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La contestation toujours...
BEJAIA
Publié dans L'Expression le 16 - 12 - 2017

La wilaya de Béjaïa continue à vivre au rythme de manifestation d'une colère qui trouve sa raison d'être pour au moins deux raisons: tamazight et le planning des examens.
La journée de jeudi a été marquée par de nombreuses manifestations, oeuvre des lycéens et collégiens mécontents des dates retenues par les responsables des établissements pour l'organisation des examens de fin du premier trimestre de l'année scolaire en cours. El Kseur, Akbou, Melbou, Souk el Tenine, Aokas et Béjaïa, autant de localités qui ont connu des remous. La tension était particulièrement au comble au chef lieu de la wilaya lorsqu'un groupe d'élèves des lycées El Hammadia (ex-Polyvalent) ont investi la rue dans une marche spontanée vers le siège de la direction de l'éducation. Ces élèves frondeurs exigent le report des examens du premier trimestre jusqu'au mois de janvier, soit à la reprise des cours après les vacances d'hiver. Ils s'estiment «malmenés» d'être accueillis à froid après une période d'oisiveté rendue obligatoire par le mouvement de grève initié par le Cnapeste. Devant la direction de l'éducation, «les incompris» se sont énervés, allant jusqu'à «arroser» de pierres l'édifice. La réaction des services de sécurité, stationnés à l'intérieur de la direction, n'a pas tardé à dissuader les élèves récalcitrants à cesser leur geste. Une vingtaine de policiers sortis de l'enceinte ont permis d'éviter le pire, soit le scénario de janvier 2016, le jour où toutes les vitres de l'édifice ont été saccagées et les bureaux incendiés. Ce malentendu, né au lendemain du gel de la grève illimitée du Cnapeste continue à être la source de remous à travers de nombreuses localités de la wilaya de Béjaïa. Les lycéens de Melbou ont entamé jeudi une marche de leur localité vers Souk El Tenine pour rejoindre leurs camarades du lycée local et par la suite ceux de la ville voisine d'Aokas. Un mouvement qui n'a pas été sans conséquences sur la circulation routière sur la RN 09. Pendant près de deux heures, la circulation a été bloquée. Partout ailleurs des manifestations pacifiques ont été enregistrées. Les élèves des établissements scolaires ayant été touchés par le mouvement de grève du Cnapeste ne veulent pas décolérer. Ils ne jurent que par «le report des examens» à une date ultérieure. La veille dans une autre manifestation au chef-lieu de la wilaya, une délégation a été reçue par les responsables de la direction de l'éducation, qui leur ont expliqué de retourner à leurs établissements pour étudier collectivement les voies et les moyens d'organiser les examens dans des conditions satisfaisantes pour toutes les parties. Ce ne fut pas le cas dans certains établissements d'où cette colère grandissante. Les étudiants de l'université Abderrahmane Mira ont pour leur part décidé de reconduire la fermeture des deux campus Aboudaou et Targa Ouzemour pour une durée illimitée. Au niveau de cette institution, la revendication réitérée reste la promotion de la langue amazighe et la généralisation de son enseignement à travers tout le territoire national. A une semaine des vacances scolaires, la tension demeure vive dans beaucoup d'institutions universitaires et de l'Education nationale. Même si les motifs divergent, il reste que la tension est là, virant parfois à la violence vite circonscrite par les services de sécurité qui veillent au grain.

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