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De Messaoud d'Aubervilliers à Michou d'Auber
Publié dans L'Expression le 29 - 07 - 2017

C'est un habitué de la communauté que le film qui revient avec ce sixième film. En effet, Thomas Gilou, cinéaste complet et sincère a su filmer les Algériens de France. Jamais un cinéaste français ne l'a fait. Il a détrôné Malek Chibane, Abdelkrim Bahloul et surtout Rachid Bouchareb qui s'est éloigné ces derniers temps de l'émigration. Réalisateur de comédies communautaires à succès La Vérité si je mens (sur les juifs de Paris), Black mic-mac, sur les Africains de la métropole et surtout Raï sur les Maghrébins de la banlieue), Thomas Gilou, qui a le mérite d'avoir lancé Samy Naceri, nous émeut avec son film Michou d'Auber (inconnu en Algérie) et qui raconte l'enfance hors norme de son ami Messaoud Hattou, scénariste du film (il était plus connu sous le nom Mess Hattou, acteur fétiche de Merzak Allouache). Dans Michou d'Auber il raconte l'histoire vraie et émouvante d'un jeune gamin d'Aubervilliers en 1960, où la guerre d'Algérie battait son plein. Le jeune Messaoud, 9 ans, orphelin de mère, est confié à une famille d'accueil établie dans le Berry, constituée de Gisèle et de Georges, bourru au grand coeur, tandis que son frère aîné poursuit un autre destin. Georges, facteur de son état, ancien combattant de la guerre d'Indochine, un brin raciste, ne sait rien de la confession musulmane ainsi que de l'origine algérienne du garçon que sa femme a rebaptisé Michel ou «Michou» d'Auber puisqu'il est né à Aubervilliers, et dont elle a décoloré les cheveux bruns.. Michou découvre alors la France profonde...Michou d'Auber nous raconte une histoire qu'ont vécue beaucoup d'enfants algériens dans les années 1960. C'est l'histoire universelle de parents et d'enfants qui s'ouvrent à la différence, explique le cinéaste. Il critique ainsi avec malice et intelligence le racisme en affichant ses conséquences sur un petit garçon dont la seule erreur est d'être né de parents algériens. Dans le rôle de «Michou», le tout jeune Samy Seghir (vu depuis dans Neuilly sa mère!, Les Petits Princes) fait des débuts prometteurs aux côtés de deux stars du cinéma français: Nathalie Baye qui interprète avec justesse une mère adoptive dépassée par les événements et Gérard Depardieu, lui, qui prête ses traits et son air bourru à un Berrichon ronchon. Le réalisateur lui donne les traits de raciste du cru, mais le comédien finit par se montrer attachant en devenant au fil du récit le chantre de la tolérance. Ce dernier film de Thomas Gilou est un hymne à la différence et à l'humanité. Le réalisateur, qui est très proche de l'immigration, a également réalisé un film sur les gitans.
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