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TIZI-OUZOU
Quand le banditisme tourne à l'industrie
Publié dans Le Soir d'Algérie le 17 - 09 - 2012

Vol de véhicules, agressions, cambriolages, vols, rackets, faux barrages… Le grand banditisme n'en finit pas de semer la terreur à travers les quatre coins de la wilaya en dépit des efforts consentis par les services de sécurité, jugés insuffisants eu égard à cette exponentielle recrudescence de la criminalité.
Ainsi, l'on croit savoir, selon une source généralement bien informée, que plus de 500 «foyers de criminalité » auraient été comptabilisés au niveau de la wilaya. Certaines régions sont plus particulièrement ciblées par le grand banditisme à l'instar de cette partie sud de Tizi-Ouzou qui englobe les daïras des Ouacifs, Ouadhias, Beni- Douala, Maâtkas, Boghni, Draâ-El- Mizan et Tizi-Gheniff. En effet, ces circonscriptions qui comptent quelque 24 communes souffrent aussi des affres du terrorisme où plusieurs bases arrière de l'ex-GSPC s'y trouvent. Nous pourrions citer entre autres Amjoudh, El- Maj, Takhoukht, Boumahni... Ce qui laisse supposer qu'il existe bel et bien une interconnexion entre les terroristes islamistes d'Aqmi et les brigands qui tiennent quelquefois des territoires et des axes routiers tout entiers à l'image de ce CW128 considéré comme un no man's land par ces usagers qui ont toujours la peur au ventre quand ils empruntent cette voie qui relie Boghni à Tizi- Ouzou. Ainsi, quelquefois on trouve des lieux de débauche dans des endroits réputés pour être des fiefs des islamistes armés, mais ces derniers n'ont curieusement jamais inquiété leurs propriétaires. Le blanchiment d'argent est évidemment impossible à contrôler par les services de sécurité. Ce qui favorise ainsi la recrudescence et la naissance même d'autres réseaux du grand banditisme qui se nourrissent de la petite délinquance. Le kidnapping est devenu tout bonnement une industrie. Les ravisseurs négocient avec les familles des victimes et finissent par trouver un «marché», les rançons payées, les otages libérés et la République médusée ! Invraisemblable, c'est comme si l'Etat n'existe plus dans cette région. Les centaines (environ 740) descentes policières de la SWPJ de Tizi-Ouzou, les 6 833 interpellations et une centaine d'inculpés déférés devant la justice en un seul mois n‘ont pas suffi à juguler toute cette insécurité qui frappe de plein fouet les villes et les villages, mais aussi les routes et chemins dont certains sont devenus de véritables coupegorges. Des dizaines de véhicules ont été volés depuis 2010 et la plupart de ces crimes n'ont toujours pas été élucidés à ce jour, au grand dam des victimes. Des centaines de citoyens blessés par leurs agresseurs dans des attaques à main armée dans des faux barrages sont toujours traumatisés. Il mérite de rappeler que certaines communes ne disposent tout simplement pas d'aucun service de sécurité à l'image par exemple des communes de Tizi n'Tleta, Ath Zmenzer, Souk-El-Tenine, Aït Bouaddou, Agouni Gueghrane, Frikat, Bounouh, Aït Yahia Moussa, Beni Aïssi... L'ambitieux projet d'implantation de brigades de Gendarmerie nationale à travers l'ensemble des communes qui n'en disposent pas est en veilleuse et ce ne sera sans doute pas pour demain que cela pourrait être concrétisé en raison de différentes contraintes (souvent foncières) que rencontrent les municipalités, et probablement pour d'autres raisons aussi que nous ignorons. C'est dire, en somme, que c'est tout un plan Marshall qui est nécessaire pour cette wilaya pour endiguer cette insécurité grandissante qui a touché tous les villages autrefois havres de paix.

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