Décès de l'ancien ministre et membre du Conseil de la nation Chems Eddine Chitour    inDrive rejoint la communauté des «Unicorn» du Forum économique mondial    « La rationalisation des dépenses publiques ne signifie pas l'austérité »    Vers l'avènement d'un nouvel ordre mondial multipolaire    Les forces de l'occupation mènent un raid à al-Bireh et au nord de Jérusalem    Huit missiles iraniens sur 10 lancés contre l'entité sioniste ont atteint leurs cibles    En prévision de la CAN-U23 : Saïfi retient 24 joueurs pour le deuxième stage à Alger    Une nuit sous tension, qualification au bout du chaos    Tour d'Algérie de cyclisme 2026 : le Polonais Kotulski gagne la 3e étape, le Belge Lauryssen toujours leader    Une journée éducative sur l'environnement au profit des élèves de l'école Redjem Bouzid à Belacel    L'importance de la transition agro-écologique soulignée    Arrestation de deux dealers    Quand la bibliothèque d'un archéologue change de pays    Plus de 55 films de 20 pays en compétition    Célébration vivante des richesses culturelles du Sud algérien    L'exemption de la condition de représentation des femmes dans les listes ne dispense pas de la représentation féminine mais uniquement du quota    21 nouveaux avocats prêtent serment    Les supporters sénégalais face à une impasse judiciaire et diplomatique    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



LETTRE DE PROVINCE
Le pr�sident et le vizir aux abois Par Boubakeur Hamidechi [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 10 - 11 - 2007

