Des milliers de manifestants se dirigent vers la Place des martyrs    Fin du délai de dépôt des candidatures aujourd'hui    Khalifa Haftar loue les services d'une firme de lobbying américaine    Un terroriste capturé à Tamanrasset    Boumerdes : intoxication de 41 élèves à Chaâbet El Ameur    Les algérois manifestent malgré la répression    MCO - Mekkaoui: «Prendre au sérieux ce match du NAHD»    Lancés dans le bain avec succès, Louizini et Djahdou représentent l'avenir du club    CSC - El Amri: «Face à l'USMA, on respectera l'éthique»    Le Botswana lève l'interdiction de chasser l'éléphant    Indonésie: sept morts dans des affrontements post-électoraux    Huawei prépare son propre système d'exploitation    Norvège: le chômage a son plus bas niveau en mars    Le rebond économique mondial compromis par la guerre commerciale    VENDREDI 14ème : Une transition pour rouvrir l'espace-nation algérien obstrué    Le Front Polisario regrette la démission de Horst Kohler    L'Algérie certifiée exempte de Paludisme par l'OMS    Un éveil populaire pour une Algérie disruptive (Partie 1)    14e vendredi de marche : Le peuple dit non à l'élection du 4 juillet    Football : Le gouvernement Bedoui veut s'attaquer à la violence dans les stades    En bref…    L'ES Tunis veut prendre une option face au WA Casablanca    Annaba : Le wali interdit un iftar collectif en présence de maître Bouchachi    Probium et l'Are-Ed, deux associations qui marquent la Journée mondiale de la biodiversité    Cher futur Président, je te veux…    Etudiants : Hirak, Ramadhan et examens    En bref…    Haizer : Deux exclus de logements sociaux entament une grève de la faim    Le trip de l'amour et ses revers    La presse a toujours été le souffre-douleur des régimes…    L'Encre de la liberté de Hocine Redjala : Un film documentaire sur la liberté d'expression en Algérie,    Edition du 24/05/2019    Le Soudan à l'heure d'une révolution incertaine    Des centaines de travailleurs et travailleuses de Rouiba-Réghaïa demandent à Sidi Saïd de dégager    Gaïd Salah nie toute «ambition politique»    Le FCE sous l'influence des résidus de l'ère Haddad ?    Le procès de Kamel El Bouchi reporté au 19 juin    Mustapha Djallit sera désigné manager général du club    Le duel jusqu'au bout !    L'ONU et l'UA dénoncent les ingérences en Libye    ACTUCULT    Pari gagné !    Au cœur de la violence intégriste    La nuit du conte pour rallumer l'âtre de grand-mère    552 centres d'examen et 3.830 encadreurs: Plus de 33.000 candidats attendus aux examens de fin de cycle primaire    Elections européennes dans un fort climat eurosceptique    Le tombeau de la chrétienne comme vous ne l'avez jamais vu!    OCDE : L'organisation plus pessimiste sur le commerce mondial et la croissance    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Neuvième marche contre le système.. Des marées d'étudiants dans les rues
Publié dans Le Temps d'Algérie le 23 - 04 - 2019

Munis de banderoles et vêtus des drapeaux algériens, ces jeunes se disaient déterminés à poursuivre leur mobilisation, jusqu'à l'instauration d'une vraie démocratie.
Plus fort que jamais, le mouvement des étudiants se poursuit et touche tout le territoire national. Plusieurs milliers d'étudiants et leurs enseignants ont battu le pavé dans les différentes rues du pays, pour scander le départ du système actuel et ses symboles. Munis de banderoles et vêtus des drapeaux algériens, ces jeunes se disaient déterminés à poursuivre leur mobilisation, jusqu'à l'instauration d'une vraie démocratie. Classée deuxième après celle du vendredi, la marche des étudiants reflète la détermination et la volonté de ces jeunes, à vouloir libérer le pays des fléaux qui le rongent depuis plusieurs décennies. Main dans la main, ils ont décidé de donner une leçon au pouvoir, en manifestant pacifiquement pour l'instauration d'un Etat de droit. A leur neuvième manifestation, les revendications de ces jeunes n'ont pas changé. Celles de tout le peuple algérien, leurs demandes exigeant le départ immédiat des «2B» (Bensalah et Bedoui).
Les deux chefs en poste, de l'Etat par intérim et du gouvernement attisent la colère de tout le peuple. Algériennes et Algériens observent depuis le 22 février dernier des rassemblements, marches, grèves… pour exiger le départ de ces deux personnalités, autrefois très proches du clan du président sortant, Abdelaziz Bouteflika. En outre, à l'instar de tout le peuple, les étudiants refusent catégoriquement les décisions prises par Bensalah, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle le 04 juillet prochain. Dès les premières heures de la journée d'hier, les algériens se sont réveillés sous les slogans hostiles, répétés par plusieurs milliers d'étudiants contre Bensalah. A Alger, Constantine, Oran, Mila , Tlemcen, Bouira, Tizi-Ouzou, Béjaïa…
Ils ont crié d'une seule voix : «Les étudiants ne se présenteront jamais aux urnes le jour du vote, en signe de révolte !». Et ajoutent : «On demande le départ de tout le système. Tous les responsables doivent plier leurs bagages et partir !». La détermination de ces jeunes à bâtir une nouvelle Algérie est inébranlable. Malgré toutes les magouilles montées par le pouvoir pour leur faire rebrousser chemin, ces jeunes sont décidés à aller de l'avant. Répression des policiers, menaces des responsables, risque d'une année blanche… Rien ne semble pouvoir leur tenir tête. Pendant cette sortie, ces jeunes ont appelé la justice à prendre effet, contre toutes les personnes qui ont dépouillé le pays de ses richesses. «Win rahi el Adala, Win rahi ! (où est la justice !)», scandaient-ils sur l'absence de la justice durant les dernières années. Ils ont dénoncé le silence de cette dernière pour l'implication des personnalités politiques dans des affaires de corruption.
Ces gens n'ont pas le droit de quitter le pays sans rendre des comptes sur leurs activités, répliquaient ces jeunes. Depuis le début du «Hirak», le peuple n'a pas changé ses revendications. Jusqu'à aujourd'hui, le «Yetnahaw Ga3» est toujours maintenu. «Talaba Ghadiboun li Bensalah rafidoun ! (étudiants en colère, et refusent Bensalah !)» ; «système dégage !», «On ne veut pas qu'on nous vole notre révolution !», ont longuement scandé les manifestants, qui sont en grève d'une semaine renouvelable. En effet, certains établissements universitaires sont, depuis quelques jours, paralysés par une grève générale observée par les étudiants, qui aspirent à une Algérie démocratique, où la corruption sera endiguée par une justice indépendante.
Un policier demande à Bouhired de quitter les lieux
A Alger, la mobilisation des étudiants était très forte. Plusieurs centaines d'universitaires ont sillonné, tout au long de la journée d'hier, les principales rues de la capitale. Audin, Hassiba, 1er mai, Didouche Mourad… ont été encerclées par un important dispositif de police anti-émeute. Usant pour certains de la force contre ces jeunes, ces policiers leur ont barré la route, pour les empêcher de rejoindre les marches de la Grande Poste. Ce comportement nuisant à la nature pacifique de la marche n'a pas laissé indifférente la Moudjahida, Djamila Bouhired. Au moment, où elle s'est approchée d'un policier pour dénoncer le comportement de ses confrères, ce dernier s'est tourné vers elle, et lui a demandé de partir. Ce comportement indigne des forces de l'ordre a provoqué une colère noire chez les étudiants.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.