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Sont-ils prêts à sacrifier une partie de leurs salaires?
MINISTRES, DEPUTES ET P-DG
Publié dans L'Expression le 23 - 09 - 2015

Les parlementaires peuvent donner l'exemple en commençant par eux-mêmes
L'idée de réduire les salaires ne semble pas plaire à certains élus.
La crise fait craindre le pire. Le citoyen lambda risque d'être le seul à payer les frais. Le gouvernement compte recourir au portefeuille des Algériens pour contrecarrer la baisse des recettes de changes qui ont perdu plus de 35 milliards de dollars depuis le début de l'année en cours. On annonce de prime abord, l'augmentation de plusieurs taxes, entre autres celle sur l'habitation, la téléphonie, l'électricité et le carburant. Les 40 millions d'habitants redoutent même un éventuel scénario de ponction sur salaire comme ce fut le cas en 1996. Or, l'Etat peut donner l'exemple en commençant par soi-même réduire son train de vie. Avec toutes les institutions budgétivores et le personnel employé, l'Etat peut faire d'énormes économies. Les salaires des ministres, des députés, des sénateurs et des P-DG peuvent manifester leur solidarité. Dans certains pays affectés par la chute des prix du pétrole, les gouvernements ont été touchés de plein fouet par les politiques d'austérité. Au Brésil, le gouvernement a procédé carrément à la suppression de 10 départements ministériels et des réductions de salaires pour minimiser les conséquences sur les équilibres financiers.
Or, l'idée de réduire les salaires ne semble pas plaire à certains élus. Contacté par nos soins, le député du MSP, Othmane Laouer, estime que cette option ne réglera en aucun cas le problème. «C'est un faux débat car on ne va pas régler le problème», a-t-il soutenu. Pour lui, ce n'est pas un problème d'argent, mais de mauvaise gestion et d'absence de vision dans la politique du gouvernement. Aiguisant ses propos, notre interlocuteur explique que même si tous les cadres et les responsables acceptent de céder leur salaire cela ne représentera pas grand-chose dans le budget de l'Etat.
«Les caisses de l'Etat sont encore pleines et le gouvernement doit éviter le gaspillage», a insisté M.Laouer. Notre interlocuteur trouve qu'il n'est pas logique de lancer le crédit à la consommation en ces temps de crise alors qu'il n'y a pas de production nationale. «Celui qui va bénéficier de cette affaire est le concessionnaire automobile Renault car on ne produit rien, on fait uniquement le montage des pièces importées», a-t-il déploré en précisant que cela va accroître davantage les importations et le transfert de la devise à l'étranger. Même avis exprimé par le député du FLN, Mahdjoub Beda. Joint par téléphone, ce docteur en économie pense que c'est au gouvernement de rationaliser ses dépenses. «Il faut réduire les services et le recours aux cabinets d'expertise étrangers qui coûtent des milliards au Trésor», a-t-il suggéré. Selon lui, l'Etat perd des millions d'euros dans le réévaluation des projets.
«Ce ne sont pas les salaires des ministres, des députés ou des P-DG qui vont réduire les budgets de l'Etat mais plutôt le recours à l'importation et les services qui se chiffrent en milliards de dollars», a-t-il insisté. Dans une contribution parue en août 2014, l'expert en économie, Abderrahmane Mebtoul avait appelé déjà le gouvernement à réduire son train de vie pour réduire les conséquences en cas de choc pétrolier.
«Au moment où dans la majorité des pays, la rationalisation des choix budgétaires se généralise, l'Algérie continue à créer des emplois-rentes administratifs en accroissant la dépense publique par la création de nouveaux ministères et de nouvelles wilayas.
D'où l'urgence de rationaliser la dépense publique et notamment par un regroupement des ministères», avait-il suggéré. Cette réorganisation devient, selon lui, urgente pour des raisons d'économie de gestion et d'efficience gouvernementale.
«L'Etat doit réduire son train de vie, donner l'exemple de rigueur, éviter en cette période de crise des dépenses inutiles de prestige sans impacts véritables sur le devenir économique du pays et donc sur l'amélioration du pouvoir d'achat des citoyens», avait-il soutenu.


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