Il ne devrait pas trop se plaindre des attaques personnelles dont il est la cible en cette saison. L�obscur enseignant qui, jadis, ferraillait � Tiaret dans la tristounette JFLN afin de se faire un nom devrait plut�t s�en r�jouir. Lui, que le hasard et la bienveillance de la cooptation propuls�rent � la d�putation en 1976 et que la connivence de 1999 lui fit gravir les plus hautes marches du pouvoir, ne peut que b�nir ses d�tracteurs. Pour se convaincre que ce qui lui arrive n�est que la d�me � payer � sa trop grande visibilit� politique, il lui suffit de se rappeler que celle-ci se mesure justement � l�intensit� de l�adversit� et au nombre des vol�es de bois.
Comment, lui, peut-il oublier le rite initiatique de la r�ussite politique ? Celui qui enseigne � tout imp�trant de solliciter en toutes occasions la m�diatisation quitte � ce qu�elle tourne � vos d�pens� �Parlez de moi, m�me en mal, mais surtout n�arr�tez pas de le faire �� Lui qui occupe une position dominante ne devrait donc pas s�en offusquer � demi-mot aupr�s de la presse. Car l�on ne s�accapare pas impun�ment de la fonction de chaman d�un parti politique en vue et l�on ne la cumule pas avec celle de premier janissaire de l�ex�cutif si l�on n�a pas la carapace �paisse. Auquel cas il est pr�f�rable de revenir � l�enchantement du marchand d�alphabet que l�on fut, m�me si dans les manuels de lecture l�hymne national est inconsciemment tronqu�. Pr�tendre servir � la fois le bien public et promouvoir une doctrine partisane ne va pas sans de redoutables passes d�armes ni proc�s d�intention. Mais allez savoir qui ceux-ci visent-ils � travers lui ? En effet, un Belkhadem contest� simultan�ment par les caciques de sa famille (lire l�interview de Bounekraf au Soir d�Alg�rie du jeudi 8 novembre) et les alli�s ext�rieurs, cela ne fait en v�rit� probl�me que pour le pr�sident, contraint de jouer au pompier face au m�contentement qui souffle dans son premier cercle. Autant inviter le porteur d�eau devenu l�homme des nouvelles discordes � ne plus mettre en valeur son r�le fictif en cherchant plut�t � s�en remettre � celui qui fit de lui un diplomate avant de le placer � sa �droite� dans l�ex�cutif. C�est que le bouteflikisme, caract�ris� essentiellement par l�exc�s de calculs, a, cependant, rarement fait des choix heureux en mati�re de premiers ministres. En 9 ans, il en changea cinq fois et pour deux d�entre eux la d�cision ressemblait � la guillotine politique. Publiquement brutale avec Benflis et secr�tement exp�di�e avec Ouyahia. Mais si dans ces deux cas le chef de l�Etat a pu conforter son autorit� en ayant le dernier mot, il n�en serait pas de m�me dans le contexte trouble que vit actuellement le pays. Comment n�gocier le cas Belkhadem sans donner en m�me temps l�impression qu�il obtemp�re � la pression des lobbies internes ? Ce fid�le, trop encombrant d�sormais parce qu�il a en toutes circonstances ex�cut� ses ordres, concentre sur sa personne trop de critiques pour le re-l�gitimer publiquement afin de ne pas s�exposer � son tour � des d�fections dans ses r�seaux. Le travail fractionnel qu�il aurait accompli au sein des instances du parti du �pr�sident � lui vaut d�j� de dures r�pliques de la part du noyau de la direction ; de m�me qu�avec sa casquette dans l�ex�cutif il s�est taill� une r�putation d�impr�voyant, inapte � ma�triser les questions les moins sophistiqu�es. Apparatchik revanchard pour certains militants de son parti, il est en m�me temps un pi�tre intendant chez les technocrates qui le c�toient. Comment donc sauver le soldat BelKhadem, ignorer ceux qui l�ont d�stabilis� et en m�me temps d�samorcer une grogne s�rieuse tout en s�am�nageant de nouveaux espaces de man�uvre dans la perspective de 2009 et au-del�, si, bien s�r, bilans m�dicaux et affinit�s de clans s�accordaient pour un autre feu vert ? Voil� ce qui est attendu de Bouteflika sous forme de message cod� d�livr� ces jours-ci � partir du FLN ; et cela, de la part de ceux qui croient toujours en son leadership mais refusent de cautionner un seul instant son homme-lige. A l�oppos� de ce qui est arriv� � Benflis et � moindre co�t politique � Ouyahia, l�initiative qui lui est sugg�r�e ressemble plut�t � une mise en demeure. N��tant plus ma�tre du jeu des chaises musicales, dans lequel il a excell�, il se trouve paradoxalement dans l�inconfortable dilemme de c�der tactiquement en le sacrifiant sur l�autel de ses hypoth�tiques ambitions ou bien r�sister � cette exigence et perdre une bonne partie de l��lite �troufi�re� qui l�a accompagn� dans tous ses coups tordus�Ah ! Le putschisme du FLN ! D�un changement � l�autre, les contextes sont, comme on le voit, diff�rents. Ainsi, quand il a fallu remercier Ouyahia il s�y �tait pris au moment o� il y avait le moins de pression si bien que l�initiative lui fut attribu�e surtout qu�il eut sur le moment le trait de g�nie de ne r�pudier que le chef du gouvernement, lui imputant la totalit� des �checs. Avec le SG du FLN, le sc�nario qui reste � �crire sera diff�rent d�s lors que l�hypoth�se de son d�part finira par contresigner sa propre panne. La confiance mise en cet homme sans id�es sinon celle du chef, et droit dans ses bottes jusqu'� ne jamais prendre d�initiatives sans, au pr�alable, en r�f�rer en haut-lieu, r�sume parfaitement l�actuelle inertie de l�appareil d�Etat. Qu�il le remplace et il admettra le constat ou qu�il le maintienne et il s�exposera � ne plus avoir personnellement de projet d�avenir. M�me dans l�hypoth�se de son limogeage, le changement ne sera pas facile � effectuer dans la mesure o� m�me les ministres en place trop longtemps doivent c�der leurs portefeuilles. De plus, en sa qualit� de chef de l�Etat, il est tenu d��laborer une nouvelle feuille de route et faire une nouvelle d�claration de politique g�n�rale. Mais le peut-il lorsque le temps lui est d�sormais compt� ? Dans sa r�cente d�claration � la radio, Belkhadem parle sans trop de conviction d�un possible remaniement minist�riel apr�s le scrutin du 29 novembre. Lui qui a pris l�habitude de multiplier les effets d�annonce n�est que partiellement cr�dible cette fois-ci encore dans la mesure o� en bonne logique institutionnelle l�on ne voit pas de cause � effet entre le renouvellement des institutions d�lib�rantes locales et son impact sur la composante de l�ex�cutif. Car, quand il a fallu proc�der � ce changement surtout dict� par la logique institutionnelle, au lendemain des l�gislatives Bouteflika n�y avait pas vu la n�cessit� jusqu�� reconduire le pr�c�dent avec une d�sinvolture qui a �tonn� sur le moment les observateurs. Ceci pour dire que ce chef du gouvernement plastronne plus qu�il ne gouverne. Pour avoir �t� d�menti maintes fois dans ses assertions tapageuses, il trace � son corps d�fendant la marge �troite dans laquelle l�a confin� El- Mouradia alors qu�il ne cesse de faire accroire qu�il a la bonne oreille du pr�sident. Une illusion que les sph�res dirigeantes du FLN ont fini par admettre jusqu�� s�affranchir de l�omerta interne pour certains d�entre eux. N��tant plus ma�tre de la suite de sa carri�re, Belkhadem ne peut plus que surench�rir sur ses ��tats de service� aupr�s du pr�sident. Mais ce dernier peut-il encore �tre sensible � ses pri�res quand lui joue son destin dans les mois qui restent ?

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.