Man United : Un Ronaldo énervé reçoit un ordre de Solskjaer    OUM EL BOUAGHI : Plus de 100 spécialités proposées aux stagiaires    Quand la sonorisation fait défaut dans les tribunaux    Sabotages sur les câbles téléphoniques    Inquiétudes sur la situation des finances publiques    Les USA proposent de dédommager les familles des victimes    Le HCR appelle les Etats à faciliter le regroupement familial    Des listes passées à la moulinette    Les Sétifiens décidés à revenir avec un bon score    Infantino en tournée en Amérique latine    Livraison de la totalité des infrastructures rénovées en décembre    La loi sur la lutte contre la spéculation au menu    Le petit pas de Macron    Le 17 octobre 1961, les dessous d'un crime d'Etat    La France doit "reconnaître un massacre d'Etat"    Le Chabab prend l'eau    Des sénateurs américains alertent sur la situation des droits de l'Homme    Masque capillaire au yaourt et au miel    14 affaires criminelles au programme    Les sages-femmes annoncent un mouvement de grève    Ni excuses, ni repentance : reconnaître les crimes    L'alliance Tel Aviv-Rabat menace l'UA    L'Algérie conserve la 30e place mais devient 4e en Afrique    La JS Saoura et le HBC El Biar vainqueurs    Trois nouvelles médailles pour l'Algérie    Ouzellaguen : Rentrée scolaire sans manuels    Pandémie, école privée et école publique    Produits alimentaires: Les commerçants qui ne déclarent pas leurs stocks considérés comme spéculateurs    CNL: Plus de 67.000 logements ruraux réalisés en 18 mois    El Tarf: La CASNOS facilite les paiements des cotisations    Massacre d'Algériens à Paris en 1961: Macron dénonce des «crimes inexcusables»    La transition au Soudan vit sa «pire crise»    L'UE «prête» à recevoir les Iraniens «mais le temps presse»    Les services se mettent à la page    Qu'en est-il du brut algérien ?    Un air de départ du..    L'Anie et l'imbroglio politique des locales    Une femme massacrée par son époux    3 décès et 93 nouveaux cas en 24 heures    Chanegriha salue la participation de l'Algérie    L'échauffement, à bout de souffle    L'opération tourne au ralenti    La tension reste vive    Chronologie d'un crime d'état    Un riche programme commémoratif    L'inoubliable Fatima Bedar    Afin que nul n'oublie !    Tlemcen: Un militaire tué et deux autres blessés dans l'explosion d'une bombe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tous les feux sont au vert
FINANCES DE SONATRACH
Publié dans Le Soir d'Algérie le 14 - 09 - 2021

Sonatrach s'est bien remise de ses déboires et, désormais, regarde droit devant, avec de nouvelles perspectives, un programme d'investissements et une nouvelle stratégie. C'est le message qu'a voulu transmettre le P-dg Toufik Hakkar, lors de son passage dans les studios de la première chaîne de la Radio nationale, hier.
En temps d'opulence comme en temps de vaches maigres, Sonatrach focalisera toujours l'attention, tant l'économie algérienne dépend en grande partie de la bonne santé de sa première source de revenus. En effet, au même moment où le chef du gouvernement et ministre des Finances s'employait à expliquer devant les députés que son plan de travail s'appuiera, entre autres grands axes, sur la poursuite des investissements dans le secteur des hydrocarbures qui passeront d'un peu plus de 7 milliards de dollars présentement à près de 10 milliards de dollars d'ici deux ans, Toufik Hakkar, le patron de Sonatrach, s'appliquait, lui, à faire part des vertus de la stratégie mise en place jusqu'en 2025. Stratégie avec comme point nodal le renouvellement des réserves des hydrocarbures dont regorge le sous-sol algérien, et ce, en boostant les activités d'exploration qui ont été réduites depuis plusieurs années, la Sonatrach s'étant engagée seule dans le volet pendant 15-16 ans, en y consacrant près de 17 milliards de dollars, ce à quoi il sera remédié grâce à la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui, en raison de la pandémie, n'a pu faire ses preuves d'attractivité, bien que la totalité des textes d'application de ladite loi n'était pas encore prête.
Bien que la conjoncture ne fût pas facile, avec la pandémie, la compagnie nationale a réussi, selon son P-dg, à renouveler 120% de ses réserves dédiées à la consommation et à l'exportation. L'œuvre consiste également, selon M. Hakkar, à développer les vieux gisements pour maintenir leur niveau de production actuel afin de satisfaire les besoins de consommation locale, en évolution d'année en année, et d'honorer les contrats liant Sonatrach avec ses partenaires étrangers. Le redéploiement de la compagnie passe aussi par le développement des industries de la pétrochimie, ce qui se fait depuis près de deux ans maintenant, après que celles-ci aient été mises en veilleuse pendant près de vingt ans, selon le P-dg qui citera à ce titre, le projet en voie d'achèvement à Arzew pour le polypropylène avec une capacité de production de 550 000 tonnes par année, projet pour lequel interviendra le choix du partenaire associé dans sa réalisation avant la fin de cette année pour l'entame des travaux durant le premier trimestre de 2022. Le raffinage, notamment afin de développer la production de carburants, avec comme objectif la cessation définitive de l'importation, requiert l'attention des dirigeants de Sonatrach, tout autant que l'implication des entreprises locales dans les activités de la compagnie et ne plus recourir exclusivement à l'étranger comme cela se faisait jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Sonatrach, somme toute, si l'on doit se fier aux propos de son patron, s'en tire plutôt bien après avoir traversé la difficile passe, à l'instar de toutes les compagnies pétrolières du monde, imposée par la crise sanitaire.
À la fin de cette année, selon les estimations avancées par Toufik Hakkar, il est attendu que Sonatrach engrange entre 30 et 33 milliards de dollars de recettes, selon l'évolution du marché mondial, après avoir perdu 40% de ses revenus durant l'année 2020 avant de parvenir à la fin de cette même année à l'équilibre des recettes et des dépenses et sortir ainsi de la zone rouge. Jusque-là, à la fin du premier semestre précisément, Sonatrach est «à l'aise sur le plan financier» avec l'amélioration des prix du pétrole intervenue grâce à l'action de l'Opep et l'Opep+, ce qui permet à la compagnie de voir d'un bon œil ses futurs investissements, en amont notamment, alors que pour les industries de transformation, Sonatrach fera recours aux banques, algériennes d'abord, auquel cas les banques étrangères seront sollicitées à la condition que les taux d'intérêts soient intéressants, entre 1 et 2%.
Pour ce qui concerne le gaz, Toufik Hakkar a affirmé que la compagnie n'a pas besoin de capacités autres que celles qui sont les siennes actuellement pour l'exportation, sauf peut-être pour le port de Skikda qui nécessite une extension pour la réception des gros tankers en provenance ou à destination des marchés asiatiques et sud-américains. À court terme, il est attendu, selon les propos du P-dg, que Sonatrach parvienne à parachever les discussions déjà engagées par des accords d'exploration et de production avec des partenaires étrangers, pour peu que le climat des affaires, et non pas le cadre réglementaire, le permette. Des visées qui en disent long sur l'état d'esprit qui règne de nouveau à Sonatrach, la compagnie qui s'est également fixée en objectif, l'entrée dans le monde de la production des énergies renouvelables, avec l'ambition de produire de l'hydrogène propre, mais sans que le P-dg s'aventure à donner un délai.
Azedine Maktour


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.