Dans la conf�rence de presse qu'il a anim�e ce samedi, au complexe sportif de Tipasa, le d�put� RCD � l'APN, le docteur Khendek, avait utilis� un ton acerbe vis-�-vis des tenants du pouvoir alg�rien. Il dira � propos de l'apport du RCD aux marches de la Coordination nationale pour le changement et la d�mocratie (CNCD) que �c'est le RCD qui a �t� l'�l�ment moteur � travers la marche qu'il avait initi�e le 22 janvier 2011. C'est une telle initiative citoyenne et d�mocratique qui a d�cid� le pouvoir � lancer une s�rie de mesures d'apaisement, notamment l'ouverture plus large des avantages de l'Ansej � l'ensemble des jeunes Alg�riens, et avait lanc� aussi une tentative de d�bats insuffl�s en direction des personnalit�s politiques jusqu'ici en attente pour se remettre brusquement sur les rails et enfin se positionner par rapport aux �v�nements que vit l'Alg�rie�. Le Dr Khendek enfoncera le clou, en d�clarant : �L'�v�nement du 22 janvier a r�veill� les consciences et le pouvoir s�est trouv� contraint de donner des assurances aux Occidentaux en vue d'une ouverture du champ m�diatique.� Ce fut � l'issue de la pr�sentation du bilan de son activit� parlementaire, notamment pour les permanences assur�es et la confirmation des promesses faites et tenues dans le cadre de sa campagne �lectorale, que le DrKhendek a mis � l'index le secteur du tourisme en Alg�rie et dans la wilaya de Tipasa. �Je m'�tonne qu'il y ait une m�connaissance de la r�alit� du tourisme. Je m'insurge sur le fait qu'on privil�gie des profils en situation d'ill�galit� au d�triment de promoteurs touristiques viables et fiables, porteurs de projets g�n�rateurs d'emplois et de ressources. � Il dira � propos du c�l�bre h�tel C�sar�e de Cherchell : �L'APC de Cherchell n'aurait jamais d� se s�parer de cet h�tel centenaire g�n�rateur d'emplois et de ressources.� Il ne manquera pas �galement d'�corcher au passage l'organe public de la culture : �A-t-on id�e d'�riger une immense infrastructure culturelle, d�nomm�e complexe des arts et de la culture � coups de milliards � proximit� imm�diate d'une plage ?� Toujours dans le cadre du secteur touristique, il �voquera l'article 18 de la loi 02-02 relative � la protection et la valorisation du littoral. Il dira � ce titre : �Cet article gagnerait � �tre mieux pr�cis� par d'autres textes r�glementaires. � Le d�put� du RCD ajoutera � propos de l'investissement touristique que �les dispositions du rapport d'investissement 51/49 au profit de l'Etat alg�rien n'ont pas �t� de nature � encourager l'investissement international en direction de l'Alg�rie, notamment pour les Zones d'expansion touristiques de Oued Bellah, Douaouda, Chenoua et de Gouraya. Les agences immobili�res en subissent le contrecoup de cette absence d'investisseurs �trangers en mati�re de tourisme�. Le Dr Khendek n��pargnera pas le Credoc, qu'il qualifiera de �syst�me qui a paralys� l'�conomie alg�rienne, de l'aveu m�me d'�minents �conomistes alg�riens, qui avaient pourtant pr�dit l'�chec d'une telle disposition�. Interpell� par des confr�res � propos de la sortie m�diatique de certains leaders et personnalit�s politiques, le d�put� du RCD pr�cisera : �Contrairement aux autres partis politiques, le RCD a �t� le seul � proposer des solutions politiques pour l'Alg�rie. Il s'agira d'un changement imp�ratif et imminent du r�gime en place qu'il faut distinguer du changement dans le r�gime. On a les moyens de sortir de l'orni�re. Nous avons �t� clairs quand on a �uvr� pour un changement v�ritable. Certains leaders politiques d�clarent : �Bouteflika, oui ! Le gouvernement, non ! Cela est absurde. Qui a d�sign� Ouyahia, son gouvernement et ses walis ? Certains clament : non, au changement et appliquons le programme du pr�sident de la r�publique ! N'est-ce pas ambigu ?� a relev� le d�put� du RCD. Tirant � boulets rouges sur ceux qui confondent participation � la lib�ration de l'Alg�rie et gestion des affaires de l'Alg�rie, le d�put� du RCD mart�lera : �Ceux qui ont eu le m�rite et le respect d'avoir combattu pour l'ind�pendance et lib�r� le pays doivent se retirer de la gestion de l'Alg�rie. Ils doivent laisser la place aux jeunes, � l'�lite intellectuelle, scientifique et technologique issue des universit�s alg�riennes afin qu'ils perp�tuent et hissent haut le flambeau de l'Alg�rie moderne.� Invit� � pr�ciser sa r�action vis-�-vis de la t�l�vision lors de la blessure du d�put� du RCD, Tahar Besbes, atteint lors de la marche organis�e par la Coordination nationale pour le changement et la d�mocratie (CNCD) � un confr�re avait parl� de pr�jug�s en interpellant le d�put� � �ce n'est pas des pr�jug�s vis-�-vis de ce m�dia, mais l'�tique et la d�ontologie requi�rent une honn�tet� intellectuelle, voire une moralit� de la profession. Il faut une sinc�rit� quand on rapporte un fait et non pas le travestir�, riposta le Dr Khendek. Abordant le r�le de Facebook dans les �v�nements connus par le monde arabe, le d�put� dira : �l'internet a jou� un r�le d�cisif pour shunter les m�dias officiels et permettre aux jeunes de s'exprimer. Alors vive Facebook