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L�aveu de Bouteflika � S�tif
Publié dans Le Soir d'Algérie le 13 - 05 - 2012


Par Arezki Metref
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La g�n�ration des caciques du FLN,� ses hommes et son id�ologie, � est-elle encore politiquement convenable pour l�Alg�rie ? Doit-elle d�cr�pir au pouvoir ? Non, a martel� Bouteflika � S�tif. Oui, plus que jamais, affirme l�urne � ou son double � qui a donn� vainqueur� le FLN. Du tac au tac : un truc se dit, le contraire se produit ! Aussit�t ! Pas croyable comme elle est bien r�gl�e, cette horlogerie-l� !
Si tout le reste �tait aussi bien huil�, on caracolerait en t�te dans bien des domaines� Mais� On ne pige rien. Enfin, � premi�re vue. On essaie de se convaincre qu�il faut peut-�tre, pour comprendre un tantinet, placer le discours prononc� par Abdelaziz Bouteflika le 8 mai dernier � S�tif dans la rubrique �discours de campagne ! Paroles de salle de f�tes ou de gymnase destin�es � provoquer un effet imm�diat ! Vite aux urnes ! Le monde nous regarde. Mais les paroles font un petit tour. Puis s�en vont ! Auquel cas, deux remarques s�imbriquent. D�abord, on n�est pas oblig� de prendre. Les grandes affirmations lyriques, c�est comme les promesses, elles n�engagent que celles et ceux qu�elles �meuvent. Deuxio : il n�est pas incongru, dans une campagne o� l�on s�implique avec armes et bagages, de titiller un peu l�instrument de l�histoire et m�me celui de la religion pour gagner des auditoires, en l�occurrence d�j� acquis. Oui, comparer l�acte de voter au 1er Novembre ou au 8 Mai et �voquer les forces du mal, c�est �tre en plein dedans. Des commentateurs ont qualifi� de �sortie� ce discours. Je dis bien sortie, c'est-�-dire contraire d�entr�e. Et cette �sortie �tait, nous diton, attendue. Tr�s attendue m�me. Et de longue date�. Au vrai, la seule sortie attendue, c�est celle � laquelle semble se r�signer la g�n�ration en question. Sinc�rement ou tactiquement ? Biologiquement, c�est s�r ! La g�n�ration des �vieux� qui tire la l�gitimit� du pouvoir de sa participation � la lib�ration � r�elle ou fantasm�e � du pays pour conduire ce dernier dans le mur, cette sortie-l�, les jeunes l�attendent depuis quasiment toujours ! �a y est, c�est fini. C�est m�me un chou�a trop. Ils ont trop tard�. Ils auront tout plomb�. Pas un jeune ne peut surgir s�il n'est adoub� par eux-m�mes et sit�t b�ni, il est d�j� �vieux�. On a vu des �vieux� de trente ans. Comme quoi, si le courage n�attend pas le nombre des ann�es, la vieillesse non plus� Les �vieux� de la guerre de lib�ration ont pris go�t au pouvoir qu�ils ne quitteraient pour rien au monde ! �a, on le sait depuis toujours. Alors qu�est-ce qui justifie cette �sortie� de Bouteflika ? Comme tous les observateurs, on a saisi qu�il lui est essentiel d�invoquer des arguments attractifs pour que les Alg�riens, d�sabus�s, aillent voter aux l�gislatives. Et quoi de plus attractif que de dire, en quelque sorte, votez et je vous promets que l�on s�en ira. Que ne feraient pas les Alg�riens dans cette r�jouissante perspective ? Faut-il se rappeler que de tels propos sur l�obsolescence d�une g�n�ration au pouvoir ont �t� tenus par lui en 2005. Ce n�est pas de l�in�dit !... C��tait formul� autrement mais c�est bien de cela qu�il s�agissait lorsqu�il d�clarait au d�but de son deuxi�me mandat : �La l�gitimit� r�volutionnaire, c�est fini, c�est fini, c�est fini.� Nul n�ignore que la �l�gitimit� r�volutionnaire�, c�est ce par quoi les d�ficients d�mocratiques ont pris et conserv� le pouvoir qu�ils con�oivent visiblement comme un don de quelque force divine qu�ils garderont � vie. Raison de plus pour se m�fier. Apr�s 2005, on a eu le pire dans le contraire. �La l�gitimit� r�volutionnaire� est en quelque sorte entr�e dans la Constitution. Troisi�me mandat et tutti quanti� Voil� donc pourquoi il ne faut pas prendre pour argent comptant les flammes d�un discours �lectoral. Cependant, dans l�absolu, il a raison. Dans ce pays peupl� massivement de jeunes, c�est le mince pourcentage des �vieux� qui impose encore la mani�re de diriger dans une sorte de path�tique navigation � vue, � une immense majorit� qui, par l��ge et la culture, n�entend rien aux r�f�rences brandies par le pouvoir. Devant la manipulation des symboles, les jeunes se posent, tout le monde le sait, une seule question : ��a rapporte quoi d��tre ancien moudjahid ?� De m�me que quand on parle des �lections l�gislatives, l�unique interrogation qui manifeste sa pertinence est : ��a gagne quoi, un d�put� ?� Le seul fait que ces deux questions deviennent in�vitables est en soi la condensation d�un immense �chec. Et l��chec n�est pas seulement dans le fait que l��crasante majorit� des jeunes Alg�riens ne connaissent pas les noms des h�ros de la lib�ration. Il est aussi et surtout dans ce g�chis moral d�coulant de la prouesse d�avoir transform� l�or de l�enthousiasme populaire pour le pays en plomb de sosie de dictature r�glable en intensit�. La �sortie� de Bouteflika � S�tif proc�de de ce qu�elle d�nonce, c'est-�-dire une certaine forme de messianisme r�sumant toutes les exigences en une seule : l�homme providentiel ! Le pr�sident, et cela aussi n�a �chapp� � personne, jouait dans ces l�gislatives sa propre image. Il a projet� celle-ci au miroir du �printemps arabe�. La meilleure preuve est qu�au lieu de recevoir le constat de la fatigue d�une g�n�ration comme l�espoir de l�arriv�e au pouvoir de jeunes issus des r�alit�s d�aujourd�hui, la salle s�est mise � le �supplier� de rempiler pour un� quatri�me mandat. On ne se refait pas !


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