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Qui donc a semé la discorde?
UN MONDE DANGEREUX
Publié dans L'Expression le 13 - 10 - 2016


Ce weekend, le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier avait estimé que la «période actuelle» est plus dangereuse que la Guerre froide. Il est patent que M. Steinmeier savait, cela ne fait pas de doute, de quoi il parlait. Toutefois, c'est un euphémisme dans la bouche d'un dirigeant occidental - dont le pays est un des piliers de l'Otan - parfaitement au fait de petits et grands secrets d'un Occident revanchard, plus décidé que jamais à imposer son diktat au monde. C'est en particulier vrai de la part, singulièrement, des trois grandes puissances nucléaires, détentrices en outre du droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU que sont les Etats-Unis, la France, et le Royaume-Uni, peu ou prou, parrains de tous les désordres qui minent le monde depuis la chute de l'Union soviétique. S'il est vrai qu'avec la disparition du bloc communiste, les antagonismes est-ouest se sont quelque peu atténués, il est vrai aussi, que l'Occident avait mis à profit la rentrée dans les rangs de la Russie (héritière de l'ex-Urss) pour se redéployer militairement dans l'Europe de l'Est ex-communiste. Il suffit de jeter un regard sur la carte de l'Europe pour constater que la Russie de 2016 est encerclée par des bases militaires états-uniennes et atlantiques. M. Steinmeier, évoque également la «faible» confiance entre l'Occident et la Russie. Qui par son action a fait pour qu'il en soit ainsi, avec les tentatives d'imposer à la planète - y compris à la Russie et à la Chine - une «pax occidentalis»? Les Occidentaux ont-ils fait leur introspection et se sont-ils interrogés sur le bien-fondé de leur politique envers la Russie et le pourquoi de ce revirement de situation? Une mutation est ainsi intervenue, depuis une décennie, dans le sillage des «Révolutions colorées» en Europe de l'Est. «Révolutions» incitées, télécommandées et financées, par la CIA, avec comme objectif essentiel de bouleverser la donne stratégique dans cette région cruciale qui avait déjà vécu deux guerres mondiales. D'autre part, ce n'est ni la Russie ni la Chine qui ont installé des bases militaires aux frontières des Etats-Unis, mais bien ces derniers et l'Otan qui disposent de centaines de base en Europe de l'Est et dans l'ex-Asie soviétique. Pour boucler le blocus autour de la Russie manquait à l'appel l'Ukraine. Or, l'installation de bases militaires occidentales dans ce pays ou son adhésion à l'Alliance atlantique, constituai(en)t une ligne rouge pour Moscou. A bon droit, la Russie estimait que le passage de l'Ukraine dans le giron de l'Occident, outre un geste hostile, mettait en danger sa propre sécurité. Nonobstant ni les Etats-Unis ni l'Otan n'ont fait montre de pondération ou du devoir de raison garder, dont la seule motivation restait le rattachement de l'Ukraine à leur groupement militaire, quitte à s'allier au diable pour ce faire. C'est dans ce contexte qu'eut lieu le coup d'Etat à Kiev qui déposa le gouvernement pro-russe, remplacé par un pouvoir pro-occidental. Ce putsch, soutenu et encouragé par l'Otan et les Etats-Unis et, d'une manière générale, par les pays occidentaux, a été dirigé par des groupes d'extrême droite et groupes ouvertement fascistes. Or, les plus hauts dirigeants de l'Ouest [le vice-président américain Joe Biden, le chef de la diplomatie US, John Kerry, le chef de la CIA John Brennan, le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, les chefs de la diplomatie française, britannique, allemande, pour ne citer que les dirigeants les plus importants du monde occidental] sont venus à Kiev apporter leur soutien à un pouvoir pro-fasciste, responsable notamment des tueries de la place de Maïdan à Kiev où des sommités occidentales viennent s'incliner. Or, un eurodéputé polonais Janusz Korwin-Mikke témoigne: «Maïdan, c'est notre opération. Je siégeais au Parlement européen à côté du ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet. Dans un entretien avec la chef de la diplomatie européenne de l'époque Catherine Ashton, ce dernier a reconnu que «c'étaient nos hommes qui en réalité ont tiré sur la place Maïdan, et non ceux du président russe Vladimir Poutine ou de l'ancien chef de l'Etat ukrainien Viktor Ianoukovitch», qui ajoute «40 manifestants et 20 policiers avaient alors été tués pour provoquer les désordres» et précise, «nous le faisons pour gagner la bienveillance de Washington». Cette tuerie de Maïdan a été attribuée par l'Occident à la Russie et au pouvoir pro-russe de Kiev. La Syrie, les conflits qui essaiment dans le monde, ont pour genèse l'Occident. Le 12 juillet dernier, lors de son sommet à Varsovie, l'Otan a quasiment préparé les confrontations militaires à venir. Aussi, si la «période actuelle» est plus «dangereuse» que la Guerre froide, c'est bien du fait des manoeuvres et autres manipulations de l'Occident qui a tout fait pour qu'il en soit ainsi.

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