Lotfi Boujemaâ appelle à accélérer l'exécution des jugements    Une batterie de mesures prises pour les préparatifs de l'Aïd el-Fitr    Elon Musk est de nouveau l'homme le plus riche du monde, selon Forbes    Les attaques de chevaux de Troie bancaires en hausse de 56 %    Trump veut éliminer Mojtaba Khamenei    200 cibles américaines touchées par Téhéran    La Marine américaine pourrait escorter les navires dans le détroit d'Ormuz d'ici fin mars    Volley-ball : Le Congolais Talone Doualla dernière recrue du WA Tlemcen    L'USMA veut frapper fort chez l'AS Maniema Union    Equipe nationale : Petkovic dévoilera la liste pour le Guatemala et l'Uruguay mercredi    Les bombardements israéliens transforment Téhéran en chambre à gaz à ciel ouvert    Plus de 1.000 comprimés de psychotropes saisis, une arrestation    Un incendie ravage une maison à Zemmoura    Une nuit chaâbie animée et conviviale    « Mais jeûner c'est mieux pour vous, si vous le saviez ». Tentative d'exégèse de ce verset    Les lauréats distingués à Alger    La Sûreté de wilaya célèbre la Journée internationale de la femme    Promouvoir la culture entrepreneuriale chez les jeunes    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Réminiscences nostalgiques
Sadia Azzoug-Talbi
Publié dans Le Temps d'Algérie le 25 - 07 - 2011

Pondérée et sereine, Sadia Azzoug Talbi suggère d'être une conteuse qui déroule le fil d'Ariane pour exprimer sans jugement cet amour pour cette contrée des hauts plateaux. Plaidant ardemment pour le souci de la préservation de la parole du terroir, elle enjambe le temps, exhume le passé et nous livre une saga colorée qui tient du conte avec comme points sous-jacents des faits réels.
Cet auteur dont l'écriture lui procure un réel plaisir fouille, inspecte et interroge ce passé tantôt glorieux, tantôt sinistre pour donner à ces périodes une dimension humaine. Comme disait Flaubert «L'avenir nous tourmente, le passé nous retient».
Indubitablement, il semble rattaché Sadia à des réminiscences nostalgiques. Après le maître de thala, elle signe son second roman tissé de fragments de vie et de brisures de souvenirs tout en faisant une incursion dans l'histoire. Dans cet entretien, Sadia Azzoug-Talbi raconte ses prémices d'écriture et cet engouement pour l'Histoire.
Le temps d'Algérie : comment avez-vous emprunté le chemin de l'écriture ?
Il est difficile pour moi de dire comment j'ai emprunté le chemin de l'écriture. Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours écrit. Toujours de la même manière, sans jamais utiliser le dialogue, dans les contes, comme dans les romans ou les nouvelles. J'ai l'impression de voir se dérouler l'action et les événements. J'assiste comme spectatrice.
Dans votre nouveau roman l'étrange histoire du Djebel Naga, vous conjuguez l'imaginaire aux faits réels ? Avez-vous vécu dans cette contrée ?
La conjugaison de l'imaginaire aux faits réels dans le roman est destinée à mettre en évidence l'importance de la croyance en l'âme de Sidi Aissa et de sa «baraka» par une population livrée à elle-même, dans un environnement hostile. Les faits rapportés ont été constatés pendant les dix ans de ma prime enfance vécue dans ce village.
On remarque beaucoup de recherches. Peut-on savoir où vous avez trouvé toutes ces informations ?
De cette enfance dont j'ai gardé une sorte d'enchantement, j'ai eu envie d'écrire, de découvrir le personnage de Sidi Aissa Ben Mohamed, le saint patron du village. A l'exception du tombeau monumental fréquenté par tous les habitants aissaouis ou non de la localité, personne n'aurait pu dire un mot. C'est à partir de petites notes en bas de pages d'une thèse de Despois sur le Hodna que s'est ouvert un véritable «boulevard» me menant à travers des sources diverses jusqu'au XVIe siècle de l'ère chrétienne.
Pourquoi la période inhérente à la chute de Grenade a été le point de départ à votre narration ?
Les luttes des Portugais d'Henri le Navigateur au XVe siècle, plus tard la chute de Grenade et la Reconquista par les rois catholiques ont été des points de départ du roman. Il m'est paru logique de commencer par ce qui avait fait le malheur des Maures d'Andalousie et des villes côtières algériennes pour servir de décor et de point de départ de cette histoire. L'origine de la rencontre de deux saints d'Algérie dont l'action centrale était un acte politique et un élément important de l'intrigue.
Que représente pour vous la littérature ? L'écriture est-elle un exutoire ou pour faire connaître des faits ignorés ?
La littérature n'est pas une. Elle est infiniment définissable. C'est à la fois un exutoire et aussi un moyen de connaître et de faire connaître des événements souvent ignorés. Souvent, suivant le genre et le thème, c'est aussi un délassement, un moyen d'évasion.
Quel est votre prochain projet d'écriture ?
Mon prochain projet d'écriture se passera dans les Alpujerras lors de la désignation du ou des nouveaux rois de Grenade. Mais je ne peux en dire davantage pour le moment.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.