Révision du code de l'information, Chaîne TV, publicité...: Les chantiers de Belhimer    Tlemcen: L'APW au cœur d'une polémique    L'INFORMEL    Cession des biens immobiliers de l'Etat: Plus de 747.000 dossiers régularisés    Lettres anonymes: Tebboune instruit les membres du gouvernement et responsables des corps de sécurité    Libye, la rue imposera-t-elle sa solution?    NA Husseïn Dey : Chaâbane Merzkane, le «messie» du Nasria    USM Bel-Abbès: Le wali à l'écoute des supporters    Agression et trouble à l'ordre public, les auteurs sous mandat de dépôt    Bouira: Examens de rattrapage: plus de 600 étudiants concernés    Six corps repêchés et des dizaines de personnes secourues: Drame près des côtes algériennes    MOUVEMENT PARTIEL DANS LE CORPS DIPLOMATIQUE : Le président Tebboune opère un changement    REVISION EXCEPTIONNELLE DES LISTES ELECTORALES : Début de l'opération dimanche    Le général Medjahed quitte la Présidence de la République    REDJEM DEMOUCHE (SIDI BEL ABBES) : Des bénéficiaires de lots à bâtir réclament les travaux de viabilisation    FORMATION PROFESSIONNELLE A MOSTAGANEM : Cap sur le secteur agricole    Le juge chargé du dossier ‘'Kamel El Bouchi'' inculpé    BENBOUZID AFFIRME : ‘'La situation sanitaire en Algérie est stable''    SAF SAF (MOSTAGANEM) : Les habitants du douar ‘'El Mgarnia'' demandent le revêtement de la route    Mali: appel à un retour rapide à l'ordre constitutionnel et une transition civile    Affaire Prince Ibara: l'interdiction de recrutement infligée à l'USMA levée    Décès de l'historien Abdelmadjid Merdaci: Goudjil présente ses condoléances    Libye: levée "sous conditions" du blocus sur les champs et ports pétroliers    Parution du livre "Béjaïa, terre des lumières" de Rachik Bouanani    Quelque 3300 habitations palestiniennes démolies les six dernières années    Ligue 1-USMA: l'entraîneur Ciccolini attendu dimanche à bord d'un vol spécial    CAN U17 et U20 (Qualifications): les sélections nationales en stage en septembre    Israël : le «pacte d'Abraham» et la trahison des émirs    Les 4 samedis    L'alopécie    Fraude au Bac: des peines de prison à l'encontre de plusieurs individus    La Facebook-Solidarité !    Projet de musée dédié au costume traditionnel    ANP: installation du commandant de l'Ecole d'application de la reconnaissance    Tebboune adresse une instruction aux membres du gouvernement et aux responsables des corps de sécurité    Rezig préside une réunion sur la promotion des exportations de services    Le comité de village de Tighilt-Mahmoud perpétue les valeurs de "Tajmaat"    Décès du sociologue et historien Abdelmadjid Merdaci    Des intellectuels appellent à la libération des détenus politiques et d'opinion    13,4 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire et de protection, selon l'ONU    Le dernier délai fixé au 5 octobre    Neghiz plaide la cause de Mebarakou    La renaissance de Mohammed Dib, le Simorgh    Le 11 septembre oublié ?    Des critères de diversité pour la catégorie «meilleur film» aux Oscars    CORONA, l'ennemi sans nom    La traditionnelle nouba de la rentrée de Lila Borsali passe au virtuel    Paix et subterfuges    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Acte 16 de la mobilisation estudiantine.. «La transition appartient au peuple !»
Publié dans Le Temps d'Algérie le 11 - 06 - 2019

Contrairement aux semaines précédentes, le point de rencontre a été fixé à la place des Martyrs. Depuis quelques temps, plusieurs appels ont été lancés sur les réseaux sociaux par les organisations estudiantines pour structurer cette marche.
Les étudiants plaident pour une période de transition et dénoncent le comportement répressif des forces de l'ordre. Sortis manifester dans les rues du pays pour le 16e mardi consécutif, les étudiants sont plus déterminés que jamais pour faire valoir leurs droits. La mobilisation estudiantine ne baisse pas d'un iota. Dans les rues de la capitale, ces jeunes universitaires ont battu le pavé tout au long de la journée d'hier pour le départ du système actuel. Ils ont rejeté, dans leurs slogans, les discours du chef d'Etat-major, ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, ainsi que celui de l'intérimaire Abdelkader Bensalah, qui plaident pour un dialogue regroupant la classe politique, société civile et représentants du «Hirak».
Selon ces chefs, ce dialogue est la seule solution qui reste au pays pour sortir de sa crise. Dans cette optique, les manifestants ont plaidé pour une période de transition gérée par le peuple. Car pour eux : «L'Algérie est un pays démocratique et non militaire». A 10h30, début de la marche à Alger. Contrairement aux semaines précédentes le point de rencontre a été fixé à la place des Martyrs. Depuis quelques temps, plusieurs appels ont été lancés sur les réseaux sociaux par les organisations estudiantines pour structurer cette marche. Ils ont permis à ces jeunes de facilement s'organiser pour bien réussir leur 16e acte. En effet, après s'être regroupés à la place des Martyrs, les protestataires ont marché pacifiquement jusqu'à la Grande-Poste.
Malheureusement, le caractère pacifique de cette marche a rapidement changé à cause du comportement répressif des forces de l'ordre. Dès les premières heures de la journée d'hier, un renfort extraordinaire de policiers a été déployé à travers les rues de la capitale. Barricadant l'accès au Boulevard Mohamed V ainsi qu'au tunnel des Facultés, ces agents n'ont pas hésité à utiliser la force pour barrer la route à ces jeunes manifestants. Les ordres étaient clairs : pas de pitié contre tous ceux qui manifestent dans la rue. Durant cette journée, les accrochages entre étudiants et policiers n'ont pas cessé.
S'interrogeant sur les vraies raisons de ce comportement, ces jeunes ont affirmé être décidés à poursuivre leur mouvement malgré toutes les magouilles du système. «Nous sommes l'avenir du pays, rien, ni personne ne pourra nous arrêter !», a affirmé Yasmine, une jeune étudiante en médecine. Et d'ajouter: «Notre Etat ne sera jamais militaire !». Drapés de l'emblème national, les universitaires ont, comme à leur habitude, rappelé que leurs revendications sont celles de tout le peuple. «Unis, nous réussirons à faire valoir nos droits», soutient Salim un étudiant en science politique. Pour lui, le peuple est conscient des risques que peut engendrer la situation politique du pays et tous les discours que tiennent les figures du système ne le feront pas changer de position. A cet effet, il a rappelé que «ce sont ces mêmes Algériens et Algériennes qui ont réussi à faire sortir le colonisateur français après plus d'un siècle de combat.»
Tout au long de l'itinéraire de leur marche, les manifestants ont scandé et brandi des slogans hostiles au pouvoir et favorable à l'Algérie libre et démocratique. Ils ont dénoncé la mafia politico-financière. Ils ont également affirmé que «les étudiants instruits jamais soumis !», «Etat civil et pas militaire !», «Yetnahaw ga3 !». Depuis le 22 février dernier, ces jeunes ont tenu un rôle très important dans la révolution populaire que connaît le pays. En plus des rassemblements qu'ils tiennent à l'intérieur de leurs campus, ces étudiants battent le pavé chaque mardi, pour scander le départ du système actuel et ses symboles. Même durant le mois sacré de Ramadhan, leur mobilisation n'a pas faibli. Surpassant le jeûne et la chaleur, ils ont démontré au pouvoir leur volonté de faire changer l'avenir du pays.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.