Le lait en sachet sera mieux distribué    Les petites bourses à rude épreuve    U17: Belmadi encourage les Verts    245 nouveaux cas et 5 décès en 24 heures    Les syndicats de la santé interpellent Benbouzid    De nouvelles conditions imposées sur les véhicules    Le rapport Stora doit "interpeller la classe politique française    Abdelaziz Rahabi : «Le rapport Stora ne prend pas en compte la principale demande historique des Algériens»    Le Real Madrid communique au sujet de l'Inter et Hakimi    Importation de véhicules : Tirs groupés contre Ferhat Aït Ali    L'affaire de l'autoroute Est-Ouest renvoyée à la fin de la session criminelle    Bientôt des marchés de gros des dattes    Pour faire face à une forte demande en eau dans les zones côtières : Des avis d'appel d'offres pour trois stations de dessalement    Exportation des services numériques algériens    Début de la période des candidatures pour l'autorité exécutive unifiée    La Centrafrique proclame l'état d'urgence    HRW demande une enquête "rapide et impartiale"    Calme relatif en Tunisie    Un prêtre enlevé mardi retrouvé mort    Nairobi annonce la mise sous contrôle de la deuxième vague d'invasion de criquets pèlerins    Le procès de nouveau reporté    Le Hirak réinvestit la rue    L'ESS se reprend, le MCA se relâche, les visiteurs se lâchent !    Décès de l'ex-joueur Mohamed Zaoui    La Tunisie s'impose sur le fil et s'offre une finale contre l'Algérie    Farès retrouve la compétition    Deux joueurs du Zamalek suspendus face au MCA    Zemmamouche, une année sans jouer !    Le boy-scout révolté    Loi électorale : un autre recadrage pour brider les votes ?    - Aït Ali l'automobile - Biden contre le mur - Le Cnes newlook - Le vaccin arrive, le printemps pas loin    Stratégie retenue pour l'acquisition du vaccin contre la Covid-19 : Les mauvais calculs des autorités    Les syndicats mitigés    Une plateforme pour suivre les travaux de Seaal    Enième engagement pour la livraison des projets de réhabilitation des 5 hôtels du secteur public    Ils ont été condamnés à des peines de 2 à 6 mois : Tadjadit et ses codétenus quittent la prison    Il a tancé plusieurs de ses ministres : Abdelaziz Djerad insatisfait du staff gouvernemental    Le lycée Kerouani de Sétif retrouve son éclat    ...CULTURE EN BREF...    Béjaïa "La perle de la Méditerranée"    Un Salvator Mundi de l'école de Léonard de Vinci retrouvé chez un Napolitain    Le Liban restitue deux icônes religieuses du XVIIIe siècle à la Grèce    Oum Siham, une poétesse engagée pour les bonnes causes, s'en va    El Ançor: Plus de 4 millions DA pour l'assainissement à la plage des Andalouses    LA CRISE ET LES ESPOIRS    Gouvernance et Affaires de l'Etat: Le départ de Laagab de la présidence officialisé    «En 1981, les Américains ont proposé l'Algérie pour le prix Nobel»    Jijel : Amarrage d'un bâtiment français à Djendjen    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





THÈME D'UNE ETUDE COMPARATIVE DE OMAR TARMLIT, DOCTORANT EN LITTERATURE COMPAREE À PARIS VIII
L'oppression politique et sociale dans le Procès de Kafka et les Vigiles de Djaout
Publié dans Le Soir d'Algérie le 14 - 05 - 2013

L'oppression politique et sociale dans Le Procès de Kafka et Les Vigiles de Djaout est une étude comparative menée par Omar Tarmlit, un jeune doctorant en littérature comparée à l'université Paris VIII.
Le mémoire soutenu sous la direction de Zineb Ali Ben Ali, une spécialiste en littérature comparée et de la littérature maghrébine d'expression française, vient de faire l'objet d'une édition à Paris chez Mon Petit Editeur. Omar Tarmlit tente de comprendre comment se décline le thème de l'oppression dans ses variantes politique, sociale et psychologique dans les Vigiles de Tahar Djaout et le Procès de l'écrivain tchèque Frantz Kafka. D'emblée, le jeune chercheur prévient que son souci «n'est pas de faire l'inventaire de tous les comparables possibles» entre les deux productions littéraires des deux romanciers que rien ne rapproche, a posteriori, du point de vue de l'expérience scripturaire et dont les romans, en dehors de leur caractère universel d'œuvre littéraire, n'entretiennent pas de relation de voisinage sur les plans historique, culturel et linguistique. «Ce travail s'inscrit plutôt dans une dynamique de recherche, d'investigation, de tâtonnement, de repérages de points de connexion pouvant fonctionner comme une chaîne de signifiances entre ces deux productions littéraires», dira O. Tarmlit. Ces précautions méthodologiques qui président à la mise en route de sa recherche mises en avant, l'auteur s'est employé à détricoter la problématique de l'oppression immanente aux deux romans et qui s'élabore avec «les singularités » propres au contexte de production de chacune des deux œuvres. D'un côté, il y a, dans le procès de F. Kafka, une justice bridée par un système totalitaire, oppresseur et injuste dans un contexte politico-idéologique du système communiste dominant à l'époque décrite (dans Le Procès de F. Kafka) et, de l'autre, nous avons dans les Vigiles de T. Djaout un ordre oppresseur d'un autre type imposé par une armada de vigiles corrompus et cupides tapis dans une administration omnipotente. «Cette continuité thématique supposée entre les deux œuvres se laisse saisir à un autre niveau, celui de la symbolique des personnages, les Vigiles chez Djaout et les Inspecteurs chez Kafka. Dans Le Procès, l'écrivain tchèque nous met aux prises «avec un homme, Joseph K., fondé de pouvoir dans une banque, qui, un beau matin, voit arriver chez lui deux gaillards, qui lui stipulent qu'il est arrêté. Lui est innocent, du moins, c'est ce qu'il dit. Mais l'est-il vraiment ? Pour quel motif est-il arrêté ? Nul ne le dit, mais «la loi», le sait, et ses voies sont impénétrables, elles aussi. Son procès commence mais nul ne sait où, pourquoi ni comment, ni sur quels documents, ni qui en sont les acteurs judiciaires». Dans les Vigiles de Tahar Djaout, beaucoup d'indices et d'ingrédients narratifs sont mis en scène pour créer une ambiance semblable à celle du Procès de Kafka. Jeune inventeur, Mahfoud Lemdjad, le personnage principal de les Vigiles met toute son intelligence et son talent pour tenir la promesse qu'il s'était faite depuis son enfance : ressusciter le métier à tisser, l'instrument héritage de sa grand-mère et qui perpétue le souvenir du visage et les gestes de son aïeule. Toutes ses démarches entreprises auprès de l'administration pour obtenir son passeport afin de se rendre à la foire aux inventions qui se trouve dans un pays d'Europe pour faire breveter son invention se heurte aux obstacles dressés sur son passage par les représentants d'un ordre bureaucratique absurde et autoritaire qui impose au personnage qui de simple requérant de documents administratifs se retrouve le jouet d'un système administratif omnipotent dont le premier représentant se trouve à la mairie : le planton ainsi décrit : «Un homme d'âge mûr (...), l'un de ces anciens combattants qui cumulent une pension de guerre, une retraite anticipée, un fonds de commerce et un boulot assis» et qui impose sa loi au jeune inventeur qui se soumet à l'exercice fastidieux et surréaliste d'expliquer les détails techniques de son invention au préposé au guichet de l'accueil qui est analphabète mais fort de son statut de planton et de sa légitimité d'ancien combattant. En face, Mahfoud Lemdjad dont le savoir et l'intelligence ne lui sont d'aucun secours devant le sentiment d'anéantissement et de culpabilité qui naîtra de l'affrontement inégal qu'il devra mener, à son corps défendant, contre une machine bureaucratique qui symbolise la toute puissance d'un pouvoir absurde, arrogant et oppresseur. Voici revisités, grâce et à travers l'étude d'Omar Tarmlit, deux romans majeurs dont les auteurs ont marqué leur époque. Les thèmes qui y sont abordés sont d'une brûlante actualité. Dans le Procès de F. Kafka, comme dans les Vigiles de T. Djaout, c'est une satire sociale qui nous est livrée. Chacun à sa façon et suivant leur époque, les deux auteurs posent un regard sur la société, en se jouant de la façon dont le pouvoir est exercé via les différents appareils de l'Etat et ses représentants. Par l'entremise de la satire et de l'ironie, l'on est invité à s'interroger avec gravité sur les notions du pouvoir, de la liberté et de la loi.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.