«Quel que soit le résultat des élections législatives du 10 mai prochain, l'agriculture algérienne doit continuer dans la lancée du développement», a déclaré jeudi dernier lors d'un point de presse au siège de son département, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa. Il également souligné que «la flambée des prix des fruits et légumes, n'est autre que la conséquence des tempêtes de neige du mois de février et mars de l'année 2012. C'est à cause de cela, qu'il y a eu un retard dans les récoltes agricoles», dit-il. En plus du changement climatique inattendu, «il y a eu le dysfonctionnement de la chaîne de distribution des produits sur le marché national», a-t-il souligné. Toujours au sujet de la flambée des prix de la pomme de terre et autres produits de large consommation, qui ont dépassé les 100 DA/kg, le ministre a répondu: «Je ne veux pas rejeter la responsabilité à d'autres, mais, nous sommes conscients des avancées et des insuffisances», d'où la mise en place de tout un programme d'action à travers les comités interprofessionnels des céréales et comités régionaux interprofessionnels des céréales (Ccsl) et d'autres intervenants dans le domaine agricole, pour faire face aux besoins, dit-il. Sans préciser le volume des produits agricoles stockés ou déstockés dans les entrepôts des opérateurs privés ou publics, Benaïssa a ajouté que «malgré le déstockage des produits, il y a eu une forte demande sur le marché national. Cet état de fait a ouvert la voie aux tentations et aux spéculations de certains commerçants qui profitent des situations pour s'enrichir davantage aux dépens des consommateurs», regrette-t-il. Au sujet de la disponibilité des produits, le ministre a parlé d'un volume de plus de 3 millions de quintaux de récoltes agricoles qui seront mis en place sur le marché national des fruits et légumes dès la fin du mois d'avril ou au début du mois de mai prochain. Par ailleurs, la production agricole dans toutes ses filières est en augmentation continue selon le ministre. «Nous n'avons pas exploité toutes les possibilités qui existent pour anticiper la demande», mais il y a un processus qui a été engagé afin de mobiliser les énergies productrices nationales pour aller dans la logique de l'autosuffisance en matière de production agricole en qualité et quantité de manière durable, a promis Benaïssa. «L'autosuffisance en matière de production agricole, y va de la souveraineté nationale», a ajouté le ministre.