Arrestation de 4 criminels recherchés par la justice    « La visite du pape Léon XIV en Algérie »    Le pays plonge dans la pauvreté    L'ONU salue l'initiative    Coupe de la CAF : Amère élimination du CRB par le Zamalek    La JSS confirme, l'ESS se réveille, la JSK dans le doute    Algérie : lancement prochain de la formation Licence CAF A féminine    21 nouveaux avocats prêtent serment    Une journée technique de sensibilisation et d'orientation destinée aux agriculteurs    Une autrice canadienne marche 300 km pour relier 100 bibliothèques    Accueil des agriculteurs et éleveurs pour la prise en charge de leurs préoccupations    Distinction des détenus lauréats de divers concours    Mouloudji met en avant la méthodologie scientifique pour l'efficacité de l'action de solidarité    L'ouverture du détroit d'Ormuz comme solution au conflit ?    Refus de Washington de renouveler le Traité Start III des armes nucléaires    Promouvoir la place du savoir    Les supporters sénégalais face à une impasse judiciaire et diplomatique    Début de la révision exceptionnelle des listes électorales    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



J'y suis j'y reste
Publié dans Le Temps d'Algérie le 12 - 12 - 2015

A 71 ans, le directeur général de la Société nationale des transports routiers (SNTR) a été démis de ses fonctions pour être remplacé par son adjoint. L'information aurait pu être d'une rasante banalité. Des responsables d'entreprises publiques qui se font prier de «rentrer à la maison» sont mis à la retraite ou sont «appelés à d'autres fonctions», il doit y en avoir tous les jours sans que cela intéresse le Radar de Liberté (notre source) et d'autres organes de presse. Mais l'information passe rapidement de la banalité à l'inédit, puisque notre confrère nous apprend que le responsable en question est toujours en place, préside des réunions et prend des décisions qui engagent le groupe, alors que la décision de son limogeage et de son remplacement a été prise par le ministre des Transports et validée par le Premier ministre et par le holding.
Plus simplement, Monsieur le PDG n'a pas l'intention de quitter son poste et au point où en sont les choses, il ne le fera que s'il est -physiquement- débarqué. De manière générale, il en est ainsi des nominations comme des remerciements dans le secteur public.
On sait qu'on n'est désigné ni pour ses compétences, ni pour son parcours, ni pour ses diplômes, ni pour son… âge. Alors, il devient difficile d'accepter d'être dégommé, surtout qu'en la circonstance, ce sont généralement ces critères-là qui sont évoqués pour expliquer et les dégommages et les successions. Personne ne les soumet à l'obligation de résultats, ils ne sont comptables d'aucun bilan et ils sont sûrs d'avoir respecté cahier des charges et feuille de route, non pas de l'entreprise mais de leur mentor.
Alors, quand vient l'heure de faire ses cartons, ils sont outrés d'être «jetés» ainsi, après de longues années de «bons et loyaux services». Et l'outrage est tel qu'ils se font souvent entendre au moment de quitter leurs bureaux cossus après des années de silence sidéral. Silence sur l'incurie intra-muros, silence sur la périphérie viciée de l'entreprise et silence sur les injonctions tutélaires souvent délétères.
Ce n'est qu'une fois qu'ils sont poussés vers la porte qu'ils retrouvent les vertus de la parole. Si on ne parle pas la bouche pleine on n'est pas obligé de le faire à la dernière bouchée, on peut même attendre d'avoir digéré. Mais en l'occurrence, on ne perd pas son temps, parce que les responsables en question n'ont plus rien à perdre à ce stade de leur carrière. Ils tentent alors le baroud d'honneur qui plus est, peut leur permettre de rebondir ailleurs. Ils crient ainsi à l'injustice, au complot, à l'incompétence du successeur, au piston… à tout ce qu'ils n'ont jamais dénoncé quand ça les plaçait du bon côté de la barrière.
Il y en a même qui se sont inventé une âme d'opposant quand ce n'est pas carrément celle de… mutin comme c'est apparemment le cas du PDG de la SNTR.
Slimane Laouari
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.