Les riverains des boulevards Souidani-Boudjemaâ, 1er-Novembre, du centre-ville de Guelma, expriment crânement leur colère et leurs convictions. Ils dénoncent les nuisances qu'ils subissent au quotidien. Dans leur collimateur : la congestion urbaine du trafic. Un mal qui a gagné considérablement, ces dernières années, en profondeur et en étendue. La mise en place de nouveaux feux tricolores et la création d'une troisième voie, notamment à l'intersection du boulevard de la Sonacome sont, globalement, de bonnes mesures. Mais le problème, c'est l'absence d'une vision globale et de concertation. Afin de mieux cerner les problématiques de circulation dans la ville de Guelma. «Où les voitures vont-elles se garer ? Toutes les artères de la ville sont déjà bien encombrées !» s'inquiètent les citoyens. Les rues Jugurtha, Patrice-Lumumba, Abdelkrim-Bouhafs, sont à double sens ce qui a créé des engorgements redoutables. Sans parler des stationnements anarchiques et des doubles, voire des triples files qui se constituent au boulevard Souidani-Boudjemaâ. Et cela, presque à toute heure. « Si vous avez le malheur de vous trouver là, aux heures de pointe, vous avez intérêt à être patient ! Surtout pour supporter les klaxons stridents, les nuisances sonores générées par les deux roues à moteur... On attend toujours ce plan de circulation pour redonner de l'air à notre quartier qui se trouve asphyxié !» nous déclare un habitant du grand bâtiment, «le quatrième» du boulevard Souidani-Boudjemaâ du centre-ville. L'accroissement extraordinairement rapide du nombre de véhicules automobiles, ces dernières années explique ce phénomène. À Guelma, les véhicules couvrent en effet, une grande partie des chaussées de la ville dont la capacité d'encombrement a pris des proportions alarmantes. La ville ne cesse donc de bleuir de ces excès congestifs qui deviennent source de conflits sociaux, de disputes... au quotidien. Voilà qui, en plus de la pollution de l'air, fait de Guelma une cité qui étouffe. Les Guelmis pointent du doigt l'augmentation galopante du parc automobile, qui se caractérise par ses embouteillages. Autant Guelma attire par la beauté de son patrimoine historique, culturel et naturel, et autant elle suscite des soucis quant à l'encombrement de ses routes et l'état très peu reluisant de leur mobilité. Surtout qu'une écrasante majorité de ses riverains a recours au déplacements motorisés. Une voiture fait un tonneau à Bouchegouf, le conducteur meurt sur le coup L'hécatombe sur les routes de Guelma se poursuit. Encore un mort à Bouchegouf. Un homme âgé de 35 ans a péri dans un accident de la route, mercredi dernier. Sa Citroën, immatriculée dans la Wilaya de Souk-Ahras a quitté la route pour une raison non encore déterminée, vers 16h55, sur un chemin rural au lieu-dit Bouzitoune, dans la commune de Bouchegouf, rapporte jeudi la cellule de communication de la Protection civile de la wilaya. Après avoir quitté la chaussée, le véhicule a fait un tonneau. Son conducteur est mort sur le coup, selon la même source. Le corps de l'automobiliste a été transporté par les secouristes de la Protection civile à l'EPH de Bouchegouf. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour élucider ce drame.