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Abderrahmane Hadj-Nacer s'exprime sur la situation politique.. «Le hirak ne doit pas avoir des représentants»
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 05 - 2019

Le mouvement populaire ne devrait pas désigner des représentants pour éviter qu'il soit manipulé et détourné dans son cap revendicatif par le pouvoir «informel».
Invité hier, à l'émission ‘'L'Invité de la Rédaction'' de la chaîne III de la Radio Algérienne, l'ancien Gouverneur de la Banque d'Algérie Abderrahmane Hadj-Nacer a estimé que «la force du Hirak en Algérie émane de la masse qui a su jusqu'à aujourd'hui détourner toutes les tentatives de divisions». «La force du peuple est d'être nombreux et surtout d'être pacifiques», a-t-il estimé. La raison pour laquelle Hadj-Nacer a indiqué que ce «mouvement ne devrait pas avoir de représentants puisque, selon lui, la faiblesse de tous les mouvements de masse est d'avoir des représentants et une organisation très visible». Il soulignera notamment, que le peuple a formulé ses revendications, dont ‘'Yetnahaw gaâ !'' (qu'ils partent tous). La population à l'unanimité dans la rue demande dans sa globalité : ‘'Yatnahaw gaâ !'', qui veut dire «balayer les modalités ayant conduit à cette situation», a-t-il expliqué.
Pour l'invité de la radio chaîne III, «face à ce pouvoir informel, le mouvement populaire ne devra pas avoir de représentation formel», précisant que «le pouvoir informel a une capacité extraordinaire pour détourner les mouvements de masses de leur objectif principal». L'ancien Gouverneur de la Banque d'Algérie a relevé à ce propos que «le peuple sait pertinemment que dès qu'une personne est désignée, ceci sera un cadeau offert à ce pouvoir qui ne veut pas changer». Définissant la situation politique que vit l'Algérie, Hadj-Nacer estimera qu'il s'agit d'une période «en finition», parce que dans le monde, il y a eu un certain nombre de changements générationnels, «qui ne se sont pas encore opérés dans notre pays», par manque de rationalité d'un système appuyé sur la superstition et non la réflexion. Pour l'ancien gouverneur de la Banque d'Algérie, le Mouvement de contestation populaire né le 22 février, a constitué «un ras-le-bol face à la situation humiliante» que représentait la tentative de reconduite de l'ancien président Bouteflika à un 5e mandat.
Ce «ras-le-bol», a-t-il expliqué l'a été en réaction à la présence «insupportable» du gouvernement algérien au Val-de-Grâce, entraîné par son chef de l'Etat à une réunion conduite «par le président Français». «Tout d'un coup est apparue la nécessité chez les Algériens de réclamer un changement qui puisse s'opérer sans destructions et sans représentation formelle, afin d'éviter que le mouvement ne soit récupéré et détourné de ses objectifs», dira-t-il. Sans les citer nommément, l'Invité a souligné que les «multiples forces occultes» venant de l'intérieur ou de l'étranger interviennent pour parasiter le Hirak. Elles ne veulent qu'une chose : «qu'il y ait des troubles en Algérie pour pouvoir justifier une remise en ordre», pour diviser le peuple. «Dès les premiers jours du mouvement, il y a eu des tentatives sournoises de division ont provoqué un instinct de survie intelligent», a-t-il soutenu.
«On a même essayé de détruire les valeurs essentielles dont se sont réclamées les gens. On a commencé à dire du mal d'Ibn Badis et de l'islam, dans des sites électroniques hébergés en France notamment, puis aux principes fondamentaux du religieux algérien. Et la remise en cause du fondement identitaire, des attaques sournoises à travers les sites électroniques». «Pour éviter que le mouvement populaire ne change de cap revendicatif de changement du système, il faut inverser la proposition. Ceci n'appartient pas à la population qui manifeste de proposer des solutions». Elle exprime, a-t-il déclaré, «des exigences, réclamant notamment un pouvoir et une économie formels», des institutions qui soient à son service et une armée dont le rôle est reconnu par la Constitution. «Nous voulons avoir un pouvoir formel économie formel, payer nos impôts une armée dont le rôle est reconnue dans la constitution, des services qui nous serve une situation institutionnelle qui nous permet d'anticiper l'avenir», a-t-il noté.


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