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Du rififi chez le syndicat
ARCELORMITTAL
Publié dans L'Expression le 21 - 07 - 2014

Le syndicat est fait pour défendre des travailleurs, pas le contraire...
Imposé ou pas, le nouveau bureau syndical d'ArcelorMittal semble prendre le relais de l'activité syndicale de l'entreprise sidérurgique avec la bénédiction de Tayeb H'marnia.
Mis devant le fait accompli, la masse salariale du complexe sidérurgique n'a d'autre alternative que de s'incliner devant la volonté des décideurs syndicaux, le secrétaire général de l'Ugta/Annaba Tayeb H'marnia en l'occurrence qui, selon un communiqué dont nous détenons une copie, a opéré un remaniement au sein du bureau syndical de l'entreprise ArcelorMittal / El Hadjar, en installant officiellement Noureddine Amouri en tant que représentant officiel et porte-parole des sidérurgistes. Une désignation, qui selon des employés de l'entreprise, leur a été imposée. «Pour nous, ce bureau et ses membres ne représentent qu'eux-mêmes,», dira un employé du Laminoir. «Ils nous ont été imposés, car installés dans l'illégalité en l'absence d'une assemblée générale, pour consulter les travailleurs du complexe ce bureau est composé de membres dont, quatre d'entre eux avaient fait précédemment l'objet d'un retrait de confiance», a enchaîné un autre conflit du haut fourneau. Des positions et des propos communs, voire similaires à plusieurs sidérurgistes dont, certains contactés par téléphones et d'autres apostrophés à la sortie du complexe d'El Hadjar. Sur l'unanimité des voies pour la nomination du nouveau bureau, une source interne à la direction du complexe nous a infirmés le processus de l'unanimité. «Cette dernière est censée s'opérer sur la base d'une assemblée générale, première règle d'une installation officielle», dira notre source.
«Le bureau syndical a été nommé loin de l'approbation des travailleurs, ce qui risque d'intensifier le conflit entre le nouveau bureau et les sidérurgistes; une situation très désagréable dont les conséquences seront néfastes sur la production, et influera directement sur le versement des salaires», a expliqué la même source. Quant à l'ex-secrétaire général du bureau syndical dissous, Daoud Kechichi, contacté par téléphone, l'ardeur du syndicaliste n'a pas diminué d'un cran. Il a estimé que le soutien des travailleurs est un signe prometteur et que l'assainissement de l'entité est un travail de longue haleine. «La mise en place de ce bureau syndical est un acte illégal et le secrétaire général de l'Ugta, l'Union de wilaya aurait piétiné la justice, en ignorant les textes de loi de par l'installation de cette composition syndicale. Ce même bureau syndical avait fait l'objet d'une décision de justice, émanant du tribunal d'El Hadjar, portant confirmation de l'illégalité de ce bureau, de par son refus par l'unanimité des travailleurs», a fait savoir l'ex-syndicaliste. «On ne peut pas m'interdire d'exercer mon activité syndicale, j'ai été nommé par la majorité écrasante des travailleurs qui sont aujourd'hui à mes côtés et me soutiennent fortement, d'ailleurs ce sont eux qui me donnent la force de faire face aux agissements illégaux de la mafia industrielle, qui, de par son ingérence tente de déstabiliser l'usine pour se frayer un passage au détriment de l'investissement.
D'ailleurs, c'est le facteur premier de cette situation», devait ajouter notre interlocuteur.
Manifestement, les propos de Daoud Kechichi sont des plus sûrs, notamment lorsqu'on évoque le soutien de la masse des sidérurgistes. «Mais bien sûr, je défis le nouveau occupant de la «Brraka» de pouvoir rassembler les travailleurs dans une AG. Moi, c'est sur la demande des travailleurs du complexe que je continue de me battre contre les zones d'ombre qui tirent les ficelles du pourrissement dans le complexe», dira-t-il, ajoutant que les jours à venir réservent beaucoup de choses, faisant allusion aux coudes serrés des travailleurs d'El Hadjar qui, selon les propos de l'ex-syndicaliste devront réagir après la fin du mois de Ramadhan. En plein centre de cette tension qui secoue l'usine, c'est le wait and see qui prime, face au défi que lance Daoud Kechichi à son prédécesseur Noureddine Amouri, nouveau SG du bureau syndical d'ArcelorMittal. Ce dernier, dans un communiqué, se dit conscient de son côté des enjeux de ce conflit et leurs retombées sur la production du complexe. Une production, qui selon le signataire du document dont nous détenons une copie, est à l'origine de la baisse de la rente financière.
Une équation qui aurait engendré des résultats néfastes pour les sidérurgistes, en l'absence de salaires.
Pour l'heure, la rescousse de l'Etat qui continue de verser le paiement des employés est une opportunité pour le nouveau bureau d'oeuvrer à la réhabilitation de la production. Ainsi, le colmatage des brèches au sein des acteurs de la sidérurgie est de plus en plus impératif, car les fissures sont au profit du partenaire étranger pour brader en toute quiétude. C'est pour dire que, imposé ou pas, le nouveau bureau syndical d'ArcelorMittal semble prendre le relais de l'activité syndicale de l'entreprise sidérurgique avec la bénédiction de Tayeb H'marnia. De ce fait, ce conflit syndico-syndical va-t-il prendre fin avec l'arrivée du nouveau nominé?


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