Edition du 24/05/2019    Oran : Circoncision de 303 enfants au CHUO    Monchi veut Bensebaini au FC Séville    Le Soudan à l'heure d'une révolution incertaine    Des centaines de travailleurs et travailleuses de Rouiba-Réghaïa demandent à Sidi Saïd de dégager    Les prix des fruits et légumes ont baissé de 30 à 40%    «L'armée doit écouter les propositions des élites»    Gaïd Salah nie toute «ambition politique»    Les députés FLN tentent la manière forte    Le FCE sous l'influence des résidus de l'ère Haddad ?    Le procès de Kamel El Bouchi reporté au 19 juin    Benbitour interdit de débat à M'sila    Mustapha Djallit sera désigné manager général du club    Une saison à blanc pour le WO Boufarik    Matthäus : «Bentaleb est un joueur exceptionnel, sa saison reflète celle de Schalke»    Le duel jusqu'au bout !    Bientôt un nouveau procès    L'ONU et l'UA dénoncent les ingérences en Libye    Algérie: la révolte populaire ne peut plus passer par la vieille « classe politique »    La rue face aux contradictions du système    Les soutiens encombrants de Gaïd Salah    Tadjine el kemmoun    Prélèvement multi-organes et greffe hépatique à Constantine    ACTUCULT    Pari gagné !    Au cœur de la violence intégriste    La nuit du conte pour rallumer l'âtre de grand-mère    Oran : L'examen de la 5e en chiffres    Traitement des déchets ménagers à Bouira : Les communes défaillantes    MO Béjaïa : Les Crabes condamnés ?    Amine Mohamed Djemal. Chanteur, compositeur et leader du groupe Babylone : «Le feuilleton Ouled Halal, une belle expérience familiale et fraternelle»    Election présidentielle : La période de dépôt de candidatures prendra fin demain    Mascara: Saisie de fausse monnaie, un mandat de dépôt    Volleyball - Coupe d'Algérie - Demi-finales: Le GS Pétroliers en favori    Elections européennes dans un fort climat eurosceptique    Les ambiguïtés autour du mot « dialogue »    L'AMOUR ET LA GUERRE    Après le décret Trump, Google coupe les ponts avec Huawei    Trump ira en Irlande en juin    Affrontements à Jakarta après les résultats de l'élection    Ankara se prépare à d'éventuelles sanctions américaines    La nouvelle définition mondiale du kilogramme entre en vigueur    Le MC Oran exposé à la saignée    Le gouvernement pris en étau    Le tombeau de la chrétienne comme vous ne l'avez jamais vu!    British Steel : Le repreneur d'Ascoval, pourrait déposer le bilan    OCDE : L'organisation plus pessimiste sur le commerce mondial et la croissance    Analyse : Les transmutations génétiques des coups d'Etat africains    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le président consulte majorité et opposition
AVANT DE NOMMER LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE AU MALI
Publié dans L'Expression le 21 - 04 - 2019

Lors d'une allocution radiotélévisée, le président Keïta a assuré avoir «entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant» du pays.
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a entamé vendredi avec des représentants de la majorité, avant de rencontrer l'opposition samedi, des consultations pour désigner un nouveau Premier ministre, au lendemain de la démission du chef du gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga, a indiqué son entourage. M. Maïga a présenté sa démission et celle de son gouvernement jeudi soir, moins d'un mois après la tuerie de quelque 160 civils peuls dans le centre du pays et une série de manifestations contre la gestion de l'Etat. «Le président a des idées qu'il affine actuellement au sujet du Premier ministre», a expliqué une source proche du Palais présidentiel.
M. Keïta «a rencontré des représentants de la majorité et demain il rencontrera des représentants de l'opposition», a ajouté dans la soirée cette source, qui dans un premier temps avait refusé de préciser qui étaient les interlocuteurs du chef de l'Etat. M. Maïga, nommé fin 2017, avait été reconduit en septembre 2018 après la réélection du chef de l'Etat. Sa démission est intervenue à la veille de l'examen par l'Assemblée nationale d'une motion de censure du gouvernement déposée par des députés de l'opposition, mais aussi de la majorité. M. Keïta avait reçu dignitaires religieux, dirigeants politiques et représentants de la société civile, pour discuter de la situation du pays et leur remettre l'avant-projet de loi de révision constitutionnelle qui sera soumis à référendum. Quelques jours auparavant, une manifestation avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Bamako pour dénoncer «la mauvaise gestion du pays», notamment les violences intercommunautaires dans le centre. Depuis l'apparition en 2015 du groupe du prédicateur Amadou Koufa, recrutant parmi les Peuls éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant l'agriculture, avec leurs «groupes d'autodéfense». Malgré une série de visites de M. Maïga dans le centre du pays pour prêcher la réconciliation entre communautés et «désarmer les milices», ces violences se sont intensifiées. Elles ont culminé le 23 mars avec le massacre à Ogossagou, près de la frontière du Burkina Faso, de quelque 160 villageois peuls par des chasseurs dogons. Depuis mars 2018, les «agressions intercommunautaires» dans la région de Mopti (centre) ont fait quelque 600 morts, a indiqué le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH). Lors d'une allocution radiotélévisée, le président Keïta a assuré avoir «entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant» du pays. Il a annoncé l'ouverture d'une «concertation nationale» du 23 au 28 avril avec «les forces politiques et sociales» sur le projet de révision constitutionnelle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.