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Les 14 chapitres dévoilés
LA POLITIQUE CULTURELLE EN ALGERIE
Publié dans L'Expression le 05 - 02 - 2013


Le Dr Ammar Kessab
«La culture n'est pas la prérogative de l'Etat», a affirmé le chef du groupe Dr Ammar Kessab lors de cette quatrième rencontre.
Ammar Kessab expert en politique culturelle, Habiba Laloui, chercheuse et poétesse et Samy Abdelguerfi, bloggeur ont présenté dimanche dernier à Alger une ébauche du document portant sur le projet de politique culturelle de l'Algérie, amené à être amélioré, nous assure-t-on, étant une démarche participative ouverte. Cette rencontre faisait donc suite aux trois premières rencontres qui ont connu un grand succès et qui ont suscité un débat intense parmi les protagonistes du secteur culturel, notamment sur les réseaux sociaux, divisés entre l'idée d'une existence ou pas d'une politique culturelle en Algérie. «Ce n'est pas un point de vue absolu» a tenu à dire en préambule, M.Kessab.
Constitué de 14 chapitres qui traitent de l'ensemble des disciplines artistiques et des problématiques culturelles, ce projet de politique culturelle est constitué, nous a-t-on fait savoir, de principes clairs et de recommandations concrètes. «Il ne s'agit pas de recommandations mais de prescriptions légales» tiendra à souligner plus tard, M.Kessab, arguant que ce n'est pas à lui d'aller vers le ministère de la Culture pour lui faire part du projet mais ce dernier étant en ligne, ils n'ont qu'à le consulter s'ils le veulent. En gros, ce projet de politique culturelle a pour «but de doter l'Algérie d'une stratégie bien définie pour un secteur culturel fort qui permettra l'épanouissement de nos arts et notre culture, sans exclusion aucune, dans lequel le citoyen est placé au centre de l'action culturelle, et l'artiste est considéré à sa juste valeur».
Parmi les sujets traités dans ces chapitres, on citera le contexte historique, la législation et politique spécifique du pays, le rôle et la compétence des organes gouvernementaux, le rôle des institutions et infrastructures culturels, la participation de la société civile, les artistes, les disciplines de l'art et de la culture, l'identité et diversité culturelles, la diversité linguistique, égalité des sexes, les groupes vulnérables, le patrimoine, les industries culturelles et créatives, le régime de la propriété intellectuelle, les droits voisins, le financement (un tiers sur le budget global de la culture doit revenir aux associations), le tourisme culturel, etc.
Cette rencontre a ainsi permis de discuter des grandes lignes de ce projet qui sera par la suite diffusé sur Internet pour recueillir le maximum d'avis, commentaires et critiques possibles, en vue de sa consolidation, son renforcement, puis sa publication, a-t-on appris. Une belle force de proposition effectivement. Toutefois, à l'oreille cela sonnait juste comme de la théorie loin d'avoir des branchements concrets avec la pratique sociale, à quelques exceptions près. A remarquer de près ou à surtout écouter les protagonistes lire les différents chapitres et recommandations somme toute universels l'on avait comme une impression du déjà-vu, partagée par la plupart des personnes dans la salle.
Comment peut-on dire que la culture n'est pas la prérogative de l'Etat et ce, dans un contexte miné par une absence totale de politique culturelle, et souligner par la suite l'existence des objectifs du département de Khalida Toumi qui, elle, s'échine depuis des années à dire qu'elle met en application le programme du président de la République, celui-ci connu par tous et qui consiste à redorer le blason de l'Algérie après les années de la tragédie nationale. La floraison de nombre de festivals n'est pas fortuite, ceux-ci ont pour but justement de donner du divertissement aux Algériens en faisant dans le quantitatif et si possible dans le qualitatif, sans grand impact sur la société effectivement.
Là où le bât blesse est le fait que cela ne laisse pas beaucoup de champ à la société civile pour exercer sa liberté citoyenne en toute indépendance en organisant elle-même des manifestations culturelles (associations, compagnies) quand ces dernières deviennent le monopole de l'Etat. Nous l'avons compris, le groupe de Amar Kessab, à travers sa politique culturelle algérienne qu'il prône en dehors de certaines recommandations partagées, y compris par le département de Khalida Toumi, (plus de 80% à notre sens) et 50% selon M.Kessab, exige avant tout et surtout de la transparence dans la gestion de la culture et ce, en rendant publics notamment les noms par exemple des membres des comités de sélection des oeuvres, de lecture (cinéma) ainsi que les critères de sélection de tels artistes, notamment dans les festivals, outre le fait aussi de mettre en place des groupes indépendants pour gérer les fonds d'aide aux artistes.
En gros, de la transparence et de la liberté surtout dans le respect de la démocratie et légalité pour tous. Toutefois, là la difficulté demeure dans la formulation de ces revendications somme toute légitimes et justes mais encore une fois sans y apporter la méthode fonctionnelle pour atteindre ces objectifs. Ce sont environ 20 personnes qui se sont attelées à rédiger ce projet en faisant appel à une centaine de personnes du secteur culturel, très insuffisant à notre sens pour comprendre et connaître les doléances de chaque acteur culturel et partant des mécanismes idoines pour chaque domaine culturel.
La force de ce projet est dans sa louable initiative qui permet de faire avancer le débat, sa faiblesse réside incontestablement dans son manque flagrant de maîtriser minutieusement chaque segment et discipline de la culture en Algérie et d'en proposer des alternatives de rechange...
Reste que si cette initiative permettrait de faire bousculer les choses et au moins de faire prendre conscience à nos dirigeants de l'urgence d'améliorer ce secteur, ce serai déjà un pas de gagné. Car, les paroles seules, ne suffisent pas!


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