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L'affaire déterrée par les enquêteurs
RAFFINERIE AUGUSTA RACHETEE PAR SONATRACH
Publié dans L'Expression le 29 - 04 - 2019

L'acquisition, par l'Algérie, de la raffinerie d'Augusta, en Italie, constitue un dossier brûlant pour les enquêteurs diligentés par la justice, tant les arguments avancés pour convaincre les autorités et l'opinion publique de la transaction, se sont avérés contraires à la réalité. Le seul gagnant dans cet achat est la firme américaine Exxon Mobil, qui s'est ainsi débarrassée d'un «gouffre financier», en décembre 2018. A en croire des personnes proches du dossier, la raffinerie, qui a coûté un milliard de dollars, ne va pas raffiner du pétrole algérien.
Le groupe Sonatrach (SH) avait annoncé que l'acquisition de cette raffinerie permettrait de ne plus importer ces produits. Plus encore, elle devait exporter les produits excédentaires. A travers cette acquisition, le système de raffinage du groupe SH devait être renforcé d'une capacité de raffinage de 10 millions de tonnes par an de traitement en sus, et d'un stockage équivalant à une autonomie supplémentaire de trois jours de consommation en gasoil et de trois jours de consommation en essence. Cependant, selon des sources proches du dossier, un contrat est signé avec le géant saoudien d'hydrocarbures Aramco, pour traiter le pétrole saoudien! Raïs affirme, pour sa part, qu'il n'a rien à voir avec l'achat de la compagnie. Or, des sources crédibles assurent qu'il a effectué plusieurs déplacements à Augusta pour examiner cette raffinerie, construite en 1949, dont nombre d'experts ont jugé l'acquisition «incompréhensible et coûteuse». Selon des sources informées, des officiers de la police judiciaire, sur instruction du parquet général, se sont présentés récemment à la direction générale de Sonatrach pour réclamer des dossiers.
Par ailleurs, plusieurs cadres sont ciblés par cette enquête. Il est également reproché au vice-président du raffinage et de la pétrochimie, toujours selon les mêmes sources, «ses méthodes désuètes et l'irrespect des normes de gestion».
La raffinerie, rachetée au groupe américain Exxon Mobil, devait raffiner du pétrole algérien pour répondre aux besoins grandissants du marché algérien, avait annoncé en grande pompe Ould Kaddour. Il n'en fut rien, puisque Sonatrach achète du pétrole saoudien pour faire fonctionner cette même raffinerie, qualifiée «d'épave» par les experts. Cette transaction, qui a suscité suspicion quant aux réelles motivations, a même été qualifiée de rachat de complaisance au profit d'Exxon. Raïs s'était déjà illustré par une mauvaise gestion à la raffinerie d'Arzew, laissant à son successeur, Bouaziz, un tas de problèmes. Selon de nombreux témoignages, celui-ci a dû combler les lacunes laissées par son prédécesseur. Nommé directeur divisionnaire à la tête des cinq raffineries, Bouaziz réussit toutefois à relancer le projet de réhabilitation de la raffinerie de Sidi R'zine en s'appuyant sur le groupe China Petroleum Engineering and Construction (Cpecc), suite à la résiliation du contrat avec le français Technip. Un procédé devenu courant, dit-on, entre Sonatrach et les compagnies étrangères qui finit au tribunal d'arbitrage, causant des pertes colossales à Sonatrach.


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