Banque d'Algérie: Nouvelle opération de rafraîchissement de billets de banque    Sahara occidental- EUCOCO 2018: La communauté internationale et l'Union européenne interpellées    L'Algérie défend l'idée d'une organisation continentale «indépendante»: L'Afrique aux Africains    CIA: Le prince ben Salmane a ordonné le meurtre de Khashoggi    Cancer de la thyroïde: Le nombre de malades augmente de plus 20% en Kabylie !    Maïssa Bey «Nulle autre voix»: Une femme qui veut être libre    Ses recettes iront pour l'acquisition de matériels: Gala de solidarité avec les aveugles de Boukhalfa    VIOLENCES BAB EL OUED (ALGER) : 10 policiers blessés et 30 personnes arrêtées    TRIBUNAL DE KSAR CHELLALA (TIARET) : Le procureur de la République agressé    LE MINISTRE AISSA S'INSURGE ! : Les salafistes décrètent la fête du Mawlid, Haram    Le trumpisme : entre ruptures et continuité    Les 4 samedis    Débit minimum à 2 méga et baisse des prix    La succession du Nigeria est ouverte, l'Algérie en outsider    Les Aiglonnes renoncent au boycott    Air Algérie s'explique et appelle les grévistes «à la raison»    Plusieurs annonces au Sénat    Y a-t-il un avion dans le pilote ?    Beda sur le front    La répudiation politique est-elle l'ADN du FLN ?    Un merveilleux «Safar» à travers l'art    Réouverture «au premier trimestre 2019»    Sakta brise le silence    Nouvelles d'Oran    Blida : Réalisation future de locaux commerciaux pour les jeunes    L'ornière de la violence    Produits pyrotechniques : Les douaniers procèdent à d'importantes saisies    «Ce pays qui n'a jamais voulu de moi, je l'aime pourtant !»    Le projet de la loi de finances adopté par l'APN    Bouclé hier par les forces de l'ordre: Nuit de rares violences à Bab El-Oued    Le service de maternité du CHUO saturé: 1.200 hospitalisations et 800 accouchements en un mois    En marge de l'ouverture de la salle omnisports à Sidi El Bachir: Remise des clés à 50 policiers bénéficiaires de logements LSP à Gdyel    Lunetterie: Plus de 700.000 articles contrefaits saisis en 2017    Ligue 1 : PAC 2 CABBA 0: A sens unique    EN - Mohamed Farès forfait: Belmadi face aux aléas    Ligue 2: Gros chocs à Biskra et Chlef    La folie des sénatoriales    Europe - Brexit : pour le meilleur et pour le pire    Ould Abbès dégagé ?    Aïn Temouchent: Baba Aroudj a sa stèle    Violence aux stades : El Habiri au chevet des policiers blessés à l'issue du match MCA-USMBA    Consolidation de la démocratie participative    L'Onu lève ses sanctions    30e anniversaire de la proclamation de l'Etat de Palestine : M. Bouteflika réitère le soutien "indéfectible" de l'Algérie au peuple palestinien    Enigme et interrogations    France Football: Ahcène Lalmas au top des 10 icônes oubliées du foot africain    Il entamera sa rééducation dans quelques jours    Prévention des risques d'inondations à Alger: Un plan préventif de la SEAAL pour contrôler plus de 60 points noirs    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Berkoukes et sfenj à Tlemcen
Publié dans Le Temps d'Algérie le 11 - 01 - 2009

La population de Tlemcen s'apprête à célébrer Yennayer qui inaugure le nouvel an berbère, le 12 janvier, avec un engouement particulier pour cette fête ancestrale.
A Tlemcen-ville, l'approche de la célébration de cette fête populaire, qui allie mythes et traditions, est visible grâce aux diverses friandises étalées dans les commerces et magasins, lesquels pour l'occasion changent de look et exposent des produits habituellement non proposés en grandes quantités. Le cas vaut notamment pour les arachides et autres bonbons qui garnissent à cette occasion les tables des ménages.
La circonstance est également toute indiquée pour les mères de famille qui ne se lassent pas de préparer des mets et plats traditionnels comme le berkoukess (genre de couscous) et le sfendj (beignets), outre les petits pains avec les œufs durs préparés selon le nombre d'enfants de chaque ménage.
Après le dîner, les membres de la famille se réunissent autour de la table de Yennayer afin de commencer la soirée dans l'humour et la bonne ambiance, avant que les parts de la kerkcha, désignant le mélange de tous les fruits secs, friandises ainsi que le petit pain, ne soient offertes aux bambins sous forme de petites caisses en récompense à leur bonne conduite.
La légende populaire liée à la célébration de cette fête indique que «tout enfant désobéissant ou enfreignant les règles de bonne conduite aura la visite nocturne d'une vieille sorcière qui le délestera de sa petite caisse».
La célébration de Yennayer à Tlemcen ne s'arrête pas là, puisque, dans la région montagneuse des Beni Snouss, située au sud du chef-lieu de la wilaya, se tient tout un rituel pour célébrer cet événement avec l'organisation durant la nuit de Yennayer du carnaval d'Ayred (lion) durant lequel sont mesurés le courage et la puissance des jeunes.
C'est ainsi qu'une vingtaine de jeunes choisis parmi les plus grands et les plus forts se déguisent en portant des masques en toison de mouton ou en peau de chèvre et des crinières de cheval, laissant libre cours à leur agressivité et leur joie, sans pour autant être reconnus. Dansant et chantant aux rythmes des bendirs, des tambourins et de la ghaïta à la gloire d'un personnage mythique, «Moulay Djerwane Djerwakèle», la procession s'arrête au seuil de chaque maison pour dire : «Ouvrez vos portes, nous sommes arrivés» et les propriétaires doivent remettre de l'argent, des figues sèches, des grenades et autres produits.
Le M'kaddem récite à ce moment-là la Fatiha en souhaitant une nouvelle année riche et d'abondance pour tous ceux qui contribuent, et cela, pendant trois jours que dure ce carnaval.
Tous les dons collectés seront remis aux pauvres et démunis dans la discrétion totale. Cette fête populaire ancestrale n'est plus ce qu'elle était, mais des associations culturelles locales semblent encore attachées à ce patrimoine qui dénote de la diversité culturelle et mythique que recèle la région des Beni Snousss et de Tlemcen en général. La célébration de Yennayer remonte, selon des historiens, à «950 avant J.-C., lorsque le roi Chachnaq imposait sa domination sur l'Egypte après avoir vaincu les troupes du pharaon Ramsès».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.