On dit souvent «jamais deux sans trois» mais pour le rappel à l'ordre, rendu public, hier, par la présidence de la République, il n'y aura sûrement pas un troisième. Avec des termes plus stricts et précis, la Présidence, citée par l'APS, a rappelé encore une fois «les médias nationaux privés et les différents supports et plateformes de communication, qui n'ont pas observé son communiqué du 28 décembre dernier, portant sur la diffusion des informations officielles émanant de la présidence de la République, que toute information à caractère protocolaire ou liée aux relations internationales, dans le volet relatif à l'activité du président de la République, doit être recueillie exclusivement de la source officielle auprès de la présidence de la République ou reprise des communiqués rendus publics par le canal de l'agence Algérie presse service (APS)». Le communiqué ajoute encore «l'inobservation du communiqué suscité constitue une transgression préméditée des règles de déontologie et une obstination à propager des informations fausses et mensongères, qu'assumeront entièrement ceux qui les diffusent». Dans ce deuxième communiqué, la Présidence use donc de propos plus fermes dans le but de transmettre son souci d'éviter la «propagation des informations fausses et mensongères». Elle va jusqu'à rappeler à ceux qui s'aventureront à transgresser cette orientation qu'ils auront à assumer «entièrement» la diffusion des fake news. En décembre dernier, le 28 plus exactement, c'est la direction de la presse et de la communication de la Présidence qui avait diffusé le premier communiqué concernant l'obligation de se référer à la source officielle pour diffuser toute information liée à l'activité du président de la République. Dans cette première correspondance, il a été souligné que le canal officiel de la Présidence est l'APS et que toute «information rapportée en dehors de ce canal est à classer dans la case de la propagande et la désinformation». Le premier communiqué avait aussi fait état des conséquences du non-respect des lois de la République et des règles de la déontologie. Une situation qui exposera ses auteurs «aux peines prévues par les lois de la République». Après ces deux rappels à l'ordre en moins de deux mois, il semble bien qu'il faut s'attendre à ce que le prochain «contrevenant» se voit taper sur les doigts. A rappeler que le président de la République a nommé un porte-parole de la Présidence en la personne de Belaïd Mohand-Oussaïd. Il a aussi décidé l'accréditation de journalistes pour suivre les activités du chef de l'Etat et la tenue régulière de conférences de presse au niveau de la présidence de la République auxquelles seront conviés les journalistes «sans exclusion».