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La guerre de positions s'accentue
CACOPHONIE AU BUREAU POLITIQUE ET AU GROUPE PARLEMENTAIRE DU FLN
Publié dans L'Expression le 13 - 08 - 2013


Le feuilleton FLN continue
Le coordinateur du bureau politique semble revenir à de meilleurs sentiments et même, de l'avis de M.Kharchi, «reconnaît son mauvais choix du député du parti et mouhafed de la wilaya de Sidi Bel Abbès, Mohamed Lebid».
Tahar Khaoua n'est plus président du groupe parlementaire, le député et mouhafedh de Sidi Bel Abbès, M.Lebid n'est pas encore installé officiellement et l'Assemblée populaire nationale(APN) doit se réunir le 2 septembre prochain et procéder le jour même à l'installation de ses organes et instances. Le bureau de la chambre basse doit, durant cette séance d'ouverture de la session, soumettre à la validation par l'ensemble des députés issus des neuf formations politiques représentées, la liste des vice-présidences de l'Assemblée. Lequel groupe des neuf vice-présidents (5 FLN - 3 RND et un indépendant) procéderont à leur tour à l'installation des présidents des groupes, des présidents et vice-présidents des commissions et des rapporteurs. Ce qui tiendra en haleine les quelque 220 députés conviés à la réunion du 17 août prochain. Apporter quelques changements à la liste de Belayat ou passer à l'épreuve de l'urne pour élire les représentants du FLN au sein des organes de l'APN, sont les deux options qui se présentent devant les députés et membres du bureau politique du FLN.
Deux choix
Les deux options seront soumises à la délibération des 15 membres du bureau politique. Le deuxième choix suppose la mise sur pied de la commission de candidatures, sous condition qu'elle ne soit pas gérée par Tahar Khaoua, insiste M.Ahmed Kherchi, député et mouhafedh de Constantine. Cette rencontre sera présidée par Abderrah-mane Belayat et supervisée par le bureau politique. Pour Kassa, membre du bureau politique et porte-parole du parti, cette réunion sera consacrée exclusivement à la préparation de la session d'automne de l'APN. Toutefois, l'option de M.Kherchi, comme président du groupe parlementaire du FLN se précise de plus en plus. Contacté hier, ce dernier rejette l'idée du boycott de la réunion du 17 août. Il a affirmé, qu'hormis ceux qui sont en vacances à l'extérieur du pays et le petit groupe de partisans de Tahar Khaoua, la majorité des députés ont confirmé leur participation à cette rencontre. A titre de rappel, sur les 208 députés que compte le groupe parlementaire du FLN, la plupart soit «161 députés», avaient annoncé au courant du mois de janvier dernier, leur retrait de confiance au chef du groupe parlementaire, Tahar Khaoua.
Dans un communiqué rendu public, les signataires reprochent à ce dernier d'impliquer le groupe parlementaire dans des calculs subjectifs liés au positionnement personnel au détriment des autres. Pour rappel, le député Ahmed Kharchi fut le premier signataire de ce communiqué. Il avait publié le même genre de missive, dix jours auparavant pour rappeler à l'ordre Tahar Khaoua suite à sa déclaration publique de soutenir, au nom du groupe parlementaire, Abdelaziz Belkha-dem et lancer par la même occasion un appel à la candidature de Bouteflika pour un quatrième mandat. Jusqu'à la dernière minute, le nom de Kharchi figurait toujours à la tête du groupe parlementaire sur la liste préliminaire de Belayat, a-t-il souligné.
Actuellement, le coordinateur du bureau politique semble revenir à de meilleurs sentiments et même, de l'avis de M.Kharchi «reconnaît son mauvais choix du député du parti et mouhafedh de la wilaya de Sidi Bel Abbès, Mohamed Lebid». Cette désignation a surpris et les députés et les membres du BP et du comité central. Dans le sillage du renversement de la vapeur en faveur du groupe de Kharchi, Belayat a été également contraint d'accepter de retirer sa liste, dira notre interlocuteur. Cela est d'autant plus vrai que les ministres FLN appuient le groupe de Kharchi à travers leur opposition affichée contre ce qu'ils appellent «la désignation unilatérale de Belayat».
Ceci dit, le président du groupe parlementaire, Tahar Khaoua, a réitéré hier, sa position de boycott de la réunion du 17 août. La majorité des députés, environ 190, vont boycotter cette réunion, a-t-il affirmé. Le revirement de Belayat s'explique par le fait qu'il est à la solde des personnes qui n'ont aucun lien avec le parti, dit-il. Selon lui, il obéit au doigt et à l'oeil des deux ministres, Amar Tou et M.Ziari. Belayat et ses compagnons, Si Affif et Mechebek, devront plutôt s'inquiéter de leur incapacité à convoquer une session extraordinaire du comité central pour élire un nouveau secrétaire général du parti.
Légitimité?
M.Khaoua refuse de reconnaître la légitimité de Belayat en tant que coordinateur du BP, car fait-il savoir «il n'a même pas la qualité du plus âgé du BP du parti, puisque la doyenne du FLN est Kheira Leila Tayeb». Selon le même responsable, le communiqué du BP sanctionnant sa toute dernière réunion est non seulement vide mais ambigu. M.Belayat l'a signé en tant que simple membre du BP et non en sa qualité de coordinateur. Pour Tahar Khaoua «l'appel au prolongement de deux ans du mandat du président de la République pour la stabilisation du front social, et du coup, éviter la déstabilisation du pays, devra être l'urgence du parti majoritaire». Ce député est persuadé que le président de l' APN est, de son côté, pour faire respecter les textes réglementaires. Il s'agit, selon lui, de l'article 9 du règlement intérieur du parti et l'article 13 du règlement intérieur de l'APN, qui stipule que la désignation du président du groupe parlementaire est du ressort du secrétaire général du parti.
En tout état de cause, la réussite de la réunion du 17 août évitera au parti majoritaire de sombrer dans une espèce d'«irresponsabilité politique», selon Kassa Aïssi. Si une éventuelle scission venait à apparaître au sein du groupe parlementaire, son impact sur l'APN ne sera que catastrophique. En d'autres termes, le FLN privera l'Exécutif de son hégémonie législative et entraînera la chambre basse dans une crise organique sans précédent.


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