la France soutient des deux bras son protégé, le Makhzen. Pourquoi alors la décision (pour se défendre) d'Alger n'est pas (pas encore) suivie d'une réelle prise de conscience quant à la politique marocaine dans la région ? Est-ce logique de mettre sur un pied d'égalité agresseur et agressé ? C'est l'Algérie qui fait de la résolution des conflits par le dialogue sa doctrine, y compris dans le cas de la Syrie ostracisée par la Ligue arabe. Les appels à privilégier la voie du dialogue ont l'avantage pertinent d'éviter les risques d'une dangereuse escalade qui ne peut profiter à aucune des deux parties. Mais cette volonté existe-t-elle chez les maîtres des dirigeants de la monarchie marocaine, qui agiraient selon un autre agenda que celui de la paix et du bon voisinage ? Sans conteste, cette crise n'est pas subite, mais il faut la prendre comme un test pour bâtir une nouvelle vision des relations bilatérales, dans le respect de la souveraineté de chacun.
Nos voisins doivent comprendre que l'Algérie n'est pas un marché à disposition pour ses produits agricoles ou plus modestement industriels. C'est l'inverse qui s'impose. La perte de tous les bénéfices tirés du passage du gaz algérien vers l'Europe devrait inciter à mieux saisir les conséquences induites. Il serait bien dommageable que cette crise ne soit pas mise à profit. C'est du domaine du possible, à condition que la France, qui a la haute main sur les affaires du Makhzen, s'abstienne de toute ingérence. Il faut comprendre que dans cette affaire, l'Algérie se retrouve dans un affrontement contre deux adversaires et qu'elle doit trouver d'autres ressources afin d'y faire face.
Brahim Taouchichet


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