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Le CFDA porte plainte auprès des instances internationales en charge des droits de l'homme
Dénonçant «l'interdiction de quitter le territoire pour Hassan Ferhati et d'autres militants»
Publié dans Le Temps d'Algérie le 30 - 03 - 2013

Le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) a saisi jeudi dernier la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, le Rapporteur spécial sur le droit de réunion et d'association pacifiques, la présidente de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples ainsi que le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires «afin qu'elles interviennent auprès des autorités algériennes pour qu'elles lèvent l'interdiction de quitter le territoire imposée à l'un des membres du collectif, Hassan Ferhati», est-il précisé dans un communiqué.
La présidente de cette association, Nacera Dutour, a indiqué, hier, qu'elle interpellait également «le pouvoir algérien afin qu'il respecte ses engagements vis-à-vis de l'ONU, du pacte international sur les droits civils et politique des Nations unies ratifié par l'Algérie».
Au nom de quoi M. Ferhati n'aurait pas le droit de quitter le territoire ? L'interdiction qui le frappe est tout simplement un abus de pouvoir. La Constitution nous protège, mais les hommes qui ont élaboré ces articles ne les respectent pas. Nous avons reçu le soutien de nombreuses ONG, du Forum social mondial (FSM), de l'Observatoire des droits de l'Homme, Amnesty international», a-t-elle expliqué.
«Hassan Ferhati se trouvait parmi une des délégations algériennes, composée de 96 militants qui est restée bloquée depuis lundi 25 mars à la frontière tunisienne alors qu'elle comptait se rendre au FSM de Tunis qui débutait le lendemain, 26 mars.
Depuis, Hassan Ferhati a tenté à plusieurs reprises de se rendre à ce Forum, dont une nouvelle fois, par voie terrestre au poste de Souk Ahras, puis par deux fois via l'aéroport international d'Alger où il souhaitait prendre un vol pour Tunis. A chaque fois, il en a été refoulé par la police des frontières, sans qu'une explication valable ne lui soit fournie», a-t-il fait savoir hier. «A chaque fois que je demandai des explications, l'on me renvoyait à la DGSN. Je ne suis pourtant pas assigné à résidence, j'ai pu me rendre en Italie au mois de novembre dernier.
Je pense que mon interdiction de sortie du territoire concerne uniquement mon voyage en Tunisie ; mais si les autorités ont des choses à me reprocher, alors qu'on m'arrête. En agissant ainsi, le pouvoir se trompe énormément, car il a donné une plus grande visibilité aux associations de défense des droits de l'homme, la preuve en est que de grande ONG internationales nous ont soutenu. Si nous avions pu sortir du territoire, nous nous serions fondus dans la masse d'associations qui s'est donnée rendez-vous au FSM. Notre combat a donc été défendu par les délégations qui ont pu se rendre en Tunisie et qui sont décidés à faire parler de nous.
Je tiens à dire que je ne suis pas le seul à avoir fait l'objet d'une décision arbitraire. Des syndicalistes, des membres de la coordination des chômeurs, de la Ligue des droits de l'Homme qui étaient avec moi au sein de la caravane, sont restés quatre jours du côté de Tébessa. Ils sont revenus avant-hier éreintés. Il faut que les Algériens sachent qu'ils ont été très mal traités. A ce poste frontalier, les services sont défaillants. A titre d'exemple, il n'y a pas de sanitaires. Notre dignité n'a pas été respectée», a-t-il dénoncé, ajoutant que la deuxième délégation qui est passée par le poste frontière d'El Kala a pu entrer en territoire tunisien, toutefois, elle aurait également été «l'objet d'une décision arbitraire», selon M. Ferhati.
«Arrivés au poste de frontière, après les procédures habituelles, ils ont eu l'autorisation de se rendre en Tunisie mais une fois sur ce territoire, un commissaire algérien leur a intimé l'ordre de quitter le bus. Cent personnes se sont retrouvées sur place. Elles ont dû emprunter un bus jusqu'à Tabarka, la ville la plus proche, puis payer le taxi jusqu'à Tunis», a ajouté Mme Dutour, avant de préciser que «son association envisageait de porter plainte auprès des tribunaux algériens, car les délégations coincées à la frontière tunisienne ont vraiment été mal traitées».


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