Chaque ann�e l���pid�mie � diab�tique de type 2 (non insulinod�pendance) ne cesse de s��tendre, pas seulement � quelques pays mais � des continents entiers, touchant non seulement les personnes �g�es mais de plus en plus de jeunes de tout �ge, hommes et femmes. Mal accept�e, mal g�r�e, mal suivie, la maladie finit par multiplier les facteurs de risque de d�veloppement de complications de maladies cardiovasculaires estim�s de 2 � 5 chez le sujet atteint, diminuant ainsi l�esp�rance de vie de 10 ans en moyenne. C�est le constat qu�a fait le corps m�dical hier lors de la Journ�e m�dico-chirurgicale organis�e par l�Etablissement public hospitalier d�El Attaf � la maison de la culture de A�n Defla et � laquelle ont pris part quelque 250 m�decins g�n�ralistes, venus s�informer et se former au contact d��minents sp�cialistes du CHU de A�n Taya sous la houlette du Pr Biad, endocrinologue, qui a anim� cette journ�e assist� des membres de son �quipe de recherche. Le Pr Biad a fait part des r�sultats de son enqu�te sur la pr�valence du diab�te de type 2 et qui a cibl� les communes de A�n Taya, Heuraoua, El Marsa et Bordj-El-Bahri. Soit une population estim�e � 140 000 habitants. L�enqu�te qui a concern� 1 003 femmes et 508 hommes r�v�le une forte tendance � l�ob�sit� pond�rale (tour de taille) parmi lesquels 160 cas de diab�te ont �t� d�pist�s, dont 15% sont des diab�tiques qui s�ignorent. L��tude a fait ressortir que 25% de la population, un sujet sur 4, souffre d�ob�sit� et un taux de pr�valence du diab�te de type 2 de 10,6%, bien sup�rieur au taux des pays de la rive sud de la M�diterran�e puisque comparativement au Maroc, il est de l�ordre de 7 � 9%, de 8 � 10% en Tunisie. Le taux de pr�valence de la maladie est le double de celui enregistr� dans les pays du nord de la M�diterran�e, entre 4 et 6% en Espagne et en France. Il ressort aussi de l��tude qu�a dirig�e le Pr Biad que la tendance � l�ob�sit� est bien sup�rieure dans les pays du Moyen-Orient et en Orient avec 13% au Liban, 14% en Egypte et 20% dans les pays du Golfe arabique. Le d�s�quilibre nutritionnel et la s�dentarit� sont d�sign�s comme les causes principales induisant l�ob�sit� � m�me de g�n�rer un diab�te, source de complications et de d�t�rioration de la sant�. Selon les recherches entreprises de par le monde, indique le Dr Nibouche, l�hyperglyc�mie (taux �lev� de sucre dans le sang) n�est pas la seule en cause dans le d�veloppement d�une n�phropathie diab�tique mais d�autres facteurs d�origine g�n�tique ou ethnique viennent s�y greffer. Il ressort de ces �tudes que la pharmacop�e, l�usage de m�dicaments, ne peut gu�rir le diab�te quel que soit son type, 1 ou 2 , elle ne fait que retarder, voire ralentir les maladies qu�il peut g�n�rer et leur complication et augmenter ainsi l�esp�rance de vie. Par contre, s�accorde-t-on � dire, que la seule arme contre cette maladie qui touche de plus en plus de monde demeure la pr�vention par la limitation des dispositions du sujet � d�velopper un diab�te. La v�ritable lutte contre ce fl�au se situe donc en amont puisque la m�decine, m�me avec ses d�veloppements, reste incapable de gu�rir le diab�te. Pour cela, indique-ton, il faut d�velopper une autre strat�gie � travers laquelle l�accent sera surtout mis sur la pr�vention par une meilleure hygi�ne nutritionnelle accompagn�e d�exercices physiques �pargnant au sujet de ne pas d�velopper cette maladie. C�est dans ce sens que s�inscrit l�intervention du Dr Mazouzi Hamout�ne. Elle prescrit des mesures hygi�no-di�t�tiques, � savoir des exercices physiques � raison de 30 m par jour pouvant conduire � une diminution pond�rale cons�quente. �Le b�n�fice de la pratique de l�activit� physique r�guli�re est bien d�montr� � titre pr�ventif et curatif pour le diab�te et les affections cardiovasculaires �, note l�intervenante. En ajoutant que �l�activit� physique s�oppose donc point par point aux anomalies du syndrome m�tabolique�. Pour le Dr Mazouzi Hamout�ne, un bilan annuel pour �valuer le retentissement de la maladie est n�cessaire mais pas pour rechercher une quelconque contre-indication � la pratique de l�activit� physique car, d�clare-telle, elle n�existe pas, tout en faisant la diff�rence entre des exercices physiques adapt�s au sujet � ses moyens, � ses disponibilit�s et la pratique d�un sport. �Les exercices physiques r�guliers et adapt�s sont � la port�e de tous et de toutes.� L�activit� physique int�gr�e � une prise en charge globale des autres facteurs de risque souvent associ�s est une arme th�rapeutique efficace et indiscutable.