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Monument historique livré à la dégradation
PALAIS AZIZA (BLIDA)
Publié dans L'Expression le 21 - 02 - 2016

L'édification du palais Aziza remonte à l'époque ottomane, précisément au début du XVIIIe siècle. Il a été construit par le dey Mustapha Pacha pour sa fille unique, Aziza.
Le palais Aziza, un monument historique situé dans la commune de Beni Tamou (Blida), est en proie à une forte dégradation suite aux modifications subies dans sa structure originale de la part de familles qui le squattent depuis l'indépendance faute d'une volonté pour sa restitution en vue d'en faire un musée dédié aux générations futures.
Ce palais est d'une importance extrême car considéré comme l'unique monument historique de la wilaya, qui a résisté au séisme de 1825 qui avait détruit toutes les bâtisses de l'époque, à l'exception de ce monument édifié par les Ottomans selon des normes parasismiques forts similaires à celles actuellement en vigueur, selon des spécialistes du domaine.
L'édification du palais Aziza remonte à l'époque ottomane, précisément au début du XVIIIe siècle. Il a été construit par le dey Mustapha Pacha pour sa fille unique, Aziza. Objet de convoitises, cette bâtisse fut occupée, dès l'indépendance, par de nombreuses familles qui y ont élu domicile, avant de procéder à des modifications ayant défiguré la structure originale du palais, dont les murs et les toitures sont aujourd'hui menacés d'effondrement.
Seule l'apparence subsiste
Aujourd'hui encore, il est aisé pour le visiteur de ce monument historique, sis à 6 km du chef-lieu de wilaya de Blida, de constater de visu les profondes modifications subies par la structure de ce palais, s'étalant sur une surface de 560 m2.
A titre d'exemple, un mur a été érigé au milieu du couloir du premier étage, ainsi que des escaliers dans la cour du palais, qui n'existaient nullement auparavant, ou encore la fermeture des portes en voûte afin de séparer les familles y habitant, a-t-on constaté. L'énorme portail du palais (3,25 m de hauteur sur 2,90 m de largeur) fait en bois de cèdre a, lui aussi, subi les aléas du temps, au même titre que ses fenêtres, ses larges murs en pierre et ses larges colonnes de soutènement.
Selon la chargée de la section locale de l'Office national de gestion et exploitation des biens culturels, Boudhraâ Rafika, la bâtisse avait été exploitée au début du colonialisme français, en tant que prison centrale.
Les détenus de cette prison étaient exploités, à l'époque, dans la réalisation de routes, de travaux hydrauliques et d'agriculture, a-t-elle expliqué. Elle fut, ensuite, transformée en caserne militaire, au déclenchement de la guerre de Libération nationale, avant de devenir une résidence pour le parachutiste sanguinaire Lagarde, jusqu'en 1962, a-t-elle ajouté. Aussi, son architecture est fort similaire à celle du palais Aziza de la Casbah d'Alger.
Le palais servait de résidence de vacances pour la famille du dey, qui y trouvait un espace naturel privilégié, entouré d'orangers et de bigaradiers, et disposant de toutes les commodités nécessaires pour la cour.
Les quatorze familles résidant dans le palais Aziza, se disant composées d'«enfants de chahids et d'anciens moudjahidine», implorent les autorités locales en vue de leur évacuation de cette bâtisse historique qu'ils occupent depuis l'indépendance, ceci d'autant plus que ses murs menacent ruine et constituent, de ce fait, «un danger de mort à tout moment». Ces familles ayant squatté le palais Aziza ont, en outre, affirmé avoir reçu de nombreuses promesses de la part des responsables qui se sont succédé dans la wilaya, pour «leur relogement dans des habitations décentes», déplorant le fait que ces promesses soient demeurées «lettres mortes, en dépit de la gravité de la situation».
De son côté, le secrétaire général de la commune de Beni Tamou, Hadj Amar, a soutenu que les familles recensées dans cette bâtisse ont «déjà refusé leur évacuation vers la ville de Meftah, à l'est de Blida, et qu'elles ont réclamé leur relogement sur le territoire de leur commune».
Une revendication actuellement prise en charge, a-t-il dit, à travers leur inscription au titre du projet des 250 logements, en chantier dans cette localité.
Tributaire du relogement
Pour les responsables du secteur de la culture de la wilaya, l'entame des travaux de restauration de cette bâtisse est tributaire de l'évacuation des familles y résidant, dont le départ permettra, selon eux, la restitution de ce monument historique et son enregistrement dans la liste du patrimoine local de la wilaya.
Selon le chargé du service du patrimoine à la direction de la culture, Bounsair Nacer, le lancement du chantier de restauration de cette structure, dont l'étude dotée d'une enveloppe de 10 millions DA a été parachevée, est tributaire de l'évacuation des familles y résidant par les autorités locales.
Un cahier des charges relatif à des travaux d'urgence prévus sur le site, dès son évacuation, a été élaboré, dernièrement, a t-il annoncé, signalant qu'une fois les travaux de restauration achevés, la bâtisse sera proposée au classement en vue d'en faire un musée dédié à la préservation de l'histoire et du patrimoine de Blida.
Sur cette question, le SG de la commune de Beni Tamou a nié avoir été informé du parachèvement de l'étude initiée par la direction de la culture, ou avoir reçu un quelconque document ou demande d'évacuation urgente de ces familles, pour le lancement des travaux de restauration.
«La situation nous dépasse et nécessite une intervention des autorités de la wilaya, car le projet de logements en question est loin d'être livrable, vu qu'il est attendu à la réception pour septembre prochain», a souligné, à cet effet, M.Hadj Amar. En dépit du manque, voire de l'absence de sources ou bibliographies relatives au palais Aziza de Blida, à cause de l'absence d'études à son sujet, les natifs de la région continuent, à ce jour, à se relayer l'histoire de celle tombée amoureuse des lieux et qui y est décédée, selon la version locale de l'histoire de cette princesse.
Encore plus, beaucoup d'habitants de la région se font un point d'honneur de nommer leurs filles Aziza ou de donner ce nom «béni», selon eux, à leurs commerces. Le dernier cas en date est celui du propriétaire d'un restaurant baptisé «restaurant palais Aziza» en l'honneur de cette princesse, a confié un employé de cet établissement.
Ce dernier n'a pas manqué d'exprimer sa tristesse de voir ce monument abandonné, après avoir constitué une fierté pour leur localité, ayant été préférée par Aziza parmi de nombreuses autres régions du pays.
APS


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