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Une voix de miel pour les démunis
BEIHDJA REHAL A LA SALLE IBN ZEYDOUN
Publié dans L'Expression le 08 - 12 - 2001

Le rossignol de la musique classique algérienne a chanté, pour apaiser un tant soit peu l'âme des sinistrés...
L'Office de Riad El Feth a concocté pour ce mois de ramadan, un programme artistique plus au mois varié.
Des soirées artistiques sont organisées à cet effet à la salle Ibn Zeydoun. Pour répondre aux goûts musicaux de tout le monde, des chanteurs ou groupes de musiciens, de styles différents, font vibrer quotidiennement la salle. Au menu, du chaâbi, en passant par du malouf, du hawzi... Et c'est par ce genre musical, plus précisément, que le public fut allègrement invité jeudi et vendredi derniers. C'est à deux soirées typiquement algéroises qu'il a été convié, à la magie ensorcelante de la musique de Beihdja Rehal. Celle-ci nous fera goûter en premier lieu à quelques extraits de son dernier album intitulé Nouba ghrib, sorti tout récemment (1re décembre) aux éditions Soli Music et comprenant entre autres un nkelab sidi, un istikhbar, y'zid ichiaki, dardj ya moukabel ainsi que des m'sader, nesraf et khlass ghrib. Avec une kouitra dans les mains, Beihdja enchantera également le public par des titres tels Kom yassir et kaliftou bil badri, toujours extraits de son dernier CD, son cinquième produit, en fait, enregistré ici et à la différence des précédents sortis à Alger avant Paris.
Au menu de la soirée de ce jeudi et à laquelle nous avons pris plaisir à assister, quatre programmes musicaux, en fait. Le premier entre dans le cadre de la promotion de son CD. Le second est basé sur l'aroubi, un dérivé populaire de la musique andalouse. Dans ce registre-là, Beihdja nous subjuguera avec sa voix fluette en interprétant notamment Men kan adib, ya loun al assal et un khlass ya men dara. Avec des textes qui disent le malheur des gens, les souffrances humaines notamment celles du manque d'amour ou l'absence de l'être cher, la cantatrice n'aura aucun mal à émouvoir l'assistance plus au moins nombreuse ce soir. Se voulant languissante, encore plus attendrissante, la voix fine et mélodieuse de la chanteuse est plaintive. C'est une complainte qui se demande dans un pur style hawzi «pourquoi faut-il se lamenter?» (aâyite ma n'demem). Et doublant la cadence, c'est dans une ambiance festive qu'elle achève ce troisième programme lyrique par le morceau Achiatoun avant de clôturer la soirée par un mdih religieux louant la grandeur du seigneur et celle de notre prophète Mohamed.
C'est avec «R'haoui» autrement dit, qu'elle clôturera en apothéose son tour de chant qui aura duré près de deux heures. Un peu court pour certains et notamment pour cette vieille dame qui nous confiera qu'elle n'a pas vu le temps passer... Le public, à chaque fin de morceaux, applaudit chaleureusement comme pour témoigner de sa reconnaissance à la chanteuse qui les a fait baigner dans une atmosphère enchanteresse. Quelques hochements de tête, des petites tapes sur le bord du siège, et le voici comblé d'émotion et qui finit par immerger complètement dans cette musique, emporté qu'il est vers un monde de rêverie. Avec au luth, Hamma Nadji et Boukoura Lies, Nouar Youcef à la mandoline, à l'alto, Rahal Nacer Kebladj Djamel, Si Saber Belkacem au tar et Bouchafa Sofiane à la derbouka, et Hammouche Tarik au kanoun, Beihdja était bien accompagnée, entourée de ses six musiciens, de manière à ce que chaque instrument puisse donner la pleine mesure de sa tonalité et s'inscrire dans une pureté globale, ce à quoi tendait l'artiste.
Beihdja Rehal animera par ailleurs deux autres concerts. L'un aura lieu demain à la salle Ibn Khaldoun (à partir de 20 h 30) et l'autre le 12 décembre, se déroulera à l'hôtel Manar de Sidi Fredj, à l'issue duquel, elle reversera la recette au profit des cancéreux dont s'occupe la fondation Mokrani. Tandis que les bénéfices des trois premières soirées seront remis au profit de sinistrés de Bab El Oued. A la fin du concert de ce jeudi, l'artiste, au coeur d'or, s'est pliée à la traditionnelle séance de vente-dédicace de son dernier CD, dont les profits iront également aux sinistrés. Initialement, cette programmation - ces quatre soirées prévues de longue date - conçue à l'initiative de l'établissement Arts et culture devait servir à la promotion du dernier CD de la chanteuse Nouba Ghrib. Cette dernière compte par ailleurs à son actif trois précédents : La Nouba Zidane sorti en 1995, la Nouba Mezmoun (1997) et La Nouba Rasd (1999).
Une cinquième, La Nouba Ghrib est sortie à Alger simultanément avec le Dil. Beihdja Rehal, qui venait d'effectuer une courte tournée en Hollande (Amsterdam et Antweep) a jugé utile de maintenir les quatre concerts d'Alger en dépit de la tragédie du 11 novembre dernier, qui a secoué la capitale tout entière. Elle a décidé d'en faire un moment de solidarité avec les sinistrés. «Dans ces pénibles circonstances, les sinistrés ont besoin de l'aide et de l'assistance de tout le monde. Et les artistes, plus que les autres, ont le devoir de manifester, de différentes façons leur solidarité à leur endroit, à plus forte raison pendant le Ramadan». C'est pourquoi Beihdja, a choisi de participer au Téléthon pour être parmi les siens. Un geste noble qui est tout à son honneur!


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