3 candidats pour le poste de SG du FLN    Le journaliste Sofiane Merakchi quitte la prison    Le Maroc construit une base militaire à 1 kilomètre de la frontière avec l'Algérie    Covid19: commercialisation de masques à un prix ne dépassant pas 30 DA    PLFC 2020: mobiliser tous les moyens pour couvrir les dépenses supplémentaires    L'UA attachée au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination    Afrique-Covid19: l'ONU appelle au respect des pratiques démocratiques    Foot/Enregistrement sonore: la Fifa n'aura pas à s'impliquer directement    Le Général-major Said Chanegriha présidera mercredi un colloque sur le Covid-19    ASL AIRLINES FRANCE : Programmation de 5 vols vers Paris à partir d'Alger    DURANT LES DEUX JOURS DE L'AID EL FITR : Rezig confirme : ‘'la permanence respectée à 99,44%''    APOCE : Le prix du masque ne doit pas dépasser 15 DA    TRIBUNAL DE BOUMERDES : Le procès d'Abdelghani Hamel reporté au 2 juin    BOUMERDES : Distribution de 100 000 masques médicaux    Le Parlement de Navarre appelle à la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis    AIN TEMOUCHENT : 301 contraventions pour non-respect du confinement    Corruption: report au 2 juin du procès d'Abdelghani Hamel et de son fils    Le ministre des Finances présente le PLFC 2020 devant l'APN    Covid19: 194 nouveaux cas, 171 guérisons et 8 décès en Algérie durant les dernières 24h    Foot/Révision des statuts et règlements: les travaux des sous-commissions "avancent bien"    Mohamed Bouhamidi: des ONG internationales tentent d'orienter le Hirak pour aboutir à une situation de chaos en Algérie    Création de l'Union africaine des sports de boules    Les 76 centres de torture de Mascara: témoins de la politique inhumaine du colonialisme français    Lounis Ait Menguellet célèbre la Journée de l'Afrique avec des artistes du monde entier    ES Sétif : Des contentieux en suspens…    Report de la CAN-2021 : Le Cameroun tranchera en septembre    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    La piste Zeghba se dessine    Territoires : Non Autonomes L'Eucoco rappelle le droit des peuples à l'autodétermination    Le patron de l'AIE se dit optimiste    Sonatrach bousculée en Europe    "Le texte empile contradictions et ambiguïtés"    "La santé du citoyen est notre préoccupation majeure"    Le Sahel s'enfonce dans la crise sécuritaire    Le PPE fustige la politique de la Commission européenne    "La crise sanitaire nous pousse à réfléchir sur la finalité de notre existence"    "Songs for freedom"    "Le bilan de l'Académie de tamazight est nul"    Covid-19: L'OMS suspend les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine "par sécurité"    Le ministre de la Santé: Le déconfinement, une mesure «indispensable»    Aïd El Fitr et Covid-19: Confusion et incompréhension    Tlemcen: Plus de 280 pochettes de sang collectées    SEUL UN VACCIN    Un e-Aïd inédit !    Tébessa: Youkous, un site naturel à valoriser    Une reprise graduelle et prudente    'l'automobile est trés complexe et tout est une question de compétitivité'    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La nonchalance comme programme
Point Net
Publié dans Le Temps d'Algérie le 09 - 05 - 2015

On lui connaissait une tenace bonhomie, voilà qu'on le découvre drôle. Et peut-être bien un tantinet cynique. L'incolore inodore indolore Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation à plein temps et président du RND à son corps défendant… ne sait pas qu'il y a des problèmes dans son propre parti !
Ceux qui semblent surpris qu'un leader de parti politique ignore ce qui se passe dans ses propres rangs ne devraient pourtant pas l'être vraiment, s'agissant, dans le cas précis. Cela procède à la fois de la culture politique du sérail auquel il a toujours appartenu sans le moindre état d'âme, de son tempérament personnel et des enjeux que porte en elle la conjoncture. Abdelkader Bensalah sait qu'il est président du Sénat parce qu'il fallait bien mettre quelqu'un là-bas.
S'il était possible d'accéder à ce genre de poste grâce au poids de son parti d'une manière générale ou grâce à un résultat électoral ça se saurait. Et Abdelkader Bensalah l'aurait certainement su avant beaucoup de monde. D'abord parce que l'homme n'a pas la réputation d'être un militant organique patenté et le moins qu'on puisse dire est que ce n'est pas de ce côté là qu'il attend le bruit du vent quand il est en… situation d'attente.
Ensuite parce que l'un confirmant l'autre, appartenir à un RND en situation de grâce n'est en rien un gage de promotion. Ce n'est d'ailleurs pas aux meilleurs moments de son parti qu'Abdelkader Bensalah s'est vu confier les postes de président de l'Assemblée nationale puis du Conseil de la nation.
Et c'est à un moment où on ne savait plus quoi faire du…RND qu'on en a confié les destinées à Bensalah ! Là, c'est sur qu'il va être discret jusqu'à ce qu'on décide à nouveau de lui faire dire des choses. A moins que ce ne soit pas seulement de lui faire dire des choses qu'il s'agit. Mais on n'en est pas encore là même si dans ce genre de situation, on a toujours su prendre les devants. C'est donc dans cette conjoncture où tout le monde sait qu'il va se passer quelque chose sans savoir vraiment quoi qu'on a encore pensé à Abdelkader Bensalah.
En fait, on a pensé à… Ahmed Ouyahia ! C'est une question de destin. Il est des hommes auxquels on pense quand il se passe des choses et d'autres quand on a envie qu'il ne se passe rien. Alors, on fait appel aux mêmes qui se sont mobilisés pour faire partir Ouyahia qui ne peut pas être là quand le silence est maître des lieux. Et ils viennent, sans états d'âme, que finalement il est le meilleur après avoir été le pire.
Et invitent Bensalah à quitter les lieux parce qu'il est le pire après avoir été le meilleur. Bensalah sait tout ça. Il est incolore et inodore mais il ne manque pas de perspicacité, il y a même beaucoup d'ironie dans sa dernière sortie. L'écrasante majorité des députés, sénateurs et membres du conseil national du RND demande son départ et le retour d'Ouyahia, sa destitution est imminente, il l'aurait même accepté sans faire d'esclandre et voilà qu'il répond à la presse sur la question, qu'il «ignorait» l'existence de «différends» au sein de son parti !
Feignant manifestement d'ignorer qu'il est en ce moment le problème, il suggère même les… solutions : «Calme et raison pour trouver les formules qui préservent l'unité et la stabilité du parti» ! Comme on ne peut pas le soupçonner de ne pas comprendre ce qui se passe, il reste à admirer son aplomb et son flegme. Un aplomb et un flegme qui s'expliquent : il n'a jamais demandé à être le chef du RND ! Et s'il n'a pas refusé quand on le lui a proposé, il n'y a aucune raison de râler quand on veut l'en destituer. Surtout qu'en l'occurrence, ça ne sert à rien de râler.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.