L'ancien chef du protocole de Bouteflika en prison    Un an de prison requis contre Fodil Boumala    Communiqués poussés par des vents contraires et panique chez les PPE    Conseils d'éthique pour l'université    Lait subventionné, la pénurie perdure    Pourquoi un Parlement en Iran ?    Du monde unipolaire à l'avènement d'un nouveau monde multipolaire (2e partie)    Fraude et irrégularités à la présidentielle au Togo    Libye : Haftar avance ses pions dans l'ouest amazigh    Bernie Sanders favori pour affronter Donald Trump    Enfin le derby de la capitale !    Farès rejoue six mois plus tard    Quelques aspects organisationnels bons à connaître    Une victoire à domicile après plus de trois mois de disette    Rentrée professionnelle: la nomenclature de la formation étoffée par 4 nouvelles spécialités    Hasna El Becharia en concert à Alger    ...Sortir ...Sortir ...Sortir ...    «Un solfège thématique»    Participation du film Synapse au Festival de Louxor    L'ANFC interpelle le chef de l'Etat et le ministre de la Justice    Tibane rend hommage à Rachid Talbi    Un représentant du FMI souligne une "vraie volonté de changement" de la situation économique    Congestion routière à Alger: plus de 100 points noirs recensés    Enamarbre de Skikda : Les travailleurs exigent le départ du Directeur    La révision de la Constitution intervient pour satisfaire les revendications du Hirak    Adoption de la stratégie d'adaptation de la communication gouvernementale à la nouvelle situation    Coronavirus : Onze villes en quarantaine en Italie    Boxe/Tournoi pré-olympique (4e j): Abdelli en quarts de finale    MO Béjaïa : Les Crabes toujours menacés    Afrique de l'Ouest : Les organisations terroristes «coordonnent» leurs opérations    Journée nationale du patrimoine : La Casbah célébrée sous le signe du deuil    Criminalité à Boumerdès : Les chiffres inquiétants de la police    Constantine : 12 blessés dans un accident de la route près de l'aéroport    Du lundi au jeudi : Perturbations dans l'alimentation en eau potable    Ras El Aïn: Des terrains désaffectés transformés en décharges de déchets inertes    Tebboune préside un Conseil des ministres    Nationalisation des hydrocarbures: Djerrad à Hassi Messaoud    Ooredoo confirme l'expulsion du PDG de sa filiale algérienne    La réforme de l'administration au pas de charge ?    Handball - O. Maghnia: Les frontaliers qualifiés au play-off    Grève des PNC: Des poursuites disciplinaires contre 200 travailleurs d'Air Algérie    Benfreha: 1.000 bouteilles de boissons alcoolisées saisies    Time is money ?    Le 53 ème vendredi de la contestation populaire à Sétif. Un an déjà    Makri réitère le soutien du MSP    Une loi sur les religions ravive les tensions du passé    Il a atteint 1,9 % en janvier    Le groupe Ooredoo confirme l'expulsion de Nickolai Beckers    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La contestation suspend les discussions avec l'armée
SOUDAN
Publié dans L'Expression le 23 - 04 - 2019

Le chef du Conseil, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait déjà fait monter la pression en «condamnant le blocage de routes et la fouille de personnes sans en avoir l'autorité. Cela ne peut plus continuer» avait-il averti.
C'est le bras de fer entre le mouvement de protestation et l'armée au pouvoir, qui a exigé hier de manière pressante la levée des barrages bloquant l'accès à son QG, point de ralliement de milliers de manifestants. Les protestataires, rassemblés jour et nuit à cet endroit depuis plus de deux semaines, ont de leur côté promis «d'intensifier le mouvement» pour obtenir le transfert du pouvoir à des civils. Le Conseil militaire de transition, qui a pris les commandes du pays après la destitution du président Omar el Béchir, a haussé le ton pour que la situation se normalise devant son QG de Khartoum. «Les routes doivent être rouvertes immédiatement pour faciliter la circulation des trains et des autres moyens de transport dans la capitale et les autres Etats», a déclaré le Conseil militaire dans un communiqué. L'armée insiste en particulier sur la nécessité de laisser circuler les «produits essentiels». Le chef du Conseil, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait déjà fait monter la pression dimanche soir sur les manifestants en «condamnant le blocage de routes et la fouille de personnes sans en avoir l'autorité». «Cela ne peut plus continuer, parce que la sécurité est de la responsabilité de l'Etat», avait-il ajouté. Mais sur place des manifestants demeuraient insensibles à ces injonctions. Les manifestants doivent passer par plusieurs points de contrôle pour accéder aux abords du QG militaire, avec notamment une fouille corporelle et une vérification des sacs. Sur le plan politique, l'amorce de dialogue entre militaires et dirigeants de la contestation a tourné court dimanche soir, ces derniers annonçant la suspension des discussions. Le général Burhane avait affirmé dimanche à la télévision son «engagement à remettre le pouvoir au peuple». Mais ces déclarations ont été jugées trop vagues par les chefs de la contestation, qui ont accusé le Conseil militaire d'être «le prolongement» du régime d'Omar el Béchir, et appelé à «intensifier» les manifestations. «Le Conseil militaire a montré sa face sombre», a déclaré une figure de protestation, Wagdi Saleh. Le parti al-Oumma, première formation de l'opposition, a accusé hier «certains membres du Conseil militaire» de vouloir «recycler le régime renversé». Dans un communiqué il réclame que le pouvoir soit confié à l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui regroupe les principales formations contestataires. L'ALC, qui avait prévu d'annoncer dimanche la formation d'une instance civile censée remplacer le collège d'officiers supérieurs à la tête du pays, a finalement fait savoir qu'elle le ferait «dans quelques jours». La contestation au Soudan, déclenchée le 19 décembre après la décision du gouvernement Béchir de tripler le prix du pain, s'est rapidement transformée en contestation inédite contre le président aujourd'hui déchu et emprisonné, et plus largement du système en place. Le pouvoir militaire a annoncé dimanche que l'équivalent de 113 millions de dollars, en devise américaine, euros et livres soudanaises, avaient été saisis dans la résidence de M. Béchir. Riyadh et Abou Dhabi ont par ailleurs confirmé dimanche leur soutien à Khartoum, en proie à de graves difficultés économiques, avec un dépôt de 500 millions de dollars auprès de la banque centrale soudanaise. Les deux pays ont également débloqué une somme de 2,5 milliards destinée à financer les besoins de la population en produits alimentaires, médicaments et produits pétroliers.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